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Je comprends votre point de vue, et je suis d'accord sur le fait que notre environnement, notre éducation et notre culture façonnent énormément notre manière de penser et de vivre nos relations. En revanche, je ne suis pas certaine que l'on puisse en conclure que tout est uniquement acquis. C'est justement ce qui me fait m'interroger. Pourquoi, au sein d'une même culture, de personnes ayant grandi dans des contextes parfois très proches, certains éprouvent-ils un besoin profond de vivre une relation D/s alors que d'autres n'y sont absolument pas sensibles ? Je n'ai pas la réponse, mais c'est précisément cette question qui me passionne. Peut-être que la socialisation explique une partie de nos attirances, mais j'ai du mal à croire qu'elle suffise, a elle seule, a expliquer toute la diversité des parcours que l'on retrouve ici. C'est aussi pour cela que je préfère rester prudente et ne pas écarter trop vite l'hypothèse d'une combinaison de plusieurs facteurs plutôt que d'une seule explication.
Je crois que vous mettez le doigt sur quelque chose d'important. Quand je parle d'un mode relationnel profondément ancré, je pense souvent a la soumission elle-même. Mais vous avez raison de rappeler qu'elle ne vit pas seule. La confiance, la communication, le sentiment de sécurité, la découverte de soi... tout cela fait partie de la relation et peut renforcer, voire révéler, cette façon d'être. D'ailleurs, cela expliquerait peut-être pourquoi certaines personnes découvrent leur soumission relativement tard. Ce n'est pas forcément parce qu'elle n'existait pas, mais parce qu'elles n'avaient jamais rencontré le contexte ou la personne qui permettait a ce « package » de s'exprimer pleinement. Finalement, plus je lis les différentes réponses, plus j'ai l'impression que la question est bien plus complexe que « c'est inné » ou « c'est un choix ». La relation elle-même semble jouer un rôle beaucoup plus important que je ne l'imaginais au départ.
Je vais revenir vite fait sur l'idée de nature ça suppose que c'est inné est pas acquis hors l'humain est un animal socioculturel et il baigne dans le socioculturel depuis tout petit c'est pour ça qu'on pense à tort que c'est inné donc une nature alors que c'est de  l'acquisition donc pas naturel si nous avions été socialiser autrement nous aurions développer des gouts tout autres.
Je suis d'accord avec vous sur un point : même au sein d'une même famille, l'éducation n'est jamais totalement identique. Selon le sexe, l'ordre de naissance, le contexte ou simplement l'évolution des parents, chacun reçoit un héritage un peu différent. En revanche, c'est justement parce que cet héritage est différent pour chacun que j'ai du mal à penser qu'il puisse tout expliquer. Deux personnes ayant vécu des expériences très proches peuvent malgré tout développer des personnalités ou des aspirations très différentes. C'est pour cela que je reste attachée a une vision multifactorielle. L'éducation compte énormément, mais je ne suis pas convaincue qu'elle soit la seule pièce du puzzle.