Bonjour Paprika !
@ Goepin: vous semblez confondre aristocratie et méritocratie. Le seconde donne pouvoir, dans un domaine donné, à celui considéré (selon quels critères ?)comme le meilleur en ce domaine.
La première accorde des privilèges à des personnes qui n'ont fait que l'effort de naître dans la "bonne" famille. D'un côté le savoir faire, de l'autre l'ADN.
Je vous remercie de relever ce point, mais je vous rassure : je ne fais pas erreur en l'occurence. Le mot aristocratie a simplement été détourné de son sens véritable…
"o aristos" = "le meilleur"
Méritocratie est un néologisme créé justement afin de combler le vide créé par le détournement du sens du mot "aristocratie". Je n'aime pas ce mot, qui en se restreignant à une racine française, nous coupe de toute la réflexion grecque… sur l'aristocratie justement (la véritable) !
Pour ce qui est des privilèges, on parlera plutôt de noblesse, qui n'a pas forcément de pouvoir d'ailleurs… et qui n'est pas forcément illégitime. Bien entendu, noblesse et aristocratie peuvent se recouper… mais ça n'est pas forcément le cas.
D'ailleurs, en parlant d'ADN, si la noblesse se transmet souvent par la naissance, c'est l'élection qui est la mère de l'aristocratie et le tirage au sort qui est le père de la démocratie.
L'autocratie est effectivement le pouvoir exercé par un seul. En fait c'est très théorique (voir Aristote, Platon ou Cicéron). J'ajouterais à leur réflexion la distinction entre "exercice du pouvoir" (cratos) et "origine du pouvoir" (archè). Mais ne nous étendons pas… je resterais dans les bornes de la réflexion intéressante que vous proposez aimablement, cher Paprika.
Je maintiens donc que pour moi, ces mots désignent des systèmes et sont pas connotés. Je m'attache à la réflexion sans a priori les concernant, comme l'ont fait les grecs… qui souvent avaient un petit faible pour l'aristocratie.
Que toutes nos sociétés occidentales se sont constituées en opposition avec ce genre de pouvoir, et que le DANGER de les voir réapparaître est toujours présent.
Les sociétés occidentales se sont constituées sur les ruines de l'empire romain. Cicéron vantait sa constitution par le fait qu'elle mélait avec équilibre la démocratie, l'aristocratie et l'autocratie. Tout n'est donc pas simple ni exclusif comme on tente de le faire croire aujourd'hui.
Les sociétés émergeant de ces ruines étaient pour la plupart dirigées par un pouvoir en grande partie autocratique en première analyse… même si nous pourrions entrer dans de nombreux détails intéressants. Ils étaient en tout cas souvent "monarchiques", c'est-à-dire que le pouvoir prenait sa source en une seule personne. Ce sont ces sociétés qui ont formé nos états modernes.
Démocratie, aristocratie et autocratie peuvent toute trois cohabiter avec liberté ou avec oppression. Il n'y a de pire tyranie toutefois que celle de la masse : auprès de qui les opprimés trouveront-ils réconfort et asile ?
Qu'enfin, pour moi, la pratique du BDSM est une pratique de la liberté (des deux adultes consentants), incompatible avec la gouvernance dictatoriale ou féodale.
Mais bien sûr Paprika ! Je suis absolument d'accord. Je pensais avoir toujours été clair à ce sujet, mais je n'hésiterai pas à me répéter si nécessaire.
Afin de ne trop nous éloigner du sujet je vous invite à échanger davantage en privé si le cœur vous en dit.
À bientôt j'espère !
Amitiés.
paprika a dit...
@ Goepin: vous semblez confondre aristocratie et méritocratie. Le seconde donne pouvoir, dans un domaine donné, à celui considéré (selon quels critères ?)comme le meilleur en ce domaine.
La première accorde des privilèges à des personnes qui n'ont fait que l'effort de naître dans la "bonne" famille. D'un côté le savoir faire, de l'autre l'ADN.
Je vous remercie de relever ce point, mais je vous rassure : je ne fais pas erreur en l'occurence. Le mot aristocratie a simplement été détourné de son sens véritable…
"o aristos" = "le meilleur"
Méritocratie est un néologisme créé justement afin de combler le vide créé par le détournement du sens du mot "aristocratie". Je n'aime pas ce mot, qui en se restreignant à une racine française, nous coupe de toute la réflexion grecque… sur l'aristocratie justement (la véritable) !

Pour ce qui est des privilèges, on parlera plutôt de noblesse, qui n'a pas forcément de pouvoir d'ailleurs… et qui n'est pas forcément illégitime. Bien entendu, noblesse et aristocratie peuvent se recouper… mais ça n'est pas forcément le cas.
D'ailleurs, en parlant d'ADN, si la noblesse se transmet souvent par la naissance, c'est l'élection qui est la mère de l'aristocratie et le tirage au sort qui est le père de la démocratie.
L'autocratie est effectivement le pouvoir exercé par un seul. En fait c'est très théorique (voir Aristote, Platon ou Cicéron). J'ajouterais à leur réflexion la distinction entre "exercice du pouvoir" (cratos) et "origine du pouvoir" (archè). Mais ne nous étendons pas… je resterais dans les bornes de la réflexion intéressante que vous proposez aimablement, cher Paprika.
Je maintiens donc que pour moi, ces mots désignent des systèmes et sont pas connotés. Je m'attache à la réflexion sans a priori les concernant, comme l'ont fait les grecs… qui souvent avaient un petit faible pour l'aristocratie.

paprika a dit...
Que toutes nos sociétés occidentales se sont constituées en opposition avec ce genre de pouvoir, et que le DANGER de les voir réapparaître est toujours présent.
Les sociétés occidentales se sont constituées sur les ruines de l'empire romain. Cicéron vantait sa constitution par le fait qu'elle mélait avec équilibre la démocratie, l'aristocratie et l'autocratie. Tout n'est donc pas simple ni exclusif comme on tente de le faire croire aujourd'hui.
Les sociétés émergeant de ces ruines étaient pour la plupart dirigées par un pouvoir en grande partie autocratique en première analyse… même si nous pourrions entrer dans de nombreux détails intéressants. Ils étaient en tout cas souvent "monarchiques", c'est-à-dire que le pouvoir prenait sa source en une seule personne. Ce sont ces sociétés qui ont formé nos états modernes.
Démocratie, aristocratie et autocratie peuvent toute trois cohabiter avec liberté ou avec oppression. Il n'y a de pire tyranie toutefois que celle de la masse : auprès de qui les opprimés trouveront-ils réconfort et asile ?
paprika a dit...
Qu'enfin, pour moi, la pratique du BDSM est une pratique de la liberté (des deux adultes consentants), incompatible avec la gouvernance dictatoriale ou féodale.
Mais bien sûr Paprika ! Je suis absolument d'accord. Je pensais avoir toujours été clair à ce sujet, mais je n'hésiterai pas à me répéter si nécessaire.

Afin de ne trop nous éloigner du sujet je vous invite à échanger davantage en privé si le cœur vous en dit.
À bientôt j'espère !

Amitiés.
Soyez la première personne à aimer.