Je ne suis pas lesbienne, je ne suis pas experte mais j'aimerai que d'autres (surtout les vraies lesbiennes) postent leur avis, mais pour en connaître, votre question ne devrait pas être "pourquoi elles n'arrivent pas à se faire voir ?" mais "pourquoi on ne les voit pas se manifester sur internet". Vous partez du principe que ces personnes devraient se manifester, devraient exister sur ces sites, mais non. Pour en avoir beaucoup discuté avec elles:
elles n'ont AUCUNE envie de s'inscrire sur ces sites, car elles se font "spammer" par les hommes voire se font harceler (elles sont démoralisées, doivent gérer 100 messages par jour ce qui est une énorme perte de temps et l'homme croit toujours qu'il a une chance avec elles, surtout si elle se dit "domina". Vous n'imaginez pas à quel point un homme peut insister et vous sentir coupable de refuser). Gardez en tête qu'elles s'inscriraient sur ces sites (et encore, si elles le voulaient, voire les autres raisons ci-dessous) si et seulement si elles étaient certaines de ne discuter qu'entre lesbiennes. Et croyez-moi, il y a tout un tas d'hommes qui vont même jusqu'à se faire passer pour une femme ou une lesbienne. C'est pour ça que les jeunes lesbiennes essayent de s'inscrire sur des sites orientés gays/lesbiennes comme vous l'avez si bien dit. Mais un site qui restraint son inscription à un genre spécifique avec ou sans vérification, c'est techniquement illégal. Donc ces sites sont rares et à l'étranger. Et quand elles ont suffisamment fait l'expérience amer de tout cela, même sur des sites spécialisés, elles n'y reviennent plus jamais. A part FetL*** pour s'afficher, et encore...
elles n'ont AUCUNE envie de se montrer en public car la société extérieure les acceptent peu. En France, il y a des religions (que ces mêmes lesbiennes parfois défendent pour qu'elles aient le droit d'exister) interdisent l'homosexualité. Par contre, sur les sites pornographiques, alors là, quelque soit la religion ou le genre, il y a consommation de contenu homosexuel à foison (quelle hypocrisie !). Outre la religion, il y a des personnes affiliées à parties politiques problématiques à ce sujet ou qui ont été élevées dans des conditions ou l'homosexualité doit être mal vu voire rabaissée. Ces lesbiennes se sentent alors très vulnérables dans la rue (surtout qu'elles ont peu de chances de se défendre) ou à s'afficher si elles ne sont pas en groupe large (manifestations). En entreprise, entre les zones de travail très masculine (comportements trop macho) et les hauts dirigeants, c'est soit l'humiliation soit le refus de coopérer/monter en grade. Et si en plus ces lesbiennes avouaient qu'elles avaient un côté domina, elles seraient vite bloquées à vie pour monter dans la hiérarchie. Dans les films, on voit que c'est grâce à leur talents qu'elles gravissent les échellons, mais la réalité est tout l'inverse, croyez-moi.
les lesbiennes sont très majoritairement des femmes et donc elles aiment le SOCIAL RÉEL, pas virtuel. Pourquoi s'inscrire sur un site ? En plus, 95% de chance de tomber sur un/une taré.e. Et puis, vous pensez vraiment que ça va aider pour de VRAIES relations réelles ? Alors qu'il y a moins de 1% de succès d'une rencontre réelle avec les membres de ce site ? Ca n'en vaut pas la chandelle.
une domina qui "n'intéragit pas et reste tranquillement installée dans son sofa à lire en attendant de ferrer sa proie" c'est vrai pour la dernière partie, mais faux pour la première. La plupart des lesbiennes et dominas sortent dans la vie réelle, font des rencontres, vont aux munchs, clubs, sont sociales et se font plein d'ami.e.s . Et dans ce cercle de connaissances, c'est LÀ qu'elles flairent leur proie. C'est faire le premier pas qui reste le problème principal. Comment aborder un.e amie et lui demander si il/elle est dans le BDSM ou non ? A moins que votre tenue ou bijoux ne renvoie un signal clair à ce sujet, c'est dur pour elles.
Enfin, entre lesbiennes, de ce que j'ai compris il n'y a pas vraiment de jugement comme vous le pensez. Dans la communauté BDSM, j'ai plutôt constaté une très bonne entente mais avec des pointes de jalousie. En dehors de la communauté BDSM, certes j'ai vu beaucoup de jugements et affronts entre les équipes "anti-BDSM" et "BDSM" (il faut garder en tête que très très peu de femmes, lesbiennes ou non, sont dans le BDSM). Je constate plutôt des problèmes de couple tels que des abus psychologiques, des "violences psychologiques" et une certaine instabilité sur le temps (sur 6 amies lesbiennes que je connais, deux sont en couple entre-elles, ne pratiquent pas le BDSM et élèvent un enfant adopté - tous les autres sont célibataires et/ou ne sont plus en couple). Et surtout, je constate que pour la plupart, elles ont eu une enfance très difficile (violences, viols, abandons, 1 ou 2 parents absents, etc.) qui généralement s'accompagnent avec alcool et drigues. S'ouvrir à quelqu'un sur son côté BDSM est donc particulièrement difficile pour elles. J'ai rencontré bien plus de femmes trans (domina ou non) que de lesbiennes dans le monde BDSM. Donc entre leur faible nombre et le fait que les hommes les traitent salement (et souvent sans s'en rendre compte) sur Internet et dans la vie réelle, je pense que le problème est là.
Messages
C'est que l'humour peut alors s'exercer sous plusieurs formes.
Exercé par le dominant, c'est en pariculier un moyen d'exercer ou de démontrer son pouvoir, son habileté ou carrément son droit à se moquer.
Exercé par le dominé, c'est aussi le moyen de briller, tout simplement, aux yeux du dominant. Cela peut aussi être le moyen de mettre la relation de pouvoir à l'épreuve, mais pas forcément.
Tout dépend des personnes concernées. Comme soumis, pour moi le côté dominant est seul responsable d'inspirer la légitimité de son autorité et de savoir l'imposer et faire respecter. À lui, donc, de se dépétrer de la contestation. La punitiobn est là pour ça, mais il y a peut-être d'autres moyens, comme celui de retourner l'humour du soumis contre lui-même: "Et toi, tu t'es regardé ?"
Je ne dis pas que c'est simple. Mais il existe de visions de la D/s. Dans l'une, c'est la soumission qui est à l'initiative du lien. Et paradoxalement, c'est alors le soumis qui domine alors que tout repose sur l'intensité de sa soumission. Dans l'autre, c'est la domination qui s'impose. Et encore paradoxalement, c'est le dominant qui sert le soumis et ce dernier qui se fait servir la relation, alors que tout repose sur la force du dominant. C'est beau. C'est la seconde qui m'inspire.
Si j’en crois mon dernier sondage ici les experiences avec domina existent.
Trouver une mentore ? Il faudrait sonder si cela se pratique.



