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Le manque de protocole : Sans rituels ou règles précises pendant la rencontre, le cerveau "décroche" et revient en mode analytique...  Si la rencontre se transforme trop vite en un acte sexuel classique, la tension psychologique s'effondre.. 
Bonjour à tous, (je déteste les termes soumis et esclaves, qui sont dénigrants, je préfère utiliser d'autres termes plus respectueux) Avec le virtuel, certains(e) se créent un personnage quel que soit leur statut. Je suppose que c'est parce que dans la réalité, ils ont une vie de mollusques !  Chez les chevaliers servants, il y a bien souvent des fantasmeurs qui veulent du kinky pour s'éclater en dehors de leur vie insipide, et ceux qui ont eu une expérience BDSM, qui veulent qu'on s'occupe de leur trou de balle, de leur petite personne tout en gardant leur rôle de dominant vanille : le beurre, la crème et la crémière. Un exemple concret, le week end dernier, j'en ai revu un de 54 ans, pour la 2e fois sur Paris, il était en mode "poule folle", complètement parano, stressé, il avait l'impression que tout le monde allait savoir qu'il aimait se travestir en Sissy et qu'il aimait en prendre plein le fion lol  Cela m'amusait, et il avait vraiment l'air d'une lopette dans son rôle de dominant vanille pour le public. Il m'avait dit : "Maitresse, vous avez la zen attitude, et cette force tranquille qui est en présente en vous, mais qui ne s'impose pas". Je pense que c'est l'attitude normale d'une Lady en toute situation, pour réagir efficacement en cas de besoin. Dans le BDSM, vous avez 2 versions :  1 - La version gothique romantique gynarchique, celle que je prône, le BDSM soft, où je fais en sorte de veiller à la sécurité mentale et physique de mes protégés, avec intelligence, douceur, et fermeté.    2 - La version Dark Vador "je suis ton père", la version hard, qui peut provoquer le syndrome de Stockolm par la violence, la torture, la peur.  En ce qui me concerne, être une chevalier servant ou une Lady, c'est une philosophie de vie, c'est inné, c'est dans notre tempérament. C'est une complémentarité, un partage, dans la bienveillance, où se crée une relation de confiance, de complicité, où chacun trouve sa place naturellement dans un cadre avec des règles et codifié, pour s'épanouir. Nous sommes à l'écoute l'un de l'autre, et je respecte mon chevalier servant. Il n'est pas là pour me défouler des autres mecs cons comme des balais et ou pour parce que ma journée était pourrie. Si vous êtes un chevalier servant ou une servante, définissez clairement vos limites, votre safe word pour pouvoir vous arrêter et réclamez votre aftercare pour décompresser... Vous avez des droits alors que le serf (esclave) n'a pas de limites.    C'est comme dans tout, il faut connaître les bases pour vous proteger, et choisir quel programme pédagogique vous choisissez : Gryffondror ou Serpentard Ne vous lancez pas à l'aveuglette, certaines personnes sont vraiment mal intentionnées.   Voili, voilou, Belle soirée !                        
Merci pour cette définition très complète et nuancée. Je rejoins totalement ce qui a été dit sur l'aspect psychologique — c'est selon moi ce qui distingue la dégradation de toutes les autres pratiques BDSM. Le paradoxe que tu décris, sortir d'une scène d'humiliation en se sentant plus libre, je l'ai vécu et il m'a longtemps déstabilisée avant de le comprendre vraiment. Ce que soulève Hochomoto est essentiel : la dégradation n'est pas systématiquement érotique. Dans ma pratique dominante, il m'arrive d'humilier sans qu'il y ait la moindre dimension sexuelle — c'est un jeu de pouvoir pur, presque cérémoniel. Réduire ça à l'érotisme serait passer à côté de quelque chose de beaucoup plus profond. Sur la question de l'aftercare après une scène de dégradation intense, je ne saurais trop insister : la revalorisation du partenaire n'est pas optionnelle. J'ai vu des scènes très bien menées techniquement se terminer mal faute d'un aftercare à la hauteur. Pour celles et ceux qui cherchent à introduire une dimension de dégradation physique légère dans leurs jeux — postures imposées, soumission au sol — les accessoires de discipline comme les paddles BDSM peuvent être un bon point d'entrée : ils permettent d'ancrer le rapport de domination dans quelque chose de concret et de codifié, sans basculer immédiatement dans des territoires trop intenses. Bonne discussion en tout cas, c'est exactement le genre de fil qui manquait sur ce forum.
  Je ris au début de votre message ! C'est pour ça qu'on ne vous voit jamais sur le général alors :)  Pour le reste, je n'irais pas jusqu'aux délires néo-conservateurs mais je pense voir où vous voulez en venir. Moi, je pense juste que certaines personnes ont plus besoin de temps et de stabilité que d'autres. La prudence, ne pas se disperser, ne pas tester font partie de leurs caractères et je le respecte. (Ou bien elles sont encore dans un certain conformisme.) De là à s'enfermer dans le virtuel : non, je vous rejoins. Je n'ai jamais compris. 
  Je like pour l'ouverture des possibles. La check-list demandée rapidement est pour moi totalement rédhibitoire.  Le fait de prendre trop de temps en virtuel me paraît actuellement et à moi totalement futile, alors que c'était un vrai critère pour moi à la base. Pour ce qui est de la temporalité réelle... grand oui, ça se construit.  Merci pour votre avis :)