Que l'on soit (ou qu'on se croit) dominant, dominatrice, soumis ou soumise, ou cycliste pour faire écho à Neilerio, on devrait tous essayer d'être des gentlemen ou des ladies : le respect n'est pas un rôle, c'est la base de toute relation.
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Ah mais je suis totalement au courant du coup de pub médiatique que cette loi suscite et s'en est probablement le but au vu de la politique castastrophique sur un des sujets qui était le fer de lance de notre Président.
Maintenant encore une fois, j'ai mis le lien pour comparer les versions et voir l'évolution. A part de la sémantique et de l'autolustrage politicien pour essayer de remplacer l'idée de viol par non consentement. Il est interdit depuis bien longtemps, de baffouer le non consentement de la personne, de la droguer,etc. Et encore heureux.
Peut être n'es tu pas sensibles aux contenues un peu brut d'information. Mais évite de mépriser quelqu'un qui met des sources sans intermédiaires. Car bon hein... L'analyse d'une loi poussé par le gouvernement pour réagir à des affaires médiatiques, par le gouvernement. C'est plus quelquechose que j'associe à la propagande et au manque de recul. Qu'à un gage de serieux et crédibilité.
« Le consentement, version archivage intégral »
Acte I – Avant la séance
Dominique : Bon, avant de commencer, petit briefing.
Alex : J'ai apporté le classeur.
Dominique : Lequel ?
Alex : Le FRIES, le CRISP, le plan de secours, les mots de sécurité, le plan B, le plan C, et le plan "si le chat ouvre la porte".
Dominique : Excellent. Alors... Freely given ?
Alex : Oui, personne ne m'a forcé.
Dominique : Tu es sûr ? Pas de pression psychologique ? Pas de chantage affectif ? Tu n'es pas venu uniquement parce que j'ai promis une pizza ?
Alex : La pizza aide, mais non.
Dominique : Reversible ?
Alex : Je peux arrêter à tout moment.
Dominique : Même au milieu ?
Alex : Surtout au milieu.
Dominique : Informed ?
Alex : Oui. Je connais les risques.
Dominique : Lesquels ?
Alex : Courbatures, marques, fou rire incontrôlable et possibilité que les voisins pensent qu'on démonte une armoire IKEA.
Dominique : Très bien. Enthusiastic ?
Alex : J'attends ça depuis mardi.
Dominique : Specific ?
Alex : Oui. La corde, oui. Les pinces, oui. Les glaçons, non.
Dominique : Toujours traumatisé ?
Alex : On n'en parle plus.
Dominique : Passons au CRISP.
Alex : Ah oui... le supplément.
Dominique : Considered ?
Alex : Nous avons discuté de nos rôles, des rapports de pouvoir et de ce qui reste uniquement dans le cadre du jeu.
Dominique : Participatory ?
Alex : On construit la séance ensemble.
Dominique : Excellent. Signature électronique ?
Alex : Double authentification ?
Dominique : Empreinte digitale.
Alex : Tu plaisantes ?
Dominique : Non... mais j'ai prévu un QR Code.
Acte II – Pendant la séance
Dominique : Je peux t'attacher les poignets ?
Alex : Oui.
Dominique : Toujours oui ?
Alex : Oui.
Dominique : Confirmation de confirmation ?
Alex : Oui.
Dominique : Très enthousiaste ?
Alex : Oui !
Dominique : Sur une échelle de 1 à 10 ?
Alex : Huit.
Dominique : Pourquoi pas neuf ?
Alex : Parce qu'il fait un peu chaud.
Dominique : Je note : baisse d'enthousiasme liée à la température.
Quelques minutes plus tard...
Dominique : Puis-je déplacer la corde de trois centimètres vers la gauche ?
Alex : Oui.
Dominique : Ce consentement couvre-t-il également un déplacement de quatre centimètres ?
Alex : Non, faisons un avenant.
Encore quelques minutes.
Dominique : Pause consentement trimestrielle !
Alex : Ça fait seulement deux minutes.
Dominique : Je préfère anticiper.
Alex : Tu sais... à ce rythme, la séance va durer six heures.
Dominique : La sécurité n'a pas d'horaires.
Acte III – Cinq ans plus tard, devant le juge
Le juge : Donc vous affirmez que le consentement était libre, éclairé, spécifique et révocable ?
Dominique : Oui, Monsieur le Président.
Alex : Nous avons les preuves.
Le juge : Les preuves ?
Dominique : Trois vidéos, deux enregistrements audio, les SMS préparatoires, le questionnaire de satisfaction, le compte rendu de débriefing et les mises à jour des consentements.
Le juge : Vous avez... un questionnaire de satisfaction ?
Alex : En trente-deux questions.
Le juge : Trente-deux ?
Alex : Nous voulions rester concis.
Le juge : Et ceci ?
Dominique : Les consentements intermédiaires.
Le juge : Il y en a combien ?
Dominique : Soixante-quatorze.
Le juge : Pour une séance de deux heures ?
Alex : Une heure cinquante-neuf.
Le juge : Je vois aussi "Annexe 14 : validation du déplacement de la corde de quatre centimètres".
Dominique : Nous avions hésité avec trois.
Le juge : Et cette clé USB ?
Alex : Les sauvegardes.
Le juge : Les sauvegardes des sauvegardes ?
Dominique : On ne plaisante pas avec les archives.
Le juge : Je dois reconnaître une chose...
Alex : Laquelle ?
Le juge : Vous êtes probablement le seul couple de France dont le dossier de consentement est plus épais que le dossier de mariage.
Dominique : Merci, Monsieur le Président.
Le juge : Ce n'était pas un compliment.
Alex : Nous pouvons le retirer si vous le souhaitez.
Dominique : C'est réversible.
Bonjour Noéline, je pense que c'est en général des gens qui fantasme et ils n'ont pas pris le temps de comprendre la finesse des différentes facettes du BDSM. Comme le disait Neilerio bien souvent leur seule expérience BDSM c'est des pornos, ils confondent le fait de jouer au grand méchant et la réalité qui est que la domination demande un investissement en temps, en imagination, il faut être attentif, comprendre l'autre. On est très loin des mecs qui se proclament maîtres et traite de chienne dès les premières message dans la réalité du milieu.
Donc tu n'as pas lu la loi sinon tu saurais que ce que j'ai dit est vrai et tu n'as pas le contexte sinon tu saurais que ce que j'ai dit est vrai. Je vais faire le procès d'intention au final tu fais parti de ses pratiquants omniscients faudrait surtout pas mettre ses connaissances à jour pour s'améliorer et évolué.
Les mêmes qui disent que le BDSM est une chose sérieuse mais ne prennent pas le BDSM au sérieux.




