La rubrique "Articles" regroupe vos histoires BDSM, vos confessions érotiques, vos partages d'expériences SM. Vos publications sur cette sortie de blog collectif peuvent aborder autant les sujets de la soumission, de la domination, du sado-masochisme, de fétichisme, de manière très générale ou en se contentrant très précisément sur certaines des pratiques quu vous connaissez en tant que dominatrice/dominateur ou soumise/soumis. Partager vos récits BDSM, vécus ou fantames est un moyen de partager vos pratiques et envies et à ce titre peut être un excellent moyen de trouver sur le site des partenaires dans vos lecteurs/lectrices. Nous vous rappelons que les histoires et confessions doivent être des écrits personnels. Il est interdit de copier/coller des articles sur d'autres sites pour se les approprier.
Par : le Il y a 12 heure(s)
Après nous être retirés, je porte son corps inerte jusqu’à la salle de bain de nos appartement privés. Elle est bien consciente, les yeux grands ouverts mais comme Violette(2) elle a décidé de garder le silence pour échapper aux douleurs du corps et de l’âme. L'eau quasi bouillante échoue à purifier ce qui vient de se passer.  La descente est brutale et le verdict sévère. Je suis mort,du moins celui que j’avais mis tant de soin et d’années à créer a disparu ce soir et ce qu’il reste de moi aimerait être enseveli. J'espère qu'elle comprend, j'espère qu'elle ressent les choses, je la serre plus fort que d'habitude, différemment. Cette étreinte, probablement la dernière, est chargée de sens. Un mot glissé à son oreille comme pour lui faire comprendre que c'est moi qui ai fléchit, moi qui ai craqué, moi qui n'en peux plus. J'espère qu'elle comprendra… J'espère que les larmes séchées et les coulées de mascara nettoyées, elle verra dans son miroir la beauté et la préciosité de ce que j’ai perdu ce soir et qu’elle comprendra mon choix, j’ai tout perdu et mon univers tout entier s’est écroulé, absorbé dans un trou noir.  J'ai perdu mes repères, le confort simple de mes certitudes, ce rôle assumé, ce personnage que personne ne questionnait jamais et qui devait simplement rester consistant vient de mourir. J’espère qu’elle finira par trouver sa place : elle mérite un trône ou dans un cage ouverte, et je ne puis lui offrir ni l’un, ni l’autre. “Pardonne-moi”. J'ai failli à tous mes devoirs, outrepassé tous mes droits...J'ai mélangé les genres, les sentiments, les sensations ... J’ai perdu le contrôle. J’espère que les ailes qui protégeaient sa proie pourront se déployeront à nouveau, d’une blanc immaculé et qu’elles lui serviront à s’épanouir à nouveau entourée de gens qui l’aiment et la respectent pour ce qu’elle est. La sensation étrange d'être perdu au beau milieu d’une nuit qui plus jamais ne se terminera est pesante. Mon armure est au sol, je suis nu comme un vers face à mes démons; mon propre reflet, mon identité intrinsèque. J’espère qu’elle retrouvera sa voix et cessera de chercher des réponses à des questions stériles. J’espère que son rire contagieux et ses yeux pétillants seront bientôt la raison de vivre d’un autre que moi, et, j’en implore les cieux, qu’il comprendra sa chance plus rapidement que je ne l’ai fait. Autour de moi, l'obscurité et le silence, je n'ai qu'à fermer les yeux pour me fondre au décor et disparaître, m'apaiser l'esprit en cessant d'exister…. Un temps. Renaître ailleurs… plus tard… J'espère qu'elle comprendra…      Allusion à la chanson “Violet’s Tale”  par Ren
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Par : le Il y a 12 heure(s)
“Puisqu’elle veut jouer, on va jouer”, j’ouvre mon sac et en sort une laisse, “sa” laisse et m’approche d’elle.  Je lis la peur dans ses yeux, elle recule comme un animal traqué. Cette peur est différente, elle n'est pas ludique, pas lubrique. Elle est réelle. Je passe la laisse autour de son cou, tant pis pour les quelques cheveux sacrifiés, je n’ai pas envie d’être délicat. Ainsi attachée, elle devrait vite retrouver ses esprits … Je tire la laisse d'un coup sec, j'entends des craquements puis une déglutition difficile ... “Je vais trop loin” me dis-je tandis que j’essaie de me rappeler d’où m’est venu ce mouvement que je n’ai déjà plus le souvenir d’avoir commandé. Je me balade dans la pièce pour me calmer mais aussi tenter de donner le change, comme si tout était "normal", comme si j’avais foutre idée de ce que je suis en train de faire. Je suis sensé être son maître putain … maitrise … maitriser … se maitriser…  Elle, au bout de sa laisse, suit docilement le corps tremblant... Instinctivement, je m'arrête devant "son cadeau", celui-là même qu'elle avait malmené et qu'elle contemplait avec fierté il y a quelques minutes à peine. Mon pied s'écrase sur son dos et la plaque au sol dans un bruit sourd. Ici aussi, je ne me souviens même pas d'avoir pensé à ce geste ... “Qu’est-ce que je suis en train de faire?”   Elle se débat, elle résiste encore ... la dynamique a changé... je dois donner le change, encore, toujours,, faire comme si de rien n'était alors que l’univers tout entier me tombe sur la gueule..  « Peut-être est-ce moi qui analyse mal ce qui se passe… » pense-je. Mais lorsque mon regard croise le sien, je n’ai plus aucun doute sur le fait que sa soumise ne tient plus qu’à un cheveu. Je m’enflamme intérieurement, mon sang bout, je suis Néron et elle est mon colisée, et puisque je ne suis parvenu ni à la maintenir, ni à la remettre à sa place … je dois tenter une autre approche, la reprendre comme une reprend un animal têtu. Recommencer plus bas que son niveau de départ, redescendre chaque marche de ce que nous avions gravi quitte à la pousser en bas de cet escalier… tant pis pour les hématomes, la douleur, les blessures. Tant pis. Je n’ai pas le choix, il en va de ma survie. Son regard a une nouvelle avoir attisé ma part sombre et puisqu'être mon jouet semble lui déplaire a présent, elle va devenir le jouet de son jouet… Une sorte de mannequin d'entraînement sans valeur. Je défais