Votre témoignage montre justement a quel point les mots « limite » et « tabou » peuvent devenir difficiles a définir de manière universelle.
Ce qui m'interpelle surtout, c'est que certaines choses peuvent évoluer dans une relation grâce a la confiance, sans pour autant devenir des pratiques que l'on accepterait nécessairement dans une autre relation.
Cela rejoint finalement une idée qui revient plusieurs fois dans les réponses : une limite peut être liée autant a la pratique qu'au contexte, a la personne et au lien construit avec elle.
Et je trouve votre remarque sur les petites victoires intéressante : dépasser quelque chose ne signifie pas forcément que la limite n'existait pas, mais parfois simplement que la personne a choisi, a un moment donné et dans un cadre précis, d'aller au-dela. 🙂
Messages
Complètement d'accord, les limites que j'ai dépassé avec mon Maître redeviendraient des limites si jamais il n'était plus là
En tant qu'adepte de dynamiques CNC, c'est dans mon mode de fonctionnement de chercher à toujours repousser les limites. J'aime avoir ce rôle de corrupteur, de planter de petites graines de perversion, de les nourrir. Réussir à susciter une excitation sur ce qui était initialement une source de dégoût, c'est pour moi une victoire dans la bataille d'égos qui constitue ma manière de voir la relation D/s.
Je le fais aussi, de manière plus sensible et mesurée, avec les demoiselles qui me font confiance pour les aider à explorer leurs univers fantasmatiques, surtout les débutantes. Sans rien en attendre en retour, sans être dans le graveleux pour autant, mais j'apprécie de discuter sexualité en toute franchise et peut-être de pouvoir ouvrir certaines portes ou mettre des mots sur certaines envies. C'est un plaisir platonique, même s'il y a sûrement une forme assumée de perversité.
Les limites c'est finalement ce qui m'intéresse le plus. Plus qu'une partenaire prête à tout, je préfère une partenaire avec une marge de progression qui est prête à explorer ce qui lui fait peur.
Ma et notre conception est différente du fait de mes tabous. Je dirais plutôt de mes peurs phobies liées à ma petite enfance en particulier sperme, masturbation, fellation...
Les limites pour nous, c'est finalement mon Maître qui les fixe pas de sang d'aiguilles, et marques noires sur ma peau
Il m'avait, 'repéré' depuis des années mais mon masochiste ne lui plaisait pas...
Peut être que le seul tabou reste sperme/ fellation dit mon Maître
Faites de moi ce que vous voulez phrase que j'ai énoncé à nos débuts. Une forme de CNC en prenant compte ma phobie qui est mieux que tabou
Limites physiques, ma souplesse limitée par mon grand âge pour se qui est de me cambrer pour tendre mes fesses vers mon Maître
Peu importe. Il en perçoit bien mon intention et le soin apporté, fesses bien écartées manifestant au delà de mon immense gêne parce qu'il voit toute mon intimité aie ouille
Ce ne sont pas mes actes qui le ravissent mais cette acceptation profonde, par la force de notre lien et amour réciproque
Mon souci est de décevoir mon Maître en ne lui donnant pas ma bouche librement, pourtant j'aime prendre son glaive entre mes lèvres avec toujours une appréhension. Mon Maître sait se contenir. C'est dingue cette phobie si tenace, je bloque, je pleure. Envie de tout foutre en l'air.. Mon Maître est très à l'écoute. Attentionné. Je sais que jamais il me forcera à avaler ou autre. J'ai aussi peur du comportement que je pourrais avoir si cela était un acte forcé pour lui prouver mon amour et ma dévotion
Il y a pas que le sexe dans une relation Bdsm bien qu'il en fasse partie et l'importance
Des petites victoires pour moi dans certains actes que je ne voulais pas depuis mes débuts dans le bdsm 2007 et puis avec Lui, sa confiance. J'ai dépassé certaines limites, après une lutte intérieure et des pleurs
Ma capitulation lui plaît, preuve s'il en était de mon amour, dévotion, don
Je reviens sur cette phobie sperme goût et texture, rien de si 'terrible/impossible' si ce n'était que mes souvenirs traumatiques de ma petite enfance de mes 6 à 12 ans
Tout cela est ancien, me reste des flash-back
Donc les limites c'est mon Maître qui les pose/impose et mes phobies sont suite à ma petite enfance
Je suis beaucoup moins maso que par le passé, nul regret
Mon Maître est plus sadique, nous avons cheminé l'un vers l'autre inconsciemment
Mes faiblesses et ma force sont ma propre appréciation, pas forcément les siennes
Erreur de se fier au physique qu'on ne choisit pas, qui change beaucoup, qui ne reflète en rien, rien cœur et âme qui eux restent quasi immuables
C'est ce que me dit souvent mon Maître parce que je suis très très très critique sur mon corps
Je crois justement que ce sujet m'a appris qu'il n'existe peut-être pas une réponse unique. 🙂
En revanche, il m'a permis de découvrir a quel point nous pouvions utiliser les mêmes mots tout en y mettant des réalités différentes. Et finalement, c'est peut-être déjà une réponse en soi.
Merci pour cet échange. 🙂




