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Bonsoir Silla, Pour ce qui est de la comparaison avec la demande d'ami qui passe par le Maître tant qu'elle est aussi validée/choisie/voulue par la femme soumise, je trouve ça " féministe " par nature en fait. C'est pourtant très loin de mon fonctionnement, mais pour moi tant que la femme est considérée dans ses volontés, même si elles peuvent sembler contradictoires d"une notion d'égalité hommes/femmes (je préfère généralement parler d'équité mais bon la définition mentionne "l'égalité" alors je reste sur ce terme ici.) il n'y a rien qui me perturbe. Pour moi être féministe c'est aussi accepter les femmes dans leurs contradictions et les écouter dans leurs désirs.  Je ne doute absolument pas que de manière générale (rapport hommes/femmes ou D/S ou M/e) certaines apprécient les avis des hommes et/ou les hommes qui parlent à leurs place. Mais, penser que parce que certaines apprécient ce n'est pas interrogeant, je ne suis pas convaincue que ce soit pertinent me concernant...  Vous m'avez fait sourire avec les soumises novices cruches (je raccourcis violemment, je sais !) Et je crois qu'hommes ou femmes, peu importe les conseils. (Je suis affreuse je sais.)  Pour ce qui est du 3, je viens d'avoir un collègue de 20 ans qui m'expliquait que physiologiquement les règles n'avaient aucun impact dans la performance sportive, mais qu'elles avaient uniquement un impact psychologique. Je me suis barrée, en pensant que c'était peu recevable de penser que même si ce n'était que psy ça n 'nfluencerai pas le physique. Ce soir, après quelques recherches rapides sur internet oh magie : on n'est pas toutes fichues pareil... ... ... J'imagine que de votre côté, et je le comprends en plus, vous devez vous dire : "ah mais il s'intéresse au sujet, c'est bien. " oui certes, mais l'aplomb de certains me laissent perplexe.  Donc là je suis tellement agacée que je ne vais pas répondre correctement alors que quand je vous avais lu, j'avais trouvé votre remarque intéressante et m'amener à voir autrement. Je reviendrai possiblement re-réfléchir posément à ce point que vous soulevez. Et oui la finesse est essentielle, je vous rejoins, et ça rejoint Sylvie35 qui mentionnait elle aussi la forme. Merci d'élargir le champ des possibles, c'est agréable. 
C'est vrai que je connais peu d'hommes même aujourd'hui qui aiment mettre de l'espèce sur leur compte bancaire. En générale le plombier me réclame de l'especes ou augmente le pris de 67%.  A mon avis il le met pas sur son livret A. "À cette époque, les Français sont encore faiblement bancarisés en 1967 – 15 à 18% seulement des ménages détiennent un compte en banque. La conquête de la clientèle passe par la conquête des femmes. Les femmes représentent un cœur de cible pour la nouvelle clientèle des établissements bancaires."
https://www.vie-publique.fr/discours/292261-emmanuel-macron-25112023-vvolences-faites-aux-femmes https://www.mariefrance.fr/news-people/brigitte-macron-gifle-emmanuel-macron-en-plein-visage-cette-video-hallucinante-embarrasse-lelysee-ils-decompressaient-1168424.html Lui n'avait pas vu le coup venir en 2017.