ma ceinture et sous les yeux de ce qui jadis était son cadeau et décide lui faire comprendre par la douleur la gravité de notre situation. Avec assurance et d’un ton presque enjoué, j’explique au bonbon comment se manie la ceinture … Elle cligne des yeux et fait une moue bestiale, ma soudaine bienveillance et cette supposée complicité avec une autre la fait souffrir “Aurais-je trouvé la faille?” Je scrute son visage et tente de déceler la moindre réaction à tout ce qui nous entoure… Plus rien. Elle est à nouveau dans sa coquille… Ce qui ne devait être qu’un simple exemple pour le bonbon devient un dialogue stérile et douloureux ; mon premier coup de ceinturon est d’une violence inouïe, sans la moindre retenue. Je le regrette instantanément. Elle gueule, enfin. Les 4 coups suivants sont sérieux mais nettement moins flamboyants que le premier; son cri m’a apaisé, enfin nous communiquons à nouveau … Rapidement la tension et une nervosité reprennent le dessus et je comprends que si elle le pouvait elle me sauterait au visage Qu’à cela ne tienne, désolation pour désolation, je tends la ceinture au bonbon qui se contente de 5 petites caresses décevantes qui ne provoquent pas la moindre réaction… Jusqu’à ce qu’un sourire viennent tout perturber…  Heureuse d’avoir ainsi été promue, ravie d’avoir inversé les rôles, fière d’avoir gravi les échelons aussi rapidement; le bonbon se permets un sourire qui change tout.  Son corps lâche, la raideur et la tension disparaissent pour laisser place à une déception palpable, une désillusion déchirante physiquement lisible. J’insiste. Je lui attache les mains dans le dos et fais l’amour à son bonbon sous ses yeux. Je suis un père qui offre un cadeau de noël à son enfant et qui finit par le piétiner devant ses yeux lui brisant le cœur en mille morceaux qui ne se rassembleront plus jamais. Fin cruelle; je jouis et tandis que quelques gouttes amères de sens viennent s’écraser au sol, d’un mouvement de poignet sur la laisse, je lui intime l’ordre d’aller les lecher. Ce qu’elle fait. En silence.   Ces dernières 30 secondes m’ont paru interminables. J’ai observé la scène depuis le plafond. J’ai vécu cette scène au ralenti. J’ai vu le silence.  Entendu la peine.
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Par : le 13/01/26
Alors que les conversations s’étaient peu à peu ravivées autour de la pergola, Frank, fit un pas en avant. « Mes amis… » lança-t-il d’une voix grave mais accueillante. Le silence retomba presque instantanément, comme par réflexe. « Ce que nous venons de vivre était simplement magnifique. Un instant de grâce, d'osmose et de communion… Mais ce n’était qu’un prélude. » Son regard croisa celui de Maîtresse Clara, encore agenouillée et en train de caresser le visage de son soumis, puis celui de David et de tous les autres Maitres présents. Tous acquiescèrent légèrement, comme s’ils étaient dans la confidence. Frank fit un signe de la main. « Suivez-moi, je vous prie. Il est temps de descendre… » Un frisson discret parcourut l’assemblée. Les regards s’échangèrent, entendus ou curieux, excités et fébriles. Vanessa, blottie contre David, releva les yeux vers lui. Il lui sourit, posa sa main sur le bas de son dos, et l’encouragea à avancer. Le petit groupe se mit en mouvement, guidé par Frank,  à travers la maison plongée dans une douce lumière feutrée en ce début de soirée. Sa femme Livia marchait avec élégance à quatre pattes à ses côtés, toujours tenue en laisse par son mari et Maitre. La procession se fit plus lente à mesure qu’ils approchaient d’un large escalier en pierre, dissimulé derrière une double porte en bois massif que Frank poussa avec lenteur. La fraîcheur monta d’un coup, caressant la peau de Vanessa. Ce qui la fit frissonner.  Elle sentit son bras frôler celui de David. Il ne la tenait plus. Il la laissait avancer. Seule. Pour qu’elle ressente pleinement l’instant. Chaque marche semblait l’éloigner du monde extérieur. Le silence devenait plus lourd, plus dense. Seules les torches encastrées dans les murs diffusaient une lueur vacillante, donnant aux visages une allure mystérieuse. Vanessa posa un pied après l’autre, prudente, consciente de chaque mouvement. Ses talons résonnaient faiblement sur la pierre, mais ce son lui paraissait étrangement intime. Comme si même son corps cherchait à comprendre ce qui se jouait. Elle inspira profondément, et c’est à cet instant qu’elle les entendit. Des gémissements … D’abord faibles. Étouffés. Puis plus nets. Un rythme. Une respiration heurtée. Des soupirs entrecoupés de petits claquements — des chocs secs, pleins, réguliers. Quelqu’un… ou plusieurs corps… semblaient déjà à l’œuvre. Vanessa s’arrêta une seconde, la main crispée sur la rambarde de fer forgé. Son ventre se serra. Elle tourna légèrement la tête vers David. Il ne disait rien, bien sûr. Il se contentait de l’observer, comme s’il lisait en elle. Elle sentit ses joues chauffer et s’empourprer légèrement. Mais elle ne baissa pas les yeux. Plus bas, Frank et Livia avaient atteint le pied de l’escalier. Ils les attendait. Le dernier palier passé, un couloir étroit s’ouvrit devant eux. Là, la chaleur des torches se mêlait à une autre : plus lourde, plus charnelle. L’air semblait chargé d’un parfum capiteux : un mélange de cire fondue, de musc, de cuir… et d’autre chose. Quelque chose d’humain. Les gémissements étaient plus clairs maintenant. Une plainte aiguë, presque un chant. Et un râle sourd, profond. De plaisir, sûrement. Ou d’abandon. Vanessa sentit une vague de chaleur monter de son bas-ventre, se répandre dans son ventre et se loger dans sa gorge. Ses jambes se firent plus légères, presque flottantes. Elle avait envie de voir. Et en même temps, elle redoutait ce qu’elle allait découvrir. Frank s’arrêta devant une lourde porte de bois sombre, cerclée de fer. Elle portait des traces d’usure. Comme si des mains l’avaient souvent griffée, frappée. Ou caressée. Sans un mot, il fit tourner la lourde clinche de la porte