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En fait, c'est comme dire à un docteur: "J'ai eu un accident de moto, on a dû m'ouvrir le genoux pour y placer une prothèse en titane et je n'ai pas pu marcher pendant 3 mois. Quand est-ce que je peux reprendre la moto ?" Réponse: quand la jambe s'est réparée ! Non ? Ca, c'est la version qu'on aimerait croire quand on a jamais eu d'accident avec traumatisme important. Le problème, c'est que ça ne concerne que les dommages physiques. Psychologiquement, ils sont irréversibles, à vie. Un cerveau, soumis à un stress extrême, et normalement constitué, enregistre bien mieux les émotions. Il a alors ces 5 cas: si c'était un enfant trop jeune (moins de 5 ans ?), le cerveau ignore tout et c'est généralement oublié à vie. En revanche, impossible de savoir si l'envie de pratiques relatives à cet évènement seraient liées à cet évènement la personne a peu d'empathie, autiste ou psychologiquement différente (généralement dû à un problème hormonal ou autre) et dans ce cas, le cerveau gère parfaitement ce problème et ignore tout. En revanche, les pratiques relatives à cet évènement sont très souvent liées à cet évènement personne "normale" qui a tout enregistré et ce qui s'est passé et ça ressort comme des pensées permanentes, obsessionnelles et ça finit souvent souvent dans l'alcool, drogue, dépression profonde, médicaments ou autre pour qu'elle arrive à se l'oublier elle-même . Inutile de dire que les demandes de pratiquées realtives à l'évènement sont totalement liées personne "normale" qui, à l'inverse, a tout enfouie dans un coin de son cerveau et coupe les ponts avec le reste - dans ce cas, la victime n'y pense (presque) plus voire n'en a plus/trop peu consciense et ignore/dénie ces faits. Dans ce cas et souvent, la victime veut revivre un équivalent de ces émotions pour "banaliser" son évènement ou avoir une excuse à d'autres. la personne a vécu tellement d'épisodes traumatiques importants que le cerveau se câble et se gère autrement. Cela arrive souvent chez les militaires d'élite ou les médecins SAMU/chirurgiens/etc. - Ici, ça devient une "habitude" et plus rien ne fait peur. Les activités sont aussi liées à ces évènements. Et encore, chacun est vraiment différent mais on distingue ces 5 grandes catégories. Il y a des pages Wikipedia relatives à cela: https://fr.wikipedia.org/wiki/Traumatisme_psychique#La_%C2%AB_sid%C3%A9ration_psychique_%C2%BB https://fr.wikipedia.org/wiki/Traumatisme_psychique#Manifestations https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_stress_post-traumatique_apr%C3%A8s_un_viol https://www.inserm.fr/dossier/troubles-stress-post-traumatique/ Donc la réponse à votre question est généralement JAMAIS si on se place du point de la victime. D'un point de vu légal, et que relatif au BDSM, la personne ne peut pas être consentante vu que ces activités sont illégales (même si c'est consenti par les 2 parties) et il n'y a pas de loi qui dit "si elle dit qu'elle est consentante c'est que c'est bon, ça sera légal"). Après, la justice est très "compréhensible" / "souple" à ce sujet si elle constate qu'effectivement tout a été fait dans un cadre BDSM bienveillant et que la victime, après vérification d'un bilan psychique "normal", dit clairement que c'était consenti. Par contre, si l'enquête de personnalité révèle des faiblesses ou des problèmes psy, good luck pour convaincre la justice qu'elle était consentante même si la victime l'affirme (les juges consèreront la victime comme "personnalité fragile" et donc vous serez probablement prévenus d'abus de xxxxx et donc vous serez prompt à des peines encore plus importantes). Enfin, d'un point de vu "général", ça dépend complètement de chacun. Je pense que ça devient une demande claire, lucide et éclairée lorsqu'elle n'en parle plus aux autres ou ne vous en a jamais parlé. Si elle a besoin d'en parler de manière spontanée sans que vous lui posiez la question de but en blanc, c'est que généralement, le traumatisme n'est pas réglé. Si c'est vous qui avez creusé pour obtenir cette réponse, un conseil : ne posez plus la question :) C'est généralement TRES difficiles pour ces personnes car le simple fait de leur poser la question leur fait revivre leur évènement traumatique. Donc essayez plutôt de ne PLUS en parler tant que ce n'est pas spontanée de sa part. Et si elle le fait, à ce moment, écoutez mais ne jugez pas et faites tout pour qu'elle contacte un médecin professionnel dans le domaine de la gestion des traumas psy (psychologies, psychiatre, etc.)
  vous jouez sur les mots Neilerio, et ne répondez pas à la question. évidemment qu'une personne peut dire stop, dans n'importe quelle relation saine, mais la question n'est pas là : osera-t-elle le dire si elle est encore perturbée par une agression sexuelle ? et à partir de quand peut-on considérer qu'elle est libérée de "l'emprise" de cette agression concernant ses capacités à exprimer un refus et à tracer de façon fiable ses propres limites ?
J'avais discuté avec une soumise qui a vécu des violences conjugales elle me disait que de toute façon dans une relation BDSM saine elle avait le pouvoir de dire stop. "j'ai cru comprendre que les agressions sexuelles pouvaient, entre autre expérience, révéler un désir de soumission (et / ou de domination ?)" je vais attirer ton attention sur le fait que les aggressions sont des rapports de domination vanille, que la société poussent les femmes à désirer la violence    
Je pense que vous avez bien réagi. Quand on refuse de traiter un problème à la source, en cherchant des dérivatifs, il finit toujours par remonter à la surface avec encore plus de force. Suite à un trauma ou un mal être, certains cherchent des dérivatifs dans la religion, l'idéologie, les drogues, ou... le bdsm. Mais ça m'étonnerait que ça règle quoi que ce soit, ou alors de manière vraiment exceptionnelle.  Sans compter les risques que vous prendriez en vous engageant dans cette voie avec une personne qui n'a pas fait le ménage dans sa tête et qui pourrait un jour ou l'autre réécrire l'histoire et vous faire porter le chapeau si quelque chose tournait mal. Le mieux est de lui prodiguer les conseils de bon sens, comme vous avez fait, en supposant que le trauma soit réel. Il y a aussi toujours la possibilité que tout son récit soit pure affabulation - vous seul pouvez en évaluer la probabilité.