@sylvie35 (je précise en préambule que je me fais volontairement l'avocat du Diable par plaisir du contradictoire ;-)) On peut admettre l’idée selon laquelle certains courants militants contemporainsdits "extrêmes" (pour ne pas dire extrêmistes) semblent outranciers, dogmatiques ou contre-productifs. Aucun mouvement politique ou social n’échappe à ses excès, à ses caricatures, ni à ses représentants les plus bruyants. Le féminisme n’a évidemment pas reçu de dispense divine à ce sujet. Mais il faut distinguer deux choses : critiquer certaines dérives militantes (à juste titre) et conclure que le féminisme contemporain aurait trahi sa cause originelle, ce qui est beaucoup plus discutable. Le raisonnement qui consiste à  opposer un “féminisme originel”, noble et concret, à un féminisme actuel devenu idéologique repose sur une sorte de postulat un peu nostalgie. Ca reviendrait à applaudir le féminisme une fois qu’il ne dérange plus personne. Pourtant, les avancées aujourd’hui admises (droit de vote, autonomie bancaire, contraception, protection contre le harcèlement)  ont elles aussi été accusées, à leur époque, d’être excessives, idéologiques, destructrices de l’ordre social ou contre-nature. Autrement dit, on applaudit rétrospectivement le féminisme d’avoir déplacé la fenêtre d’Overton hier, tout en lui reprochant de continuer à la déplacer aujourd’hui. Paradoxal. Cela ne veut pas dire que toute revendication féministe contemporaine est automatiquement juste, ni que toute militante est irréprochable. Bien sûr qu’il existe des slogans maladroits, des postures moralisatrices, des excès de langage et des formes de militantisme qui desservent parfois leur propre cause. Mais ce genre de dérives ne suffitpas à invalider les problèmes que le féminisme continue de pointer (violences sexuelles, inégalités économiques, charge mentale, répartition du travail domestique, harcèlement, sous-représentation, sexisme ordinaire, biais médicaux, etc, etc...) La vraie question (me semble t'il) c'est de savoir s'il des excès militants. Et la réponse est évidemment oui, comme dans tous les mouvements. Et au-delà de ça, ces excès annulent-ils la légitimité des enjeux soulevés ? Et là, la réponse est non. L’argument selon lequel l’intersectionnalité diluerait la cause des femmes mériterait un peu de nuance. Si elle devient un jargon fermé, un réflexe d’accusation ou une grille de lecture automatique de tout, elle peut effectivement rendre le débat illisible et stérile. Mais dans son principe, elle ne dilue pas la cause des femmes. Elle rappelle simplement que toutes les femmes ne vivent pas les mêmes formes d’inégalité. Une cadre supérieure, une précaire, une handicapée ou une immigrée ne rencontrent pas exactement les mêmes obstacles. Le nier au nom d’un féminisme “pur” revient à défendre une femme abstraite, théorique. C'est pratique sur le papier mais moins dans la réalité des faits. Même chose pour la “déconstruction”. Le mot est parfois utilisé à toutes les sauces, au point de devenir un épouvantail. Mais questionner certaines normes sociales ne signifie pas vouloir tout détruire. Interroger la répartition des rôles domestiques, les stéréotypes, les biais médicaux ou les violences sexistes, ce n’est pas s’éloigner du féminisme, c’est "juste" poursuivre son travail. La critique des excès est donc recevable, à condition qu’elle ne serve pas de paravent pour s'affranchir du fond. Sinon, on prend la partie la plus bruyante du débat pour sa substance. Ce serait comme disqualifier l’écologie à cause de deux militants qui jettent de la soupe sur une vitre ou la liberté d’expression à cause de ceux qui l’utilisent pour dire n’importe quoi avec aplomb. Ca fait un effet de manche, mais intellectuellement c'est bien pauvre ! On peut tout à fait critiquer les formes militantes excessives du féminisme contemporain. je dirais même qu'on se doit de les combattre tant elles désservent la cause Mais on ne peut pas s’en servir pour prétendre que le féminisme actuel serait, par nature, une dérive idéologique. Le féminisme vivant a toujours été conflictuel, parce qu’il remet en cause des habitudes installées. Le féminisme ancien paraît raisonnable surtout parce qu’il a déjà gagné, qu'il est devenu propre et acceptable. La position la plus "rigoureuse" n’est donc ni l’adhésion aveugle à tous les discours militants, ni le rejet global du féminisme contemporain. Elle consiste à distinguer les excès de méthode des problèmes de fond. Non ?