et la poussa. La porte s’ouvrit dans un lent grincement, révélant peu à peu l’intérieur d’une pièce exceptionnelle. Vanessa eut d’abord l’impression d’entrer dans un autre temps. Une sorte de crypte sacrée dédiée non pas à un culte oublié, mais à un art interdit. La lumière tremblotante des torches et des chandelles projetait des ombres mouvantes sur les murs de pierre brute, comme si les lieux eux-mêmes respiraient au rythme de ce qui s’y jouait. L’espace était vaste, mais chaque recoin semblait pensé. Organisé. Chargé d’intention. Des chaînes pendaient du plafond voûté. Certaines terminées par des menottes de cuir ou de métal. Des crochets, des anneaux, des cordes tressées. Plus loin, des meubles de domination : une croix de Saint-André, des bancs d’exposition, des chevalets, une cage en fer forgé … chaque objet semblait attendre son heure. Mais c’est au centre de la pièce que le regard de Vanessa comme celui de tous les invités fut irrémédiablement attiré. Là, sous un faisceau de lumière tamisée filtrée par des bougies montées sur un grand chandelier noir, se dressait un pilori. Il était fait d’un bois ancien, patiné, épais, aux ferrures rouillées par le temps. Solide. Inflexible. Et attachée à ce pilori … une femme … Son visage était invisible, pris dans l’ombre de ses cheveux gris argenté relâchés. Mais son corps… son corps était une offrande à ciel fermé. Nue, le dos cambré, les bras solidement fixés au pilori de part et d’autre de sa tête, elle présentait son postérieur comme un autel tendu. Ses fesses rondes et pleines, portaient des tatouages de cœurs de style celtique. Elles étaient légèrement zébrées par des marques rouges récentes, et tremblaient par instants sous les impacts. Car oui, elle était en train d’être fouettée. Un homme se tenait derrière elle, vêtu de cuir noir. Son torse nu, musclé et huilé, brillait sous la lumière. Mais ce qui frappait davantage, c’était la tête qu’il portait : un masque intégral en cuir noir, représentant un tête de loup. Une gueule stylisée, menaçante et majestueuse à la fois. Dans sa main, un martinet aux longues lanières frappait avec une précision presque chorégraphique. Les impacts étaient rythmés. Ni brutaux ni tendres, mais dosés. Pensés. Chaque coup semblait faire vibrer l’air tout entier. On entendait les gémissements étouffés de la femme, mêlés au claquement régulier du cuir sur sa peau tendue. Vanessa s’arrêta net. Sa respiration se coupa. C’était… beau. Mais d’une beauté sauvage, âpre. Une esthétique du chaos maîtrisé. L’homme-loup ne parlait pas. Il frappait. Et la femme, malgré les secousses qui traversaient ses cuisses et le tremblement de ses genoux, restait offerte. Présente. Consentante. Submergée mais pas brisée. Vanessa sentit son ventre se contracter. Une chaleur sourde se répandit en elle, irradiante, presque animale. Elle ne bougeait plus. Ses yeux grands ouverts étaient fixés sur la scène, incapable de détourner le regard. Autour d’elle, les invités observaient aussi, certains dans un silence admiratif, d’autres échangeant des regards entendus. Mais elle, elle était dedans. Loin. Avalée par ce qu’elle voyait. Chaque claquement du martinet semblait résonner dans son propre corps. Comme si sa peau à elle frémissait sous les coups. Elle sentit ses cuisses se serrer légèrement, instinctivement. Sa robe lui paraissait soudain trop légère. Trop fine. Son cœur battait vite. Trop vite même. Et dans sa poitrine, quelque chose grondait. Ce n’était pas seulement du désir. C’était plus primal. Une reconnaissance. Une résonance profonde avec ce qui se jouait là : la tension entre le don et le contrôle, entre l’humiliation et la puissance, entre la douleur et la liberté. Elle se vit à la place de cette femme. Attachée. Exposée. Guidée. Dépouillée du superflu. Et cela ne lui faisait pas peur. Elle en avait envie … Elle sentit une perle de sueur glisser le long de sa colonne vertébrale. Sa gorge était sèche. Ses mains légèrement tremblantes. Et pourtant, elle se tenait droite. Figée. Hypnotisée.   Quand le loup s’arrêta un instant, caressant du bout de son martinet les fesses rougies de sa proie, Vanessa crut entendre son propre souffle se briser. C’était beau … Le silence dans le donjon était habité. Chaque respiration, chaque gémissement, chaque claquement résonnait comme une incantation. La scène devant elle se poursuivait. Plus lente maintenant. Plus profonde. L’homme-loup avait changé de rythme. Il faisait glisser les lanières du martinet sur la peau échauffée de la femme attachée, traçant des cercles, comme un peintre caresse sa toile avant d’y apposer un trait décisif. Vanessa cligna lentement des yeux, tentant de reprendre contact avec son propre corps. Elle sentit son cœur cogner dans sa poitrine. Sa respiration était toujours heurtée. Une main se posa alors doucement dans le creux de ses reins. David. Son David. Il n’avait pas dit un mot depuis leur entrée. Mais il ne l’avait pas quittée du regard. Elle le savait. Elle le sentait. Il se pencha vers elle, lentement, jusqu’à ce que ses lèvres effleurent le lobe de son oreille. Sa voix était douce, mais ferme. « Tu vois ce que cela donne… quand on se donne pleinement ... » lui murmura-t-il Vanessa ne répondit pas tout de suite. Sa gorge était nouée. Elle essaya de parler, mais sa voix ne fut d’abord qu’un souffle. « C’est… c’est bouleversant, Maître. » Il sourit contre sa peau, puis recula légèrement. Il voulait qu’elle le regarde. Elle leva les yeux vers lui. Et dans ce simple mouvement, il lut tout ce qui bouillonnait en elle : la peur, le désir, la honte, l’envie… et surtout, cette soif confuse d’aller plus loin. « Tu as envie de comprendre ce qu’elle ressent ? » demanda-t-il, sans détour, en plongeant son regard dans le sien. Vanessa sentit ses jambes se dérober sous la question. Elle baissa les yeux, cherchant les mots. Mais David attendait. Il ne la forçait pas. Il lui ouvrait un passage. Alors elle hocha lentement la tête. « Oui… » murmura-t-elle. « Mais j’ai