La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le 19/03/25
Très objectivement, Nicolas ne comprenait pas la situation. Quand il était rentré ce soir, il avait trouvé la table à manger au milieu du salon, et contre elle, un peu à la manière d’une estrade, la petite table du salon. Aurélie, l’œil un peu égrillard, lui avait demandé de se déshabiller. Nu, il s’était allongé sur la table, les genoux sur la table basse. Aurélie lui avait ligoté les cuisses contre les pieds de la table, les mains en extension, les chevilles à la petite table. Elle avait aussi pris la peine de sangler ses reins, rendant tout mouvement quasiment impossible. Depuis, il ne se passait plus rien : Aurélie vaquait à ses activités, préparait l’apéritif sans se soucier de lui ; c’était étrange et inquiétant. Vers 19h15, la sonnette retentit. Au lieu de s’étonner, Aurélie se déplaça prestement vers la porte d’entrée. Nicolas sentit des sueurs froides l’envahir. Aurélie revint, accompagnée de deux femmes. Habillées élégamment, un peu strictement toutefois, elles devaient avoir une quarantaine d’années. Maude était une grande femme brune, dotée d’un visage aux traits fermes et bien dessinés. Chloé était un peu plus petite, rouquine et d’un visage coquin. Maude jeta un œil rapide sur Nicolas et déclara que cela était parfait. Chloé déposa un sac de sport dans un coin de la pièce. Aurélie revint avec un plateau, servit un verre à chacune, et les trois femmes se mirent à discuter comme les meilleures amies du monde. « Donc, expliqua Aurélie, comme je vous l’expliquais cet après-midi, mon mari a besoin d’une bonne tannée pour qu’il retrouve le droit chemin. Or, je me rends bien compte que je suis trop frêle pour cela. De plus, je n’ose pas trop, car j’ai toujours peur de lui faire mal. C’est pourquoi j’ai fait appel à vous. Avec quoi le battez-vous d’habitude ? questionna Chloé  Avec la brosse à cheveux, à la main, à la ceinture. Rien de bien méchant, commenta Maude. Connaît-il les verges ? Pas à ma connaissance, répliqua Aurélie. Moi même je ne sais pas bien ce que c’est ! Eh bien, il va apprendre à connaître. Et ne vous inquiétez pas, il n’oubliera pas tout de suite ! Sur ce bon mot, Maude et Chloé rirent de bon cœur. Devant l’incompréhension d'Aurélie, elles lui expliquèrent que les verges étaient en fait composées d’une douzaine de baguettes de noisetier d’un mètre de long attachées entre elles. Une fois l’écorce retirée, elles étaient conservées dans de l’eau de mer pour garder leur souplesse. Chloé ajouta que si l’eau salée ne servait à l’origine qu’à la conservation, elle rendait la défouraillée encore plus douloureuse par le picotement qui ne manquait pas d’advenir sur la peau du puni. Pendant que Maude racontait à Aurélie comment un grand gaillard d’un mètre quatre-vingt pleurait comme une madeleine pendant sa punition et promettait à sa femme d’être fidèle et aimant, Chloé était allé chercher dans le sac de sport les badines et montrait à Aurélie la manière de s’en servir. « Bien, dit Maude, et si nous nous occupions du corps du délit ? » Elle prit le premier bouquet que lui tendait Chloé et s’approcha de Nicolas. La conversation entre les trois femmes l’avait parfaitement éclairé sur ce qui allait advenir, et il n’en menait pas large. Rarement il ne s’était senti aussi impuissant. Moqueuse, Maude demanda « Sais-tu ce qui t’attend ? ». Nicolas fit non de la tête. « Nous allons montrer à ta petite femme ce qu’appliquer la badine veut dire. Nous allons, de la manière la plus traditionnelle, nous occuper de toi. Nous allons te donner une punition sévère et méritée. Certes, nous ne connaissons pas les raisons de cette punition, cela reste entre ta femme et toi. Pour autant, comme nous les supposons très graves, nous appliquerons en conséquence. N’oublie pas d’y réfléchir et d’expier tes fautes ! » Puis Maude fit siffler les badines dans l’air et commença l’application. Elle débuta par la plante des pieds, punition traditionnelle mais ô combien douloureuse. Puis, méthodiquement, elle entreprit de châtier les mollets, alternant les cinglades à droite et à gauche, en haut et en bas. Elle ne s’arrêta que lorsque les premières zébrures furent bien visibles. Les cuisses furent naturellement la cible suivante. Maude prit le temps et l’énergie nécessaire pour obtenir une belle couleur uniforme sur l’arrière, l’intérieur et l’extérieur. Si le résultat était plaisant à l’œil, l’épreuve fut rude pour Nicolas. Les premières verges, fort abîmées, furent remplacées par un bouquet neuf. Les fesses eurent droit elles aussi à leur comptant, mais de manière étonnante, Maude se contenta de les chauffer, certes rudement, mais beaucoup moins que Nicolas ne l’avait craint. La correction continua par le dos. Des reins au cou en passant par les flancs, les épaules et les avant-bras, les verges ne laissèrent pas un cm² sans impact. Même les joues eurent droit à quelques cinglades. Le corps de Nicolas était désormais rouge vif de la tête aux pieds. Maude l’avait battu pendant une demi-heure, sans pause, et sans faiblesse. S’il était marqué physiquement, Aurélie le sentait aussi marqué moralement. Clairement, la punition était rude à supporter et, bien qu’endurant, il était quand même sous le coup de l’épreuve. Maude conclut son œuvre par l’entrecuisse. Verge, testicules, périnée et anus subirent une dérouillée qui, si elle fut moins violente que sur les autres parties du corps, n’en reste pas moins marquante dans la vie d’un homme. Satisfaite du résultat, Maude alla s’asseoir, tandis que Chloé prenait le relais. Elle s’arma de verges fraîches et se positionna derrière Nicolas. « Moi, j’aime fouetter tout le corps, expliqua Maude. Mais c’est toujours Chloé qui termine. Chloé se contente de fesser. Elle aime punir les hommes qui lui sont livrés de cette manière. Mais c’est une fesseuse redoutable, tous ceux qui sont passés entre ses mains en conviennent. Pour qu’elle arrête, il faut que les yeux de sa victime soit aussi rouges que leurs fesses, comme elle se plaît à le dire. Elle fesse au delà des larmes … » Et en effet … Le swing de Chloé était impressionnant. Les badines opéraient une longue courbe dans l’air pour s’abattre brutalement sur le fessier offert. Aux sifflements succédait le bruit mat du bouquet s’écrasant sur la peau meurtrie. La fessée était intense et rapide. A chaque impact des brindilles se cassaient, et Chloé changeait de verges tous les vingt coups. Elle profitait de ce changement pour analyser ce qui avait été fait et ce qui restait à faire. Pour autant, elle ne s’embarrassait pas d’esthétique, comme le faisait Maude. Le cul de Nicolas, déjà bien rouge au départ, était vite passé au violet. Puis il avait viré par endroit au bleu, au noir, au rouge vif. De lisse, il s’était rapidement boursouflé sous la morsure des badines. Chloé frappait comme si sa vie en dépendait. Aurélie observait, les yeux exorbités, les fesses de son mari prendre un aspect qu’elle ne leur avait jamais vues. Maude admirait à voix haute la dextérité de son amie. « Comme tu le fesses à merveille ! Comme tu le portes au supplice ! Ah, Aurélie, comme c’est beau de voir un mâle arrogant dans cette posture ! Après cela, il vous mangera dans la main. Il saura où est sa place ! venez, installons-nous face à lui » Le visage de Nicolas était défait. Il était livide, et des grosses gouttes de sueur le perlaient. Ses yeux étaient humides, et le souffle semblait coupé. Maude décréta qu’il était temps de faire pleurer le vilain petit garçon. Chloé retourna vers le sac de sport et attrapa une badine de jonc. A la vue de ce nouvel instrument, Maude tira un petit bout de langue coquin en trouvant l’idée magnifique. Chloé reprit son swing et compta douze coups intenses. « Pleure-t-il ? » demanda-t-elle Non … je dirai même qu’il a souri ! Il a souri ? ? ? Tu vas voir … » La baguette reprit son infernal battement. S’en fut trop pour Nicolas, qui s’effondra en larmes ininterrompues. Malgré tout, la série de douze fut donnée complètement. « Là, j’imagine qu’il ne sourit plus ? », suggéra Chloé. En effet, il pleure à chaudes larmes ! Parfait ! vingt-quatre suffiront », décida Chloé. Les vingt-quatre derniers impacts furent donc reçus dans la douleur et les larmes. Pour la tannée de sa vie, Nicolas était pratiquement au bord de la crise de nerfs. Il ne devait pas rester un gramme de peau sur ces pauvres fesses. Dans combien de temps pourrait-il simplement se rasseoir ? Combien de temps mettraient les marques à disparaître ? Disparaîtraient-elles seulement un jour ? Pendant que Chloé rangeait le matériel, Maude expliquait à Aurélie que pendant la phase de reprise en main, elle préconisait quatre tannées à une semaine d’intervalle pour obtenir un résultat durable. Avec horreur, Nicolas vit les deux femmes sortir leurs agendas et prendre rendez-vous. Après leur départ, Aurélie resta quelques temps à observer, troublée, les fesses de Nicolas. Chloé les avait mises dans un piteux état, mais Aurélie les trouvait toujours magnifiques, peut‑être même encore un peu plus excitantes ! Elle ne pouvait plus les toucher sans arracher des grognements de douleur, et c’était aussi vrai, bien qu’un peu moins, de tout le reste du corps, Maude n’y étant malgré tout pas allé de main morte. Dans cette position, fesses offertes, entièrement marqué, ultra sensible, il était un appel à la pénétration. Elle sentit qu’elle ne pourrait pas résister longuement à cette idée qui l’envahissait. Et d’ailleurs, pourquoi y résister ? Elle s’équipa de son gode-ceinture favori puis, écartant sans égard les fesses meurtries, passa en force la barrière de l’anus et en quelques coups de rein énergiques plongea au plus profond du rectum de son homme pour libérer l’orgasme qu’elle sentait monter en elle depuis si longtemps.    
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Par : le 12/02/25
Je vais vous raconter l’histoire d’une fessée qui fut, et à coup sûr, restera la pire des fessées reçues de mon existence. Un mercredi de décembre dernier, une soirée qui avait tout pour être banale a complètement dérapé entre ma femme et moi : pour des motifs futiles, le ton s’est mis à monter et de fil en aiguille, mon Mister Hyde a pris le dessus, tant et si bien que ma femme a dû supporter insultes et discours méprisants. Le lendemain matin, l’ambiance était à -40° et aucun mot, aucun sourire n’avait été échangé. Et j’ai oublié de m’excuser. Durant la matinée, je reçus un texto qui disait : « Sois à la maison à 18 h PÉTANTES. Tu files directement au grenier, tu te mets au coin et tu m’attends. » Pour être franc, je ne fus pas vraiment surpris par ce message. Je m’attendais à des représailles. Afin de ne pas aggraver mon cas, j’étais à la maison à 18 heures pile. Ma femme semblait être absente, en tout cas je ne la vis pas. Je grimpai donc les deux étages pour me rendre au grenier. En vingt ans de vie commune, je ne pense pas qu’il y ait un seul mur de cette maison qui n’ait vu mes fesses rougir pour des motifs graves ou futiles. Mais le grenier était le lieu de prédilection pour les punitions d’importance. Elle avait déjà planté le décor. Le banc de soumission était au centre de la pièce. Il s’agit d’une croix de Saint André horizontale, munie de sangles au niveau des reins, du torse, des genoux, des poignées et des chevilles. Un petit édredon gonflable permet de surélever le fessier. Ce banc n’est pas inconfortable. Son rôle est de présenter les zones du corps à châtier, et de ne laisser au coupable aucune possibilité de mouvement lui permettant de s’échapper. Sur le banc, les instruments. Il y avait la brosse de bain, le chat à neuf queues, la badine de bouleau et la cravache de dressage. Les instruments les plus redoutables de notre collection, qui étaient généralement utilisés en phase finale de la correction et jamais ensemble. Tout cela ne présageait rien de bon. La brosse de bain est un instrument étrange. L’impact n’en est pas, sur le coup, particulièrement douloureux. Mais deux secondes après, la fesse se met à piquer et brûler, alors qu’une sorte d’onde glaciale vous envahit de la tête au pied et vous coupe le souffle. Le chat à neuf queues est un martinet composé de vingt-sept lanières de cuir carré, tressées par trois et terminées par un nœud. Ces neuf queues cinglent, leurs extrémités piquent. La badine, instrument de prédilection de l’éducation anglaise, est connu de tous. Fine, elle strie la peau qu’elle découpe. Plus le diamètre augmente et plus les traits qu’elle dessine sont épais, mais surtout plus elle marque le derme en profondeur. La cravache de dressage, c’est l’horreur. C’est comme si on vous taillait avec un scalpel, qu’on vous découpait à vif. Sur le tableau, était écrit : jeudi 18 h. Correction judiciaire. Et en rouge, interdiction absolue de prononcer un mot dans le grenier. Au sein de notre couple, nous avions souvent évoqué cette correction judiciaire. Elle avait même à quelques reprises servi de menace. Mais pour autant, jamais elle n’avait été donnée. C’était donc une grande première. La différence essentielle entre une session domestique et une session judiciaire est l’état d’esprit de la fesseuse et du fessé. En punition domestique, vous êtes fessé par votre épouse. Cela ne signifie pas que vous allez passer un bout quart d’heure, mais il existe entre les deux partenaires une relation réciproque faite d’amour et de respect. Il est possible de s’exprimer, de s’excuser, de promettre, de supplier. Bien sûr, tous vos beaux discours ont peu de chance d’être entendu, motivés essentiellement par le feu continu de la brosse à cheveux ou à habits, mais avec un peu de chance, ils peuvent être perçus comme sincères et atténuer ou mettre fin à votre correction. En punition judiciaire, ce n’est pas votre compagne qui sévit, mais votre bourrelle. Ce qui est attendu d’une bourrelle, c’est d’être une femme stricte, sévère, et surtout déterminée à appliquer le jugement à la lettre et de le mener à son terme. Elle sera totalement sourde à vos supplications, indifférente à vos hurlements et vos gémissements, sans compassion pour vos pleurs, vos reniflements et autres cris de désespoir. Nu comme un ver, je m’installais au coin, à genoux, mains sur la tête et nez contre le mur. Le cerveau était en feu à l’idée de ce qui allait se passer. Vingt ans de vie commune m’avaient appris que lorsque ma épouse avait réfléchi toute la journée à un scenario et quelle avait sorti l’artillerie, ce n’était pas seulement pour créer l’ambiance ou faire une jolie photo. Cette correction judiciaire, qui m’avait fait beaucoup rêvé dans les années précédentes, avait été rangée au rayon des fantasmes inassouvis depuis que j’avais passé mes soixante ans. J’étais à la fois un peu excité, très inquiet et aussi, pour être franc, quelque peu terrorisé. Les claquements des talons de la femme sur le parquet me sortirent de ma torpeur. Elle s’avança jusqu’à moi, presque au contact. Mais il n’était pas question de bouger pour la prendre dans mes bras et l’embrasser. « Mon petit mari, je t’avoue que je n’ai pas encore très bien compris ce qui t’a pris hier soir. Quand tu as commencé à raconter n’importe quoi, sincèrement, j’ai d’abord cru que tu voulais pimenter la soirée en te comportant en sale gosse ! Mais à te voir monter dans les tours et t’hystériser tout seul, j’ai compris que tu ne jouais pas. Tu m’as reproché tout un tas de choses imaginaires, tu m’as humiliée, tu m’as méprisée, et tu m’as insultée avec une vulgarité inimaginable. J’espère bien que tu ne revendiques pas tes discours et que tu n’en crois pas un mot. Sinon ce serait gravissime pour l’avenir de notre couple. Mais tu as franchi une ligne rouge et tu le savais parfaitement. C’est inadmissible, c’est intolérable, et je ne peux pas laisser passer sans réagir. Hier soir, j’ai beaucoup souffert et j’ai beaucoup pleuré. J’étais humiliée. Aujourd’hui, je suis redevenue la femme puissante que tu aimes tant. Ce soir, c’est ton tour de beaucoup souffrir et de beaucoup pleurer. Tu as plus que mérité la tannée que tu vas te prendre, alors n’escompte ni pitié ni faiblesse de ma part. Tu vas payer très cher ton attitude. » Payer très cher : j’en connaissais le prix exact. Ça allait me coûter la peau des fesses, au sens premier. L’expression peut prêter à sourire, mais sur cet instant je ne souriais pas. « eh bien, jeune homme, l’heure est venue d’entrer en scène ». Elle dégagea ses instruments pour les poser sur une table basse près d’un fauteuil face à la croix. Un geste de la main encourageant m’invita à m’allonger. Les reins et les genoux furent sanglés relativement serrés, le torse un peu moins. Les poignets et les chevilles avaient un peu plus de liberté, mais pas au point toutefois de permettre une quelconque protection. Le gonflement de l’édredon me cambra et suréleva mon postérieur, présentant de belle manière fesses, mais aussi la raie et les testicules. De quoi vous faire sentir particulièrement faible et vulnérable. Elle caressa ensuite les fesses et les cuisses. Une main se glissa sur mon pubis, caressa ma verge, soupesa les parties. Elle remonta ensuite le périnée, s’attarda sur l’anus, et sortit par le sillon au niveau des reins. Un observateur aurait pu y voir une marque de tendresse. En réalité, elle annonçait les cibles à venir … Elle vient s’asseoir sur le fauteuil et me regarde attentivement. « Tu ne sembles pas en mener large ! Rassure-toi, tu n’es pas inquiet pour rien. Je veux expulser toute la méchanceté qui vit en toi, et que plus jamais tu n’oses proférer la moindre insulte à mon égard. Et oui, j’ai un désir de vengeance : je veux te restituer toute cette douleur que tu m’as causée, je veux que tu te sentes impuissant à stopper ma foudre, je veux t’entendre t’excuser et implorer mon pardon avec une authentique sincérité, même si c’est la terreur qui te fait parler. Ce soir je suis ta maîtresse et j’ai tous les droits sur toi. Toi, tu n’es qu’un serviteur qui n’a que le droit de m’obéir et de m’admirer. Tu as vraiment un très joli cul. Il va en falloir, du temps, avant qu’on le revoit ainsi, ferme, musclé, d’une blancheur immaculée. Peut-être même ne le reverrons-nous jamais. » « Nous commencerons par la brosse : incessamment ». Elle se lève et se positionne sur ma gauche. Un premier impact tombe, qu’elle laisse produire ses effets. Elle n’est pas pressée d’en finir. Puis un second. Puis un troisième. Toujours à gauche. Elle a choisi d’appliquer lobe par lobe plutôt qu’alternativement. Au final le résultat est le même. Mais le ressenti est tout autre : alternativement, quand une fesse reçoit, l’autre a le temps de souffler. Un côté après l’autre, il n’y a pas d’instant de répit. Ce sont des affres de désespoir quand vous sentez que votre fesseuse arme son bras, et qu’encore une fois, cela va retomber au même endroit, jusqu’à l’insupportable. Quand elle en eût terminé avec la fesse gauche, elle entame le supplice de la partie droite avec la même vigueur et détermination. Elle revient s’asseoir sur son fauteuil. Elle nous sert deux verres d’eau et s’allume une cigarette. « Alors, que penses-tu de cette mise en bouche ? Personnellement je me suis régalée. J’adore cet instrument, son efficacité est redoutable. Tes fesses ont rougi en un temps record, pour ensuite prendre des teintes bleues du plus bel effet. Sais-tu de quelle couleur elles sont maintenant ? Tu le devines ? Elles sont redevenues bien blanches ! Tu commences déjà à peler. Je ne pensais pas que cela arriverait si vite. Reprends ton souffle, tu vas en avoir besoin. » Elle écrase sa cigarette et se relève. Cette fois, ce sera le chat à neuf queues. Un fessier puni au martinet se reconnaît entre mille, par ses stries en tous sens terminées par des points plus foncés. Le martinet ne se contente pas de colorer, il creuse et il boursoufle. Des reins à mi‑cuisses, ce sont là neuf fouets qui zèbrent, ce sont là neuf extrémités qui aiguillonnent. À la douleur qui va crescendo, je comprends que l’épiderme a baissé pavillon et ne me protège plus. Si j’avais tenté de ne pas trop verbaliser pendant la brosse, là je commence vraiment à donner de la voix. C’est difficile de rester stoïque dans ces conditions. Je mets au défi n’importe qui de rester de marbre quand les lanières cinglent des chairs à vif, ou à l’inverse l’intérieur de cuisses encore vierge de sanction, ou quand une lanière s’égare dans l’entrecuisse. Se rasseyant, elle pousse un long soupir et me prend à témoin : « Je te promets que ce n’est pas joli joli ! Je connais pas mal d’hommes qui, à ce stade, donneraient une fortune pour que cela cesse. Mais toi, tu n’as pas de fortune, ta seule richesse, c’est moi ! » Puis me dévisageant, « Mais tu as versé quelques larmes ? Mon petit mari, quelle excellente nouvelle, le message est en train de passer. Pour l’instant elles ne sont que de crocodiles, mais c’est encourageant. Je veux te voir pleurer de vraies larmes de repentir, lourdes et chaudes. Nous sommes en bonne voie! ». « Et maintenant, la badine, mon petit mari ! On ne sera jamais d’accord sur cet objet, moi je l’adore, toi tu le détestes. En deux temps, comme d’habitude ». Le premier temps consiste à repasser une couche sur toute la zone déjà impactée. L’objectif est de faire apparaître des lignes les plus parallèles possible, aux espacements les plus réguliers possibles. Cela demande de la concentration, de la précision, un peu d’expérience aussi, mais le résultat en vaut la peine : du moins, c’est ce qu’elle prétend. Le second temps n’est pas esthétique mais recherche l’efficacité : il s’agit de mettre au martyr le bas des fesses et le haut des cuisses, l’assise sur laquelle ma lectrice ou mon lecteur est sans doute actuellement posé, dans le but de rendre cette zone aussi douloureuse et sensible que possible. L’objectif est que pendant un temps long, le fait de marcher ou de s’asseoir réveille le souvenir de la tannée, des raisons qui y ont conduites, et motive à ne pas recommencer de sitôt. Pour le puni, la fessée ne s’arrête pas avec la dernière claque. En voyant la badine posée sur le banc, je savais que je n’y couperai pas. Je le savais déjà à la réception du sms : pour ma compagne, cette application de la badine en deux temps, c’est ce que les chefs appellent un plat signature. Avec ma tourmenteuse, il était toujours présenté à la carte. Il n’empêche, même attendu, ce fut long : il en faut, des cinglades, pour dessiner des droites parallèles des reins à la mi-cuisse. Et sur un cul martyrisé par la brosse et le martinet, ce ne fut pas du tout une partie de plaisir. La badine, c’est absolument détestable. La seconde partie, elle décide de l’appliquer par série de dix : le souffle coupé et le hululement continu sont garantis. Une série, observation du résultat, une autre série … Cela prendra le temps qu’il faudra, et mieux vaut une série de trop qu’une série non appliquée. Elle revient vers son fauteuil, enfin c’est terminé. Mais en fait non, elle veut juste me faire observer combien la badine est rouge vive sur cinquante centimètres ! Et elle retourne à son ouvrage. Enfin elle s’assoie. Elle me propose un verre, et même une cigarette. Elle-même en allume une. Elle ne dit pas un mot, m’observe, semble pensive. Pour ma part, je suis épuisé : des sévères, j’en avais déjà reçu de sa main. Mais jamais aussi intense, aussi impitoyable. Ce n’était pas la première fois que je versais des larmes, mais ça avait toujours été sur le final, pas à la moitié du parcours. « Ce que je vais t’annoncer ne va pas te faire plaisir. En situation normale, j’en resterais là. Mais nous ne sommes pas en situation normale. Je tiens à ce que tu expies ta faute. Et c’est elle qui va te permettre d’expier. » Elle saisit la cravache de dressage et me la présente. À cet instant c’est vraiment la panique qui me submerge. Je romps le silence, je la supplie, je lui interdis, je promets tout ce qu’il est possible de promettre, mais non non non, pas la cravache, j’en mourrais. Elle m’écoute avec attention. Elle acquiesce et me dit tout simplement « prépare-toi ! » Comme pour la brosse, elle se positionne sur ma gauche. Je suis terrorisé, je crois même que j’en ai pissé de trouille. Je sens qu’elle m’observe toujours. Et soudainement c’est l’impact. Deux cent mille volts dans la fesse gauche, je suis cabré, tétanisé. Il n’est plus question de retenir cris et larmes, je n’ai plus aucune dignité et c’est le dernier de mes soucis à cet instant. Elle se positionne ensuite à droite, et recommence. Dix fois de suite, elle recommence. Dix cinglades par fesse, auxquelles il faut rajouter trois sur les cuisses, deux sur les mollets et une sur la plante des pieds pour avoir rompu l’obligation de silence. Puis elle revient de nous s’asseoir. Sous le banc ce sont des larmes, de la morne, de la salive. « je ne crois pas t’avoir jamais vu avec une mine si déconfite ! Tes larmes sont sublimes, elles me ravissent le cœur. Tes yeux sont aussi rouges que tes fesses et ce n’est pas peu dire. Mon petit mari, j’ai le sentiment que tu as bien compris la gravité de ta faute et que tu n’es pas prêt de recommencer un tel comportement.  Je te pardonne. Je ne t’excuse pas, tu es impardonnable, mais je te pardonne. Pour moi, la punition est terminée. Pour toi, par contre, les jours qui viennent vont être interminables. Je préfère te prévenir avant que tu ne le constates par toi-même : ton fessier, c’est un champ de ruine ! Il n’a plus rien d’humain. Il a doublé de volume, plein de creux et de bosses, il est de toutes les couleurs et n’a pas fini d’en changer. On dirait un potimarron trop mûr. Je m’amuse déjà à l’idée du repas de Noël en famille. »
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