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Sa GoodGirl 佩玲
.Posté dans Pulsion présentationnel
Je vais me lustrer un peu le cervelet en vous souhaitant de trouver quelqu'un avec qui faire quelques pas ou une longue balade. Très jolie présentation, Kawa, avec de jolies failles et fissures qui laissent passer la lumière. May the odds be ever in your favor.
Personnellement je suis pour en savoir le plus le plus tôt possible ça veut pas dire que ça doit que le dialogue doit prendre une tournure formelle et inorganique.  "Êtes-vous D/s, switch, dominant, soumis(e) ?" quand on est pratiquant qu'on cherche de pratiquant c'est en général dans la description c'est l'info a savoir le plus tôt possible. "Quelle place le BDSM doit-il occuper dans votre vie ?" ça va aussi avec quelle type de relation idem à savoir le plus tôt possible. "Quels sont vos kinks ?" au moins savoir les principaux ce serait con de passer 2 semaines à discuter avec une personne qui veut faire que du shibari alors que j'en fait pas. Etc Tout ça peux se faire assez vite si les deux personnes sont motivées. Il faut aussi apprendre à connaitre la partie vanille du partenaire potentiel.  
Il me semble important de trouver un équilibre. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de faire passer un entretien BDSM à quelqu'un dès les premiers échanges avec une liste interminable de questions. Avant de savoir si une personne peut être une bonne soumise ou un bon Dominant pour nous il faut déjà savoir si on apprécie la personne elle-même. Cela dit les premières questions ont quand même leur utilité. Elles permettent déjà de faire un premier tri entre les personnes réellement intéressées par le BDSM et celles qui sont surtout dans le fantasme ou qui racontent ce qu'elles pensent que l'autre veut entendre. Cela permet aussi d'écarter assez rapidement certains profils qui ne correspondent absolument pas à ce que l'on recherche. Quand je commence à échanger avec une nouvelle soumise je ne m'intéresse donc pas uniquement au BDSM. J'aime découvrir sa personnalité sa façon de penser ses valeurs son quotidien ses envies et même sa vie vanille. Tout cela me permet de mieux comprendre la femme qui se trouve derrière la soumise. Ensuite viennent progressivement les questions plus spécifiques au BDSM. Certaines choses doivent effectivement être connues assez rapidement comme la vision de la relation les limites fondamentales ou la place que chacun souhaite donner au BDSM. Mais je ne crois pas qu'un questionnaire puisse à lui seul déterminer une compatibilité. On peut être parfaitement compatibles sur le papier et ne rien ressentir l'un pour l'autre. À l'inverse deux personnes peuvent avoir quelques différences et réussir à construire quelque chose parce qu'elles prennent le temps de se comprendre. La compatibilité ne se vérifie donc pas seulement elle se découvre. Et cela demande forcément un peu de temps.
Si j'ai bien compris pour essayer de resumer le questionnement ça serait un truc du genre, dans quel sens et comment aborder le début du relationnel en BDSM? Pour moi je sais que le plus important c'est avant tout "le feeling", la personnalité de l'autre qui passe en premier. Même si ça parait extremement simplifier comme ça c'est parceque je sais que c'est la chose la plus difficile, et celle auquel j'accorderais le plus d'importance dans la relation. Bien sûr il faut que ça reste quand même cohérent avec les pratiques, les univers dans lesquels je souhaitent évoluer. Comme dit Karl certaines pratiques, certaines relations sont beaucoup trop particulières pour être adapté à tout le monde.  Pt'etre qu'il faut juste trouver ce qui est le plus important pour soit, le plus rare, le plus recherché. Au début de la conversation pour éviter de perdre du temps ou de s'attacher inutilement comme tu dis. Après en soit... Est ce vraiment une perte de temps de s'attacher à une personnalité qui n'est pas compatbilement BDSMent? Personnellement je ne pense pas, même si l'objectif recherché est de trouver un partenaire. C'est toujours de bon moments d'échanger; d'apprendre à se connaitre soit à travers la discussion, de s'amuser. D'agrandir son cercle de connaissance, de s'entourer de personnes de près ou de loin qu'on apprecie.
Merci pour votre réponse, qui illustre justement très bien l'un des deux aspects de ma question. Je comprends tout A fait votre raisonnement. Dans votre cas, les pratiques que vous évoquez occupent manifestement une place importante dans votre relation et dans votre manière de vivre le BDSM. Il paraît donc effectivement difficile d'imaginer construire quelque chose avec une personne qui serait, dès le départ, totalement opposée a cet univers. Et je vous rejoins également sur le fait que certaines pratiques ne relèvent pas simplement d'une envie ponctuelle. Elles peuvent demander des compétences, un apprentissage, du matériel, du temps et surtout l'envie réelle de les explorer. On ne peut donc pas forcément partir du principe que deux personnes apprendront a tout aimer ensemble avec le temps. C'est peut-être la que se situe justement la difficulté du curseur dont je parlais. Certaines choses me semblent devoir être connues assez rapidement, notamment lorsqu'elles constituent une part essentielle de ce que l'on recherche et qu'elles seraient impossibles a envisager pour l'autre. En revanche, je me demande si connaître rapidement ces grandes incompatibilités signifie nécessairement devoir déterminer dès les premiers échanges l'ensemble de la compatibilité BDSM entre deux personnes. Peut-être peut-on savoir assez tôt si l'on évolue dans des univers suffisamment proches pour avoir envie de poursuivre la découverte, sans pour autant transformer immédiatement la rencontre en inventaire complet des pratiques, envies et limites. Votre rencontre semble d'ailleurs être un bel exemple de ce que peut apporter cette première compatibilité : vous avez identifié un univers commun suffisamment rare et important pour vous donner envie de vous intéresser davantage l'un a l'autre. Finalement, peut-être que la question n'est pas tant « faut-il parler rapidement du BDSM ou non ? », mais plutôt : quels sont les éléments suffisamment fondamentaux pour être abordés rapidement, et lesquels peuvent se découvrir progressivement avec la personne ? Merci en tout cas pour votre témoignage, il apporte un contrepoint intéressant a la réflexion.