peur de… ce que je pourrais découvrir ». « C’est bien » répondit-il calmement. « La peur est un bon signe. Elle montre que tu es vivante et consciente. Que tu ne te caches plus. Mais elle doit être dépassée.» Il glissa ses doigts sous son menton, le releva. Son regard était calme, ancré. Présent. « Ce que tu ressens là, c’est un seuil. Celui qu’on ne franchit qu’avec confiance. Et je suis là, Vanessa. Je suis là pour t’emmener… mais je ne te pousserai pas. Jamais. Ce sera ta décision. Toujours. » Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Pas des larmes de douleur, ni de tristesse ou de peur. Mais de trouble. D’intensité. De reconnaissance. Elle hocha de nouveau la tête, plus fermement cette fois. « Je veux apprendre, mon Maître. » Un sourire presque imperceptible se dessina sur ses lèvres. « Alors regarde encore. Imprègne-toi. Chaque coup porté sur cette peau… pourrait un jour être pour toi. Pas comme une punition. Mais comme une clef, une possession, une reconnaissance. » Vanessa inspira profondément. Le martinet venait de frapper à nouveau. La femme dans le pilori gémissait de plus bel. Et dans ce gémissement, il y avait une vérité nue. Une musique qui lui parlait. Et au fond d’elle, quelque chose cédait doucement. Une autre résistance. Elle se sentait prête à ne plus détourner le regard. Prête à ne plus fuir. Elle prit la main de David. La serra. Il la laissa faire. Il savait. Et tandis que le loup poursuivait son œuvre au centre du donjon, Vanessa n’était plus simple spectatrice. Elle devenait aspirante. Le martinet s’abattit à nouveau. Net. Tranchant. La femme laissa échapper un cri plus aigu que les précédents. Mais elle ne supplia pas. Elle tenait bon. Vibrante. Cambrée. Prête à recevoir encore. L’homme-loup s’approcha d’un pas lent, presque cérémonial. Le cuir de ses bottes crissa sur le sol de pierre. Il se plaça derrière elle, tout contre ses fesses rougies. Il les caressa de sa main ganté de cuir. La femme sursauta à ce contact. La voix de l’homme-loup se fit alors entendre. Grave, voilée par le masque, mais d’une autorité implacable. « Mais tu dégoulines, ma soumise… » La femme, toujours bloquée dans le pilori, eut un frisson. Son sexe, à nu, brillait dans la lumière des chandelles. Des gouttes glissaient le long de ses cuisses tremblantes. L’homme-loup  fit glisser un doigt ganté dans le sillon de son entre-jambes. Lentement. Un gémissement puissant s’éleva de la gorge de la femme à ce contact. Il écarta les fesses de la femme, sa soumise, pour dévoiler à l’assistance ses orifices de façon impudique. Le geste de l’homme-loup avait été lent, maîtrisé, presque solennel. Et pourtant, lorsqu’il écarta les fesses offertes de sa soumise, révélant à la lumière vacillante ce lieu si intime, si exposé, l’effet sur Vanessa fut foudroyant. Elle porta une main tremblante à sa poitrine, comme pour y contenir ce qui menaçait de la déborder. Ce n’était pas la nudité en elle-même qui la bouleversait. C’était la beauté absolue du don. Cette femme, attachée, marquée, offerte… n’était pas faible. Elle était sublime. Dévêtue de tout, sauf de son choix. De son courage. De son don. Son sexe, dévoilé comme une fleur entrouverte au bord d’un orage, brillait sous les lueurs dorées. Entre ses cuisses, tout semblait palpitant. Vivant. Un écrin de chair d’où émanait une chaleur presque visible. Troublante. Animale et sacrée à la fois. Ses fesses, zébrées de rouge et de frissons, n’étaient pas seulement marquées : elles étaient honorées. Comme si chaque ligne, chaque trace, avait été tracée par une main d’artiste, un sculpteur du vivant. Leur rondeur généreuse, leur fermeté offerte à la discipline, formaient un autel sur lequel l’âme s’agenouillait. Vanessa sentit son souffle devenir plus court encore. Elle n’avait jamais regardé une autre femme ainsi. Pas avec désir. Pas exactement. Mais avec quelque chose de plus profond. Une empathie brûlante. Une soif confuse de comprendre comment on pouvait, un jour, se laisser aller à ce point… et en ressortir grandie. Elle crut ressentir dans son propre ventre cette même vibration que celle qui parcourait la femme attachée. Elle sentit sa propre humidité naître. Comme un écho lointain. Une réponse silencieuse. Son bas-ventre se tendait, sa gorge se serrait. Autour d’elle, les murmures des invités avaient repris, mais elle ne les entendait plus. Elle était ailleurs. Dans un espace suspendu entre voyeurisme et révélation. Entre contemplation et désir. David, toujours près d’elle, murmura simplement : « Elle ne simule rien. Ce que tu vois… c’est la vérité d’un corps qui s’ouvre. D’un cœur qui se soumet librement. Un miroir, peut-être, de ce que tu portes en toi … » Vanessa ne répondit pas. Elle n’aurait pas pu. Sa main serra un peu plus fort celle de son Maître. Elle n’avait jamais eu autant envie d’apprendre. D’être dénudée, dans tous les sens du terme. Elle se savait encore loin du pilori. Mais elle savait aussi, au plus profond d’elle, qu’elle s’en approchait et qu’elle le désirait profondément. « Es-tu prête à les recevoir ma chienne ? » dit alors l’homme-loup à sa soumise, tout en introduisant avec facilité un doigt au fond de son sexe baveux Dans un nouveau gémissement, la femme murmura fébrilement : « Ouii … » L’homme-loup lui assena alors une fessée puissante. « Je n’entends pas bien ma soumise ! » dit-il d’une voix forte et ferme. Après avoir hurlé sous l’impact sur ses fesses endolories, reprenant son souffle, la femme s’exclama « Oui ! Je … je suis prête à les recevoir .. mon Maitre … Offrez-moi selon vos désirs … Je veux vous faire honneur mon Maitre …» En entendant cette voix, Vanessa eut un haut-le-cœur. Pas au regard des mots prononcés, aussi indécents et énigmatiques soient-ils. Non, c’était la voix qui la troublait. Un vertige soudain et profond la saisit. La voix de la femme attachée venait de briser quelque chose en elle. Une barrière. Une illusion. Cette voix… Non … c’était impossible ! Et pourtant … Et pourtant elle la