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sylvie35
.Posté dans Discussion avec une IA: informer ou pas ?
C'est bien noté. Maintenant je sais que si le cas se présentait je pourrai vous en informer sans risquer de me faire insulter, donc je n'y manquerai pas 😁 Je n'ai jamais pensé que l'on est idiot parce que l'on ne s'en rend pas compte. D'ailleurs, je suis quasiment certaine que je me suis moi aussi laissée prendre à quelques occasions, donc je serais mal placée pour donner des leçons.  C'est un peu comme l'orthographe: ceux qui pinaillent parce que quelqu'un fait quelques malheureuses fautes feraient bien de commencer par balayer devant leur porte, car souvent c'est assez cocasse...  (je ne parle pas de ceux qui font vingt fautes par phrase - le truc qui pique atrocement les yeux. Il ne faut quand même pas abuser non plus  🤣).
Parce que mon grand âge et l'état de mon ultime neurone fait que je gatouille quelque peu, je reviens sur le sujet. J'ai omis non pas les œufs de caille mais de répondre à une partie de ce questionnement fort à propos cela dit. Je vais quelque peu moins généralisé et m'approprier le sujet. Pour une fois que je dis moi je... Donc d'un point de vue tout à fait personnel et au vu de mon état neurologique, si par le plus pur des hasard, vous remarquiez que j'ai établi un monologue avec une IA, enfin un truc algorithmique, svp, faite m'en part. Bon mon égo va se sentir mal, je vais être un tantinet vexé mais mieux vaut ça que de passer pour un abrutis fini 😅😅😅 Au final, ça fait moins mal. Enfin je crois.  Mais au fait.... vous.... qui, de quoi.....je plaisante 😅😅😅 Un excellent sujet qui mérite réflexion, Merci.
J'en profite pour rebondir sur l'aspect "limites", évoqué de manière intéressante dans un commentaire précédent, car c'est un fait qu'il y a un paradoxe apparent entre la théorie et la pratique si on interprète les mots dans un sens strict et coupé du contexte. Pour moi, il y a toujours des limites, ne serait-ce que celles imposées par la société (car on ne vit pas coupé de tout), par les lois de la physique et de la biologie, et par le simple bon sens.  Par définition, pour donner un pouvoir "total", il faut être vivant, sain d'esprit et en sécurité. Certaines limites fondamentales (ne pas mettre la vie de la personne soumise en danger, préserver sa santé physique et mentale, ne pas nuire gravement à ses intérêts fondamentaux, ...) ne sont donc pas des restrictions au pouvoir du dominant, mais des conditions d'existence de la relation elle-même. Si un dominant détruit la vie ou la santé de sa soumise, la relation n'existe plus. Les limites psychologiques ou de sécurité ne sont donc même pas forcément des "interdits" imposés par la soumise au dominant, mais des frontières logiques dictées par le réel.  Pour poursuivre dans les paradoxes apparents liés au sens des mots, dire que lorsqu'il y a TPE le dominant décide de tout pourrait-être compris au sens qu'il doit micro-gérer chaque respiration - ce qui est évidemment absurde. En pratique, le dominant n'a pas d'autre choix que de déléguer un minimum d'autonomie opérationnelle à la soumise - sauf à s'épuiser et faire un burn-out.  Le dominant possède l'autorité suprême sur tous les aspects, mais parce qu'il ne peut pas s'affranchir des lois du monde réel, en pratique il va fixer des règles générales (un cadre), se concentrer sur les décisions importantes, et laisser la personne soumise gérer les détails mineurs du quotidien. Si le dominant n'intervient pas sur chaque décision mineure, ce n'est pas par manque de pouvoir, c'est une décision globale, de pur bon sens, qu'il prend.  L'usage du droit de veto est également un bon moyen pour le dominant d'éviter de se surcharger mentalement: au lieu de vouloir tout décider il peut demander à la soumise de faire une proposition, qu'il valide ou pas. Par exemple, mon Maître ne m'indique pas chaque matin la tenue que je dois mettre pour me rendre au travail, ou la tenue que je dois porter quand je l'accompagne, mais je dois toujours lui faire valider - schématiquement, je lui fais une proposition et il valide (ou pas). Si ça ne lui convient pas, il peut me donner quelques indications générales pour que je comprenne dans quel sens modifier, je vais me changer et je reviens me présenter dans une nouvelle tenue. Si ça ne convient toujours pas, je prends une baffe, donc ça aide à apprendre très vite à bien "intuiter" ce qui a de bonnes chances d'être validé du premier coup, ou à défaut du deuxième. Ce n'est jamais arrivé que j'aie besoin de faire dix propositions successives 🙂
Pour ma part, je vois les choses comme sylvie35. On peut parfaitement avoir un TPE, voir encore plus avec le TLC sans pour autant etre dans une relation Maitre/esclave, cette dernièrei impliquant, bien que les notions soient floues et se chevauchent, des protocoles, des règles de vie et autres. Un TPE, un TLC quant à eux peuvent se passer de ce genre "d'artifices" quand elle sont l'essence de la relation Maitre/esclave. Quant aux notions, elles sont parfois plus que floues. Pour en donner un exemple afin d'appuyer mes dires, je vais prendre un autre exemple avec les kajirae. Une Kajira est par essence une esclave, avec des protocoles, des règles de vie... Cependant, beaucoup de goréens ne se reconnaissent pas comme faisant parti du BDSM, ou du moins, l'acceptent par défaut. Cependant, une esclave, en se donnant comme telle (et j'entends bien là l'esclavage volontaire BDSM et non celui subit, comme il est encore le cas, ici meme en Occeident, en Europe, en France) a l'occasion en amont de fixé le cadre de celui-ci, des limites qu'elle n'a plus avec le TPE. Il n'y a donc pas forcément de TPE ou de TLC, celui-ci pouvant subvenir volontairement de la part de l'esclave une fois que la confiance entre elle et son propriétaire est totale... En résumé, je dirai que la relation Maitre/esclave est choisie... celle du TPE, du TLC, une évidence une fois l'étape de la confiance totale s'installant entre l'esclave et son propriétaire...
Je dirais que ce sont des notions qui se chevauchent fortement mais qui ne désignent pas exactement la même chose.  Le TPE relève de la structure psychologique et "contractuelle" de la relation, tandis que la notion de Maître/esclave définit la place de chacun dans la relation et contient implicitement une notion de propriété. Tel que je le comprends, le TPE est un accord (un contrat, si on préfère ce mot) par lequel une personne abandonne la totalité de son pouvoir décisionnel à une autre. Comme son nom l'indique, le transfert de pouvoir est total et continu (24h/24, 7j/7). Il concerne tous les aspects de la vie quotidienne (tenue vestimentaire, alimentation, finances, emploi du temps, activités professionnelles, relations sociales, ...). Par principe, le TPE ne tolère aucun compromis sur les décisions (le dominant choisit tout, sauf délégation explicite et toujours révocable de sa part). Compte-tenu de son impact, le TPE est basé sur un consentement initial éclairé, absolu et explicite (bref, pas un consentement au sens de la médecine des années 2020 😉). La notion de Maître/esclave s'ancre davantage dans des archétypes, des rituels et des protocoles. L'accent est mis sur la soumission profonde et la possession honorifique ou symbolique. Les partenaires adoptent pleinement les identités de "Maître" et d'"esclave". Cela implique un langage spécifique, des postures, des règles de déférence et des rituels (par exemple cela peut être: se mettre à genoux, porter un collier, voire être marquée au fer, en signe de propriété, demander la permission de parler, servir son Maître au quotidien, ...). En conséquence, en principe on pourrait très bien avoir un TPE sans le moindre rituel, sans collier, sans postures, sans rôle défini, même si c'est sans doute rare car les deux aspects sont souvent corrélés. Inversement, on pourrait imaginer des rôles de Maître et d'esclave, avec un certain nombre de règles et de rituels, une marque claire de propriété, sans qu'il y ait nécessairement TPE au sens strict.  Enfin, c'est ma compréhension, sachant qu'en pratique les deux vont souvent ensemble et donc la question de la différenciation des concepts ne se pose que rarement.