Messages
oui ; à plusieurs reprises durant 20 ans, soit avec ses amantes dans des relations entre femmes ( il m'arrivait d'être enchaîné au pied du lit) soit avec des amants d'un jour ou des "soumis" de passage. Avec les hommes les relations étaient toujours "one shot".   Dans notre couple, elle avait une totale liberté sexuelle, tout l'inverse de moi qui était son esclave.
Merci pour votre réponse et pour vos précisions. 🙂 Je retiens surtout votre distinction entre tabou, limite et interdit, même si je ne partage pas nécessairement toutes vos définitions. En revanche, une petite précision me fait sourire : vous écrivez que ces interrogations sont des choses que « toutes les novices et même au-dela devraient se poser ». 😄 Rassurez-vous, ma réflexion ne vient pas d'une découverte récente du BDSM. Je pratique et je réfléchis a ces questions depuis suffisamment longtemps pour avoir déjà dépassé certaines limites, constaté qu'elles pouvaient redevenir des limites dans une autre relation, et surtout compris qu'elles ne se définissent pas de la même manière pour tout le monde. C'est justement ce qui m'intéresse dans ce fil : confronter des conceptions différentes, pas chercher une définition destinée aux débutants. Et finalement, votre réponse illustre assez bien l'une des questions de mon post : nous pouvons employer les mêmes mots tout en leur donnant des significations très différentes. 🙂
@ Noéline. Dans l'ensemble, j'aime beaucoup tes interrogations. Je trouve qu'elles soulèvent des points que toutes novices et même au-delà, devraient se poser... Et donc, pour répondre à ta question, je n'ai pas lu les réponses écrites ci-dessus afin de ne pas être influencé par celles-ci. La différence entre tabous , limites et interdits? Un tabous est quelque chose d'inscrit dans l'humanité, transmis de générations en générations. Exemple? L'inceste, les relations interespèces... Une limite? Maurice te dirait qu'il dépasse les bornes des limites... Et beaucoup de soumises/esclaves te diront qu'elles veulent se dépasser et aller au-delà de leurs limites. Un interdit, quant à lui, est une chose qui risque une rupture psychologique de la personne sui se soumet VOLONTAIREMENT, y compris dans l'esclavage. un exemple? La scatologie. (note par rapport à celle-ci: Ce n'est vraiment pas mon truc, Pourtant, il existe un stade de l'enfance durant lequel l'enfant aime mettre sa défection dans sa bouche... En quoi cela serait-il pire à l'âge adulte?) Et, quitte à choquer et de voir les choses froidement une catégorie pouvant faire partie des 3 catégories énoncées: La pédocriminalité. Qui peut être un tabou. Bien, qu'à certaine époque, il était bon temps d'avoir son éphèbe, sociétale avec une religion dont les adeptes suivent leur "prophète" s'étant marié avec une gamine de 9 ans ce qui fait que certains pays accepte le mariage et les relations avec une gamine de 9 ans. Qui peut-etre une limite: Car certains outrepasse alors facilement le tabou . Il suffit de voir la pétition "d'élites" ayant signé une pétition pour la légalisation de celle-ci sur un journal ayant pignon sur rue et dont certains signataires sont encore à l'heure actuelle invités sur des plateaux Télé.. Mais aussi un interdit. Ce qu'il est pour moi, en tant qu'esclavagiste. J'ai beau etre un vieux pervers aimant les jeunes femelles, je refuse absolument que des enfants puissent tomber sur des scènes BDSM de près où de loin. Ils ont alors tout le temps d'être pollués par la perversion des adultes... Ce dernier exemple est le seul que je connaisse qui puisse rassembler les 3 à la fois. Mais qui permet de bien faire la différence entre les 3: tabou, limite ou interdit...
C'est exactement ce qui me fait penser qu'une limite ne peut pas toujours être définie uniquement par rapport a une pratique. Une même pratique peut être acceptable avec une personne et redevenir une limite avec une autre, simplement parce que la confiance, le lien ou la sécurité ressentie ne sont plus les mêmes. Finalement, ce n'est peut-être pas la pratique qui change, mais ce qu'elle représente dans la relation. Et je trouve cette nuance particulièrement intéressante. 🙂
Votre réponse me fait justement réfléchir a cette notion de « marge de progression ». 🙂 Je comprends l'intérêt que vous trouvez dans le fait d'explorer ce qui se trouve derrière une limite, mais je pense que la frontière devient particulièrement intéressante lorsque l'on se demande qui décide que cette limite peut être repoussée. Pour moi, le véritable changement intervient lorsque la personne elle-même commence a avoir envie d'explorer ce qui lui faisait peur ou la rebutait. À partir de la, on n'est plus vraiment dans le fait de faire céder une limite, mais dans l'accompagnement d'une évolution qui vient aussi d'elle. Et c'est peut-être là que se situe toute la différence entre « ouvrir une porte » et « pousser quelqu'un a la franchir ». 🙂