connaissait cette voix. Non pas d’un souvenir flou, mais de cette présence intime qu’on ne peut oublier. Une voix douce, forte, un peu rauque parfois, quand l’émotion la serre. Une voix qu’elle avait entendue rire, murmurer… conseiller. Vanessa sentit son estomac se nouer. Son cœur battre soudain trop fort. Sa gorge se refermer. Un nom monta en elle. Mais elle n’osa pas le prononcer. Elle ferma les yeux un instant, espérant que l’ombre se dissipe. Que cette reconnaissance s’évanouisse comme un mirage. Mais rien n’y fit. La voix résonnait encore en elle. Offerte. Nue. Vibrante de désir, de honte, et de beauté. Elle rouvrit les yeux. Regarda à nouveau ce corps exposé. Et soudain, le trouble se fit plus large. Plus profond. C’était comme si tout ce qu’elle avait cru connaître de cette femme, de cette figure de sagesse, de maîtrise, de retenue, ’écroulait… pour laisser apparaître une vérité bien plus complexe. Bien plus réelle …   [A suivre] Illustration : Image d'Internet    
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Par : le 13/01/26
SURVIVRE À LA PENDAISON   Contrairement à beaucoup d’autres supplices, la pendaison est loin d’être mortelle instantanément et irréversiblement. Même quand il s’agit de long drop et de vertèbres brisées, on parle de survies dues à un mauvais calcul de la longueur de la corde. On assiste donc toujours à une vérification de la survie du supplicié, un médecin venant en général vérifier si le cœur de ce dernier bat encore.   Cette survie est d’ailleurs ce qui permet aux sadomasochistes de pratiquer leur propre supplice et d’y survivre. En effet, à moins d’accident, un pendu met souvent plusieurs minutes à mourir au bout de la corde. On peut voir souvent les amateurs de pendaison érotique se débattre pendant de longs instants au bout de leur corde et d’y éjaculer avec l’aide de leur maîtresse dévouée. Survivre à la pendaison dépend considérablement de plusieurs facteurs. La position de la corde, la durée de la pendaison, la distance de chute, constitution du condamné. Une chute brutale ou un patient fragile seront très dommageables et la survie est très douteuse. La corde placée à gauche va provoquer une ischémie qui provoque la mort cérébrale en peu de minutes. Placée à droite, elle provoque un œdème qui pourra facilement se résorber. Placée derrière, le nerf vagal risque de provoquer l’arrêt du cœur et la mort définitive. Sous le menton, le supplicié survivra si la chute ne lui a pas brisé la nuque. Il est donc important de savoir comment mener son supplice si on veut lui survivre.   Ces longues minutes de survie sont accompagnées de gesticulations désordonnées qui font le spectacle. On peut même penser que certains, même devenus inertes sont encore vivants au bout de leur corde. C’est pour cela que l’on laisse le pendu au moins une heure au bout de sa corde quand on ne l’abandonne pas aux corbeaux jusqu’à sa déliquescence. En effet, dans bien des circonstances les pendus ont survécu à leur supplice jusqu’à près de vingt minutes au bout de la corde. C’est d’ailleurs pour cela que l’on sait ce que ressent le pendu quand il est supplicié. D’après ce qui est rapporté, le début de la pendaison provoque, par le serrement du nœud coulant, une vive douleur et une grande angoisse. Mais ces sensations affreuses sont vite remplacées par une sensation de plénitude proches de celle de l’hydrocution et qui conduisent à l’orgasme. C’est bien-sûr cet orgasme qui est recherché par les sadomasochistes.   Aucun autre supplice n’est aussi bien connu pour ses effets sur l’organisme et sur l’espèce d’extase qu’il provoque parfois. Cette sensation de plaisir se transmet jusqu’à l’assistance qui jouit de la pendaison bien plus que d’autres supplices. On peut même mentionner des techniques de tortures qui visent à pendre la victime de nombreuses fois et la ramener à la vie. Les nazis étaient coutumiers du fait, cherchant à jouir de la souffrance répétée de leurs victimes. En Iran, survivre à la pendaison, pour quelque raison que ce soit, conduit à nouveau à la potence. Une sorte de jouissance sociale des pendus règne dans ce pays où l’on pend les gens par centaine et en public avec des spectateurs qui apprécient de contempler les pendus qui se débattent et regrettent qu’ils soient morts instantanément. Pendre est un art qui se pratique comme une sorte de gastronomie, avec des recettes qui assureront des agonies spectaculaires dont on peut craindre qu’elles ne soient guère dissuasives. Il est de règle en Iran qu’un condamné puisse être gracié par les parents de sa victime. Cela se produit parfois et fait que bon nombre de pendus reviennent à la vie. C’est le propre d’une nation sadomasochiste. Le meilleur moyen de ne pas survivre à la pendaison est de la pratiquer en solitaire. Nombre de suicides ne sont que des accidents d’amateurs du nœud coulant dont les précautions se sont révélées insuffisantes à leur survie. La technique habituellement utilisée est de se passer le nœud coulant et de se hisser à l’aide de l’autre bout de la corde passée autour d’une poutre ou d’un support en hauteur. On peut aussi mettre le pied sur une boucle de la corde et se hisser en pesant de tout son poids. Cela divise le poids du sujet par deux et provoque d’intenses sensations d’être réellement pendu. Tant que le sujet pèse moins de soixante kilos l’opération est modérément dangereuse (mais elle l’est) car le cou d’une personne normalement robuste supporte environ ces trente kilos résultants. Mais la corde peut se serrer plus que de mesure, le pied glisser et se coincer, un évanouissement peut survenir et l’on est pendu et étranglé jusqu’à ce que mort s’en soit ensuivie. C’est pour cela qu’il est fortement recommandé de ne jamais pratiquer seul, mais avec une personne entraînée et de confiance, voire le mieux à trois pour plus de contrôle de ce qui peut advenir.         