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enfin concernnant la vision "animale" des violences masculines, il me semble que l'homosexualité est assez répandue dans le règne animal, et les scientifiques estiment que les comportements homosexuels apparaissent chez les animaux sociaux et ayant un fort niveau d'agressivité. ces comportemets auraient pour effet de renforcer la cohésion sociale et de résoudre les conflits. ça me semble assez cohérent avec mon observation et mon vécu. et je relance ma question : pour autant, ce type d'homosexualité pulsionnelle, animale, liée à l'agressivité et au statut social (au sens animal du terme comme le rang dans une meute) peut-il être rapproché d'une forme d'attirance envers les individus du même sexe, soit la définition plus "humaine" de l'homosexualité ?
Même si je suis une femme transgenre non opérée au sexe, je suis donc gay (je rappelle que les définitions de homosexuels et hétérosexuels sont basés sur le sexe et non le genre) et je ne regarde jamais le mur général donc excusez si je découvre votre question. D'abord, je ne comprends pas pourquoi vous y avez ressenti une "charge sexuelle" ... voire homosexuelle. J'ai bien vu l'affiche (disponible ici pour ceux qui ne l'auraient pas vu : https://image.over-blog.com/QswEOYMoHAbhmWT8mIpHDr6G2xE=/filters:no_upscale()/image%2F1398162%2F20260407%2Fob_ffcf92_half-man-hbo-max-10.jpg ) , je ne vois pas en quoi elle peut être de l'ordre du sexuel. Pour moi, même sans avoir vu la série ni avoir lu que les 2 protagonistes sont cencés (avec un "c" :) ) être frères, je n'y vois là que 2 hommes dont le but de l'affiche est de montrer que ces 2 personnages veulent en découdre. Si violence, strangulation ou autre, on aurait vu une peau plus froide / bleue sur l'homme du bas ou des yeux sanglants, du sang, etc. Et puis, le main sur la tête et en même temps sous le menton montre clairement que c'est un geste affectif et non violent. Ensuite, ma réponse à votre question "savoir si d'autres hommes ressentent les choses ainsi ?" était OUI mais aujourd'hui et depuis longtemps, c'est clairement NON. Jeune (adolescente), je trouvais qu'un homme avec de la force, qui savait s'affirmer avec ses muscles et qui rabaissait les autres, c'était beau, ça me faisait envie de me le faire. Dans le sens ou le mec était respecté, était le meneur, le leader, difficile d'accès, était cool et s'affirmait. Et donc OUI c'est gay (ou bisexuel) si on (homme) est attiré par cette personne (aussi un homme) - C'est la définition ( https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9H0889 ). J'ai donc commencé à sortir avec l'un d'entre-eux, et là, j'ai salement encaissé. Genre, vraiment. J'étais très naïve jeune. Passer en couple avec lui, ça m'a calmé sévère car j'ai découvert sa face cachée et l'envers du décors que ça implique (relations compliquées, amitiés détruites, etc.). Ma relation a duré 4 mois et je l'ai quitté - il m'a d'ailleurs rejeté comme une vulgaire chaussette. J'ai eu beaucoup de mal à renouer avec mes anciennes connaissances après ça. "comment peut-on se considérer comme attiré par une personne que l'on souhaite dégrader ou violenter et inversement ?" Simple: principalement à cause des films, séries, pornos et autres histoires/romans/contes qui vous font croire que (inconsciemment ou non). Le problème c'est que la réalité est complètement différente.  OUI il y a une différence selon moi: criminels (qui n'ont pas demandé le consentement) => Complètement différent des sadiques ayant trouvés des consenti.e.s (exemple: un violeur sur la voie publique) criminels (qui l'on fait avec une personne consentie) => Sans différent des sadiques ayant trouvés des consenti.e.s (exemple: un proxénète qui a été pris en flagrant délit avec une prostituée qui avait besoin de lui pour la protéger) sadiques (qui n'ont pas demandé le consentement) => Complètement différent des sadiques ayant trouvés des consenti.e.s (exemple: manipulateurs, etc.) sadiques (qui l'on fait avec une personne consentie) => Sans différent des sadiques ayant trouvés des consenti.e.s (exemple: une relation BDSM consentie) Cela répond-il mieux à vos questions ?
"Pour la conclusion, je vois une énorme différence entre des agresseurs et des sadiques. Les premiers respectent les autres, eux-mêmes, et la loi, pas les seconds" vous balayez cette question d'un revers de main, mais êtes vous certain qu'il n'existe aucun agresseur qui serait passé à l'acte à force de voir ses pulsions sadiques insatisfaites en raison des restrictions que posent les obligations de respect de l'autre et de la loi ? je constate que ce genre de questionnement incofortable m'empêche de basculer suffisamment loin dans les pratiques BDSM. alors bien sûr, je ne dis pas que tous les dominateurs et dominatrices sont des agresseurs en puissance (au contraire à mon avis pour la majorité d'entre eux) mais je me place à la hauteur d'une personne animé par des pulsions violentes (que je suis) : ai-je vraiment les épaules, la stabilité mentale, le regard assez aiguisé pour tenir ces pulsions afin qu'elles ne blessent personne, moi le premier ? mon sentiment aujourd'hui est que non, alors je ne laisse pas de place à ces pulsions violentes au-delà du fantasme. 
  la question initiale n'en est pas vraiment une, mais cherche plutôt à échanger avec des hommes qui associent violence masculine et pulsions homosexuelles. il existe évidemment des violences masculines sans aucune dimension sexuelle, même si elles ont très souvent une composante de domination (à mon avis), et ce n'est pas le sujet. mon sujet est : je constate que j'associe violence et pulsion homosexuelle, et que mes pulsions hétérosexuelles n'ont que peu de liens avec l'idée de violence : que faire avec cette particularité, comment se positionner par rapport aux autres (hommes comme femme) ? et plus largement, c'est l'occasion de discuter du lien entre pulsions sexuelles et violence (ici masculine parce que c'est ce que je connais et ce qui prédomine très largement en terme de violence)