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Brannec

homme soumis. Vit à Vannes, Bretagne, France. 57 ans.
La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Hier, 21:00:59
  Je ne laisserai plus de mots. Ils tomberaient à côté. Tout a déjà été dit, sans rien dévoiler. Ce que j’ai posé, ce n’était pas du bruit. C’était un fil. Une veine ouverte. Un souffle qui attend, sans demander, sans reculer, sans jouer. Vous ne trouverez plus de lettres. Plus d’appels. Juste ce silence, comme une ombre après les pas. Je suis encore là. Mais je n’avance plus. À Vous maintenant… ou à personne. (Ce texte n’est ni fiction, ni confession. Il est juste là, offert. Pour Celle qui refermera le collier.)
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Par : le Hier, 07:16:30
C’était Pascale. Elle m’avait dit : — Demain, à neuf heures. Tu m’attendras. Je n’ai posé aucune question. Je n’ai rien demandé. Je n’ai pas demandé “comment”. Ni “combien de temps”. J’ai juste obéi. Le lendemain matin, je me suis levée tôt. Je me suis lavée. Vidée. Maquillée. Depuis plusieurs jours, elle m’avait encagée. Elle était partie avec la clé. C’était elle, et seulement elle, qui pouvait me libérer. J’ai enfilé la tenue qu’elle m’avait imposée : une salope de bas d’immeuble. Pas pour sortir. Mais pour attendre. J’ai fermé toutes les portes autour de moi. Celles des pièces. Le couloir de l’entrée était plongé dans le noir, comme on prépare un autel. Et là… je me suis mise à genoux. À quatre pattes. Coudes au sol. Cul bien haut. Le visage tourné vers la porte. Pas pour guetter son ombre. Mais parce qu’elle était ma lumière. Ma raison d’être. Il était 9h. Et la porte n’était pas verrouillée. Elle pouvait entrer à tout moment. Et moi… j’étais là. Pas immobile. Pas figée. Mais offerte. Mon corps bougeait parfois. Parce que mes muscles tiraient. Parce que mes coudes brûlaient. Parce que mes genoux criaient. Mais je suis restée cambrée. Je n’ai pas quitté ma position. Je n’ai pas parlé. Je n’ai pas supplié. Je me suis laissée traverser. J’ai douté. Oui. Je me suis dit qu’elle se moquait peut-être de moi. Qu’elle ne viendrait pas. Et pourtant… c’était bon. C’était bon d’être là, comme ça. À attendre, peut-être pour rien. Pour Elle. Pour le plaisir qu’elle pouvait ressentir en m’imaginant là : encagée, maquillée, cambrée, seule dans le noir. Et puis… à 13h30, la porte d’entrée s’est ouverte. Elle est entrée. La lumière est entrée avec elle. Je ne voyais pas son visage. Mais je l’ai sentie. Elle ne m’a pas dit un mot. Elle s’est avancée. Calmement. Elle n’a pas effleuré mon corps. Elle a juste tendu le dos de sa main. Et j’ai su. J’ai su que j’étais à Elle. Sans signature. Sans cérémonie. Sans promesse. Juste… à genoux. À quatre pattes. Bouche contre sa peau. Et le silence. Une semaine plus tard, elle m’a écrit sur WhatsApp que tout était terminé. Qu’elle choisissait un homme vanille. Qu’elle préférait la stabilité à ce feu. Elle est partie avec la clé de ma cage. Et moi, j’ai été obligée de briser l’enveloppe de secours qu’elle m’avait laissée — celle que je devais lui présenter à chaque rendez-vous, intacte, comme une preuve de ma soumission. Ce jour-là, je l’ai déchirée. Mais la soumission, elle, reste intacte. (Ce texte n’est ni fiction, ni confession. Il est juste là, offert. Pour Celle qui refermera le collier.)
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Par : le 01/04/25
Il y a des Femmes qui ne prennent rien. Et pourtant, elles vous laissent vide. Elles ne touchent pas. Et pourtant, tout en vous est marqué. Je ne sais pas si elle savait. Mais moi, je le savais. Je savais que si elle posait un doigt, un seul, je serais tombée à genoux. Sans lutte. Sans bruit. Elle n’a jamais crié. Elle n’a jamais ordonné. Elle n’a même jamais dit mon nom. Mais j’aurais donné le reste de ma vie pour un simple souffle d’elle sur ma peau. Je ne sais pas si elle savait. Mais je sais que moi, je le savais. Je savais que si elle posait un doigt, un seul, sur mon poignet, je serais tombée à genoux. Pas en jeu. Pas en soumission de surface. En abandon total. Elle était l’absence de tout et la présence de ce que j’ai toujours attendu. Je parlais, je riais, je vivais. Mais en dedans, je n’étais déjà plus à moi. Et le pire… c’est qu’elle l’a vu. Elle a su. Elle a regardé ce que je devenais sous elle, sans même l’effleurer. Elle aurait pu me dresser rien qu’en reculant. Elle aurait pu m’aimer rien qu’en décidant. Mais elle ne l’a pas fait. Elle m’a laissée là. Avec un collier invisible entrouvert. Et moi, je suis restée. À moitié marquée. À moitié oubliée. Entièrement offerte. Je ne voulais pas qu’elle me parle. Je voulais qu’elle me prenne. Qu’elle serre ce collier d’un cran. Qu’elle me dise “Tais-toi.” Et qu’elle m’apprenne enfin à me taire pour de vrai. Aujourd’hui encore, je sens l’espace autour de mon cou. Vide. Prêt. Soumis. Je ne cherche pas une voix douce. Ni une main caressante. Je cherche Son autorité. Son regard qui sait. Ses doigts qui referment. Sans explication. Et si une Femme venait. Pas avec des chaînes. Mais avec le regard d’une Reine, le silence d’une Maîtresse, et les mains sûres de celle qui sait ce qu’elle veut… Alors je ne fuirai plus. Je ne pleurerai pas. Je ne parlerai pas. Je pencherai la tête. Et j’attendrai qu’elle referme ce collier oublié. Celui qui attend, depuis des années, qu’une Femme ose le boucler. Et si elle le fait, si elle le ferme, si elle murmure dans un souffle qui ne tremble pas : — Tu es à Moi maintenant. Et tu vas le savoir. Alors… je n’aurai plus besoin d’exister autrement. Je ne serai plus libre. Je serai aimée. (Ce texte n’est ni fiction, ni confession. Il est juste là, offert. Pour Celle qui refermera le collier.)
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Par : le 01/04/25
Elle aurait pu me garder à genoux pour toujours. Mais elle s’est sauvée. Et moi, je suis resté. Nu. Cambré. Maquillé. Sans rien à espérer. Et pourtant… je vibrais encore. Elle maniait les ciseaux comme d’autres manient les hommes. Elle m’a coupé. Rebaptisé. Elle m’a fait naître, sans me demander. Et moi… Elle s’appelait Pascale. Coiffeuse. Silencieuse. Impeccable. Je l’ai rencontrée dans un moment de vie simple. Un café. Un regard. Une proposition : — Tu veux que je te coupe les cheveux comme moi je veux ? J’ai dit oui. Et ce jour-là, sans le savoir, j’ai dit oui à tout. Elle a commencé par mon prénom. Elle a effacé l’homme. Elle m’a baptisé Vanessa. Pas dans un jeu. Pas pour rire. Parce qu’elle l’avait décidé. Et moi… je n’ai rien refusé. Parce qu’en elle, je sentais la vérité d’un pouvoir qu’elle ne contrôlait même pas encore. Un soir, elle m’a ligoté sur une chaise. Puis sur un lit. Puis à genoux. Nu. Ou travesti. Elle m’a bandé les yeux. Elle m’a bâillonné. Elle m’a donné à des objets. À des ordres. À sa main. Entière. Je me suis ouvert. Pas seulement le corps. L’âme. Elle m’a encagé. Maquillé. Elle m’a coiffé de perruques. Elle m’a insulté. Elle m’a fait sucer des godes. Je ne décidais rien. Je n’imposais rien. Je me laissais faire. Elle me transformait. Et elle vibrait. Elle me le disait, haletante, quand je rampais : — Tu me fais couler, salope. Je n’étais plus un homme. Je n’étais plus une identité. J’étais offert. Obéissant. Féminisé. Éveillé. C’était son désir, pas le mien. Je n’avais rien demandé. J’ai suivi. Parce qu’elle voulait. Et parce que je devenais ce que j’avais toujours été, mais que personne n’avait su révéler. Elle aurait pu poser sa marque à vie. Elle aurait pu dire : — Tu es à moi. Et j’aurais répondu : — Merci. Mais elle n’a rien dit. Un jour, elle a baissé les yeux. Et elle est partie. Vers un homme “normal”. Un vanille rassurant. Elle m’a renié. Mais pire encore : elle s’est reniée elle-même. Elle a laissé Vanessa derrière elle, comme une poupée trop vraie pour ses mains. Elle m’a écrit un jour : “Te dominer va me manquer. Je le sens dans mon ventre.” Mais c’était trop tard. Vanessa ne se rend plus. Elle attend. Pas pour rejouer. Pour appartenir. Aujourd’hui, je sais ce que je suis. Ce que j’étais déjà, bien avant Pascale. Et si une Femme me regarde, me saisit, et m’ordonne : — Tu es à Moi maintenant. Et tu vas le savoir.. Alors je me tairai. Je plierai. Et je vivrai enfin.  ce texte n’est ni fiction, ni confession. Il est juste là, posé pour Elle.)
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