LE REGARD PSYCHANALYTIQUE   On peut maintenant s’interroger sur les fondements psychologiques qui conduisent à l’attraction pour la pendaison. Les effets sexuels liés au fait d’être pendu sont bien entendu une cause opportuniste. Mais cette cause est loin d’engendrer un goût pour les pendus et le désir d’être étranglé. C’est surtout un adjuvant à une pulsion plus profonde. Bander quand on est pendu est physiologique, bander quand on voit un pendu, c’est psychologique. Les psychanalystes sont très vagues sur le sujet, faisant référence (comme toujours) à un phantasme régressif lié à l’enfermement, au retour dans le ventre maternel. La corde représente un cordon ombilical qui a la propriété de, parfois, étrangler le bébé.  On peut y croire si on veut. Comme me disait l’un d’eux devant mon interprétation personnelle de la névrose d’un proche : « c’est vrai si c’est vrai ». La pendaison est une forme extrême du bondage qui met en valeur la réduction à l’impuissance, à l’immobilité et à l’obscurité du sujet. Et cela est de toute évidence une fonction régressive. Le pendu s’identifie à une régression extrême où sa vie est mise en balance, la réaction sexuelle servant de récompense. Être pendu, c’est renverser le temps, revenir à l’état précédant l’existence. Le pendu flotte dans le vide (comme le noyé), sa conscience est altérée et c’est se retrouver dans le liquide amniotique hors du temps et de l’espace. L’érection et l’éjaculation enrichissent cette sensation par le plaisir sexuel du nourrisson. Beaucoup d’amateurs de pendaison sont des personnes de pouvoir qui compensent leur réalité par son inversion complète, la dépendance complète. Ici, il faut faire une distinction entre le goût brutal pour le gibet qui se contente d’un rêve de jouissance et la fonction symbolique que des hommes (ou des femmes) de pouvoir éprouvent dans le fait d’être pendus. On voit bien sur les images de pendaison que beaucoup de condamnés n’éprouvent aucune crainte et semblent se précipiter avec enthousiasme dans le vide. Le fétichisme, quel qu’il soit, vient renforcer cette dimension symbolique. Être pendu nu, est le degré minimal qui vise à exposer son sexe. Les fétichistes recherchent un enveloppement par des matières aimées telles que le cuir, le latex, le vinyle, la soie, qui contribuent à renforcer l’abandon de soi, la perte de repère dans le temps et l’espace. La laine joue particulièrement ce rôle par son épaisseur, sa douceur, sa chaleur et son opacité. Les épaisseurs multipliées de laine (combinaisons, cagoules, moufles, chaussettes, épaisses couvertures) engendrent un sentiment d’isolement, d’étouffement, de perte de repères. Tous les fétichistes de la laine ne sont pas attirés par la pendaison. Beaucoup ne souhaitent même pas y penser. Mais leurs fantasmes, même opposés à la potence, sont très similaires. C’est pour cela que la pendaison et la laine vont bien ensemble car elles vont dans la même direction régressive. Être pendu au bout d’une grosse corde est à peu près équivalent sur le plan symbolique qu’être enroulé dans plusieurs couvertures dont le poids et l’épaisseur prive la victime d’air.   La somme de la laine et de la potence est supérieure à l’effet de chacun des jeux. C’est ce qui peut expliquer à quel point certains sadomasochistes cherchent à vivre de telles expériences. Bien entendu, ce n’est pas un fantasme énormément répandu, mais il est bien présent et quand il se manifeste il est exactement répliqué d’un individu à l’autre, dans divers pays et depuis longtemps. On peut aussi s’interroger sur le rôle du bourreau dans les jeux de pendaison érotique. Là encore, nous ferons la part des sadiques purs qu’il convient d’éviter et ceux qui partagent le fantasme et sa symbolique. Dans bien des cas, ils partagent la même charge pulsionnelle régressive que la victime. Ils aiment d’ailleurs inverser les rôles pour jouir des deux positions. Certains n’aiment qu’être les bourreaux, ne jouissant qu’en étranglant leur victime et en l’aidant à jouir de son supplice. La plupart d’entre eux est tout l’inverse statutaire de leur rôle. Souvent victimes d’une vie où leur pouvoir n’est guère reconnu, ils se représentent en tant que bourreau comme omnipotents. Ils s’identifient au pouvoir de vie et de mort sur leur victime. C’est pour cette raison que leur comportement peut s’avérer dangereux s’il n’existe pas une grande connivence entre le bourreau et la victime. La pendaison érotique n’a rien à voir avec la pendaison réelle où s’exprime la violence d’un état et la déréliction d’idéologies criminelles. Très rares sont les sadomasochistes qui s’identifient à la peine de mort et aux orgies de pendaisons pratiquées par les états criminels dont l’Histoire a été tristement riche. Les pulsions de ces criminels sont gouvernées par la haine, le racisme et l’intolérance. Le paradoxe est que les images de leurs crimes excitent les sens des sadomasochistes qui les contemplent. Cette excitation n’exclut pas une distanciation avec ces actions criminelles. Mais leur contemplation active la charge symbolique et provoque une excitation souvent intense. La culpabilité face à cette excitation n’a aucun sens car nul ne peut quoi que ce soit dans le cadre de fantasmes profondément ancrés. Il est vraiment très rare que des psychanalystes aient supprimé des fantasmes, ils n’ont jamais fait que permettre de vivre sans peine avec ses névroses. Et c’est déjà pas mal. Les pendaisons auto-érotiques sont bien plus fréquentes qu’on ne l’imagine car beaucoup de ceux qui la pratiquent se sentent seuls au monde à avoir des goûts qui leurs semblent abominables. Ce sont souvent des jeunes qui s’essaient à satisfaire leur fantasme. L’accident est toujours possible et l’on retrouve le malheureux pendu et étranglé. On ne veut pas voir les précautions inefficaces qu’il a pris. Alors on se désole d’un suicide dont on ne comprend pas la cause. Ce fantasme surgit chez l’enfant, dès l’âge où il commence à concevoir des concepts et savoir ce qu’est un pendu. Il se transforme en obsession à bas bruit qui explose avec la puberté. Certains imaginent qu’il est provoqué par le souvenir d’une autre vie où il fut pendu et en garda la mémoire d’une grande jouissance. Mais on n’est pas forcé de croire à ce mythe. D’autres théories supposent que le fœtus ayant été étranglé par son cordon ombilical il en aurait connu une jouissance prénatale qu’il voudrait reproduire tout au long de sa vie. Mais on ne dispose d’aucun témoignage de ce phénomène. Peu à peu, le BDSM devient un fait social plus reconnu, voire acceptable. Mais il reste bien du chemin pour admettre que certains fantasmes sont incoercibles et parfaitement explicables. Tout le monde sait que la pendaison excite les sens, mais peu de gens admettent que quelqu’un de leur connaissance le soit. Sauf, peut-être au Japon. Les pays nordiques et germaniques semblent plus ouverts à cette possibilité. Il en va de même pour le fétichisme de la laine qui, peu à peu, devient admissible dans ses aspects les plus anodins, mais beaucoup moins dans leur relation au sadomasochisme. Mais le fétichisme, de manière générique devient plus acceptable, ce qui permet de s’affirmer comme amoureux de la laine, tant que ce n’est pas pour dire qu’on veut étouffer ou se faire pendre et étrangler dedans. Ces deux passions sont à la rencontre des pulsions de vie et des pulsions de mort, la pendaison se résout dans le fantasme de mort, le fétichisme de la laine se résout dans le sens de la vie. La pendaison est une naissance dans la mort, la laine est une mort dans le fantasme du ventre protecteur et chaud. Les deux étaient faits pour se rencontrer.       APRÈS PROPOS   Il ne fait pas de doute que cette description historique de la pendaison, des gibets et du fétichisme de la laine n’est pas exempte de prises de position très spécifiques et liés à un corpus de fantasmes qui sont propres à l’auteur. Le lien entre le gibet et la laine est ténu aux yeux de ceux qui ne sont liés ni à l’un ni à l’autre. C’est normal et cela laisse la place à mille autres perversions. Imaginons maintenant un gosse de 11 ou 12 ans dans un gymnase. Il s’est déshabillé pour endosser sa tenue de sport. Il se met à contempler avec gourmandise un camarade au visage d’ange et portant d’épaisses chaussettes de laine lui montant jusqu’au-dessus des genoux tout en marquant de gros plis sensuels. Il provoque son camarade qui se jette sur lui et lui enserre le cou entre ses jambes. Le gamin agrippe les chaussettes de laine couleur bordeaux chiné qui lui serrent le cou devant des camarades hilares. Le gamin s’étouffe, il se sent partir, impuissant, agrippant les grosses chaussettes de laine. Soudain, il est envahi d’une sensation de plénitude pour finir au bout de longues minutes par éjaculer dans son short. Les fantasmes de pendaison comme le fétichisme ont besoin d’un déclencheur, d’un événement princeps qui met en branle la machine fantasmatique. Soudain, toutes les potentialités fantasmatiques se concentrent dans une strangulation orgasmique, obsédante et révélatrice. Toute la mythologie des gibets est construite dans l’inconscient collectif, poussant à la honnir autant qu’à l’adorer, à la fuir autant qu’à la rechercher. Un écrivain tel que Sylvain Tesson l’expose sans fard, dans son livre « NOIR » qui le montre en train de dessiner à longueur de temps des figures de pendus et justifiant tout cela par des considérations esthétiques. La pendaison fait partie des zones d’ombre de l’esprit humain, faites de délices et d’horreur, de peur et de désir, de principes de mort et de vie forcés de cohabiter dans un imaginaire aussi impérieux que difficiles à partager. Il ne me reste, à moi auteur, qu’à réfléchir sur cette imprécation qui me trotte dans la tête : « Tu fus pendu ! ». Et si vous n’y croyez pas, allez vous faire pendre !  
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Par : le 12/01/26
Chapitre 54 L’élégance du contrôle   Le Sanctuaire Intérieur avalait la lumière. Ce n’était pas le lieu en lui-même qui m'importait — je l'avais aidé à concevoir, j’en connaissais chaque ombre. C’était l'atmosphère que mon statut et ma présence créaient. L'air, un mélange de cuir chaud et de cèdre, s'épaississait au moment où je prenais place. Mon costume noir, face à la nudité qu'elle allait bientôt arborer, était une déclaration d'intention. L'autorité n'a pas besoin de parure. Elle était déjà là, sur la plate-forme. Elle. Je voyais l'excitation trembler dans ses membres, la faim dans ses yeux qui ne devaient regarder que moi. Les autres, les ombres, n'étaient rien. Elle était la seule lumière dans cette pièce, et cette lumière était à moi, pour que je la sculpte. "Regarde-moi. Pas eux." Ma voix n'était pas une question. C'était un ordre qui se nichait dans la gorge. "Tu es mienne ici, et ils ne sont que des ombres à la périphérie de ton plaisir." Le rituel commença. Je pris la canne en bois de rose. Elle savait. La canne n'était pas la brutalité ; c'était la précision, la mise au point du désir. Je lui fis signe de la main. Sans un mot, elle obéit. La soie minimale qu'elle portait — une simple parure de délicatesse — glissa le long de son corps, tombant sans bruit sur la plateforme en bois sombre. La lumière tamisée du Sanctuaire capta la courbe de son dos, la ligne parfaite de sa colonne vertébrale, la douceur de ses hanches fermes et la tension de ses cuisses. Elle était une statue de marbre chaud et tremblant, offerte dans son entièreté. Sa peau, pâle et lisse, contrastait de manière exquise avec les menottes en cuir qui retenaient encore ses poignets à la structure. Elle attendait, exposée, la promesse de la douleur et du plaisir inscrite dans l'inclinaison de sa nuque. Les premiers coups sur ses cuisses étaient un test, une lecture de son seuil. Un choc thermique vif, le rouge qui montait immédiatement. J'entendais son souffle se gâcher. Elle ne devait pas retenir. Puis je suis passé au rythme. Sur sa chair ferme, c'était une percussion sèche et régulière. Je construisais la douleur en une mélodie, transformant le mal en une tension croissante, une supplication silencieuse de son corps. Je l'ai sentie trembler, cette vibration profonde de la soumission totale. Je me suis penché. Ma main, grande, l'a forcée à maintenir le contact visuel. Ce moment était essentiel : le contrôle total après l'assaut. "Es-tu ici avec moi, petite ? Es-tu ouverte à la vérité de ton corps ?" "O-oui... Seulement pour vous." Sa voix, brisée, était la validation que je cherchais. Le baiser sur son épaule était une détente trompeuse, une signature d'appartenance. Je l'avais punie, je la récompensais. L'attente, maintenant, était insupportable pour elle. Je me suis redressé et j'ai pris le martinet en daim. Un son plus lourd, plus englobant. L'impact sourd sur son dos et ses cuisses ne laissait aucune échappatoire. Elle se noyait dans la sensation, et je la regardais couler. Puis, le rosewood est revenu pour la zone la plus sensible. Ses seins. Là, je cherchais le cri, la rupture. La douleur électrique la fit hurler et cambrer son corps contre les menottes en cuir. La discipline n'était plus qu'une fine ligne entre le plaisir et la souffrance, une ligne que seule ma volonté pouvait tracer. J'ai cessé. La tension était à son paroxysme, suspendue dans l'air lourd. Elle était un instrument accordé à la perfection. "Tu as terminé ta tâche, ma soumise. Maintenant, tu vas recevoir ta libération." C'était mon cadeau, ma loi. Je me suis glissé entre ses jambes. Mon autorité ne permettait pas la tendresse. Ma main a trouvé sa chaleur, et l'autre a saisi ses cheveux, l'obligeant à me regarder pendant que j'entreprenais ma tâche. Je l'ai doigtée sans répit, exploitant l'hypersensibilité de son corps. C’était brutal, rapide, le choc d'une intimité sans tendresse, mais commandée. Le contrôle absolu. Son corps entier se convulsa en un orgasme déchirant, un cri guttural qui a ignoré le murmure du club. Ses convulsions étaient ma preuve. Je la tenais, maître de la vague qui la submergeait. Je l'ai soulevée dans un baiser possessif. Le rituel était fini, mais la possession ne l'était pas. "Bienvenue à la maison, petite. Le reste de la nuit... est simplement à nous." J'ai glissé ma main vers le bas. J'ai libéré ses poignets des menottes en cuir. Le geste était rapide, définitif. "Maintenant, lève-toi." Elle a obéi, tremblante. Son corps, moite et marqué, était prêt pour l'ultime commande. Je ne l'ai pas habillée. Je l'ai soulevée sans effort, la prenant dans mes bras, son corps nu contre mon costume. Sa jupe de soie, toujours en bas sur la plateforme, est restée là. "Nous allons terminer en privé." Je l'ai portée à travers les ombres, ignorant les murmures et les regards. En tant que copropriétaire du Sanctuaire Intérieur, je jouissais de privilèges non négociables. Je me suis dirigé vers les quartiers réservés, des chambres privées équipées pour le jeu. La mienne était déjà prête. J'ai ouvert la porte de la chambre d'un coup de pied. À l'intérieur, l'atmosphère était plus feutrée, moins exposée. J'ai posé sa nudité sur le lit de cuir sombre. Je me suis penché sur elle. L'urgence n'avait pas diminué, mais l'acte devait être un achèvement intime. Je lui ai écarté les cuisses. J'ai fixé son visage, le souvenir du rosewood sur sa peau encore frais. Je l'ai pénétrée en une poussée féroce, l'acte brut de revendication du propriétaire dans l'intimité de ma chambre. J'ai utilisé le frisson de la douleur et la fatigue de l'orgasme pour dicter le rythme. Je me suis déchargé en elle, un grognement bas de satisfaction animale. J'ai marqué un temps. Mon poids est resté écrasant, un dernier rappel. Je l'ai fixée, le souffle court, ma possession absolue. Puis, d'un mouvement lent et délibéré, je me suis retiré. Je l'ai tenue, moite et soumise, avant de m'écarter et de m'asseoir sur le bord du lit, la laissant seule avec les répercussions de l'instant.     Aujourd'hui il n'y aura qu'un chapitre. Il y en a encore 15 chapitres. Un peu déçu par le nombre de livres ou ebook, qui veut dire zéro vendu, Donc peut-être ce n'est pas une bonne idée de le mettre ici gratuitement.   Disponible chez Amazon, Fnac et autres. Ou directement chez l'éditeur https://www.paypal.com/ncp/payment/XC2G5YKNPQH3E        
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Par : le 12/01/26
Le G. Le gibet se dressait à l’entrée de la ville, six piliers de pierre reliés par des poutres de chêne et qui formait un hexagone haut de dix mètres, posé sur un socle de maçonnerie de trois mètres. La construction se voyait à plus d’une lieue et le voyageur pouvait l’apercevoir bien avant de voir la ville elle-même et sa poterne médiévale coiffée de toits coniques. Adossée à l’une des traverses, une lourde échelle attendait les condamnés et leur bourreau. Cette échelle mal dégrossie était faite de deux troncs écorcés auxquels on avait lié et cloué des rondins qu’il fallait sans cesse rectifier. À chaque traverse étaient nouées une ou deux grosses cordes de chanvre que l’usure avait rendues molles et poilues. Chacune se terminait par un nœud coulant à ses deux bouts. Le premier étranglait la poutre, le second se balançait au vent, sorte de gros poing à six ou huit doigts dont le pouce attendait de se serrer sur une gorge. Il était habituel que quelques corps, deux, trois, parfois jusqu’à une dizaine se décomposassent lentement au milieu du tournoiement coassant des corneilles du lieu. Un vaste pré entourait l’édifice. C’est dans ce pré que la foule s’amassait lors des pendaisons d’exception. Quand on exécutait un criminel très odieux, plusieurs victimes à la fois, des femmes et des enfants qui constituaient un spectacle très recherché. On les pendait et on les laissait pourrir là jusqu’à ce que le corps se détachât de lui-même, ou enfin que l’on manquât de place pour un nouveau supplice. La puanteur extrême ou une fête comme Noël ou Pâques étaient aussi des occasions de dégarnir le gibet de ses hôtes suintants. Le lieu était loin d’être désert. De jour comme de nuit une confrérie de visiteurs tournait autