Ce que vous venez de dire, elle aurait pu l'écrire, Éris. D'ailleurs, je crois que c'est moi qui l'ai dévergondée... Entre nous, les choses ne sont pas dites, enfin, comment expliquer ? Les choses ne sont pas clairement définies, pas de vous, pas de règles, une relation vanille, mais elle est la seule personne que j'écoute. Je suis apaisé, et même si nos vies sont difficiles, je me sens vivant. Elle a cette façon de me réveiller quand je pars en vrille. La seule chose qui ne changera pas, c'est la noirceur que j'ai au fond de moi. Elle le sait, et de toute façon, arrivé à un moment, on ne peut plus rien cacher. Pas besoin de chercher de coups, puisque je me les mets tout seul : colère, manque d'estime de moi, sans compter les leçons de la vie, faire confiance à des couleuvres, etc. Donc, à vrai dire, je me bats contre moi-même et elle est à côté de moi. (J'ai dû répondre encore à côté de la plaque, rire.)