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Noéline
.Posté dans Dominer ou se croire supérieur ?
Merci pour cette réponse a contre-courant, parce qu'elle apporte justement une nuance intéressante. Je peux comprendre l'idée qu'il existe nécessairement une part d'ego et de volonté de pouvoir chez quelqu'un qui souhaite prendre l'ascendant sur une autre personne. Après tout, prétendre que la domination n'aurait absolument rien a voir avec le pouvoir serait assez paradoxal. La ou votre réponse m'intéresse particulièrement, c'est lorsque vous ajoutez immédiatement la responsabilité qui accompagne ce pouvoir. Parce que c'est peut-être précisément ce que certains oublient : vouloir davantage de pouvoir ne donne pas davantage de droits sur n'importe qui, n'importe quand et n'importe comment. Votre « je n'aime pas qu'on m'obéisse, j'aime me faire obéir » m'interpelle néanmoins. 😉 J'y vois une confrontation des volontés qui peut parfaitement avoir sa place dans une dynamique choisie entre deux personnes. Mais avant que cette dynamique existe, il n'y a justement encore rien a « faire plier ». C'est la que je situe la différence avec les comportements que j'évoquais dans mon post. Un inconnu qui m'aborde par « chienne » ou « salope » n'exerce aucun pouvoir sur moi : il s'en attribue un que je ne lui ai jamais reconnu. Et votre dernière remarque résume finalement assez bien le paradoxe : le Dominant peut disposer d'un pouvoir considérable dans la relation, mais ce pouvoir continue d'exister parce qu'une personne libre choisit de rester et de le lui reconnaître. A mes yeux, c'est peut-être moins l'ego qui pose problème que l'oubli de cette réalité.
Merci pour votre réponse. Votre distinction selon le contexte me paraît effectivement importante, et elle apporte une nuance intéressante a la question. Je comprends tout a fait qu'en séance, dans un cadre et avec des règles préalablement établies, tenir tête puisse constituer une faute puisque cela relève précisément de la dynamique a laquelle les deux ont consenti. En revanche, j'aime beaucoup votre exemple du rituel permettant a votre soumis de demander la parole librement. Il montre qu'autorité et écoute ne sont finalement pas incompatibles : vous conservez votre position de Dominante tout en lui laissant un espace dans lequel son opinion peut être exprimée, entendue et considérée. Et votre dernière phrase me paraît essentielle : deux personnes peuvent discuter, comprendre parfaitement le point de vue de l'autre… et rester malgré tout en désaccord. C'est peut-être justement là que se trouve une partie de la réponse à ma question : accepter le désaccord ne signifie pas nécessairement céder ni renoncer a son autorité. Cela signifie parfois simplement accepter que l'autre reste un individu qui ne pense pas toujours comme soi.
Merci pour votre témoignage, qui montre justement que certaines soumises prennent bel et bien l'initiative… même si elles semblent parfois procéder par étapes : quelques likes soigneusement déposés avant de frapper a la porte. 😂 Votre remarque sur les codes hors relation m'intéresse particulièrement. Je partage assez cette idée qu'un titre comme « Maître » ou même certaines marques de déférence n'ont pas à être automatiquement accordés a quelqu'un simplement parce que son profil indique « Dominant ». La position que cette personne occupe dans une relation et celle qu'elle occupe vis-à-vis de moi sont deux choses différentes. Et finalement, cela rejoint peut-être aussi mon sujet : une soumise qui prend l'initiative de contacter un Dominant ne renverse aucune dynamique puisqu'à ce stade… il n'existe encore aucune dynamique entre eux. Quant a l'Institut Tindalos Pour Jeunes Filles En Perdition, je constate avec inquiétude que le problème du logement touche désormais même les établissements les plus spécialisés. 😂
Je comprends mieux ce que vous vouliez exprimer par « hors milieu ». Vous parlez finalement davantage d'une façon personnelle de vivre la relation que d'une volonté d'appartenir a un groupe ou d'en adopter les codes. Et sur ce point, je peux vous rejoindre : on peut pratiquer le BDSM sans ressentir le besoin de se définir par l'appartenance a un « milieu ». Chacun construit finalement sa relation avec ses propres codes, tant qu'ils sont partagés et consentis par les personnes concernées. Mais cela me ramène justement a ma question initiale : même lorsqu'on se sent totalement « hors milieu », pourquoi l'initiative du premier contact semble-t-elle encore si souvent revenir au Dominant ? 😉 Peut-être que certains codes sont finalement beaucoup plus ancrés dans nos comportements qu'on ne le pense, même lorsqu'on estime ne pas appartenir au milieu qui les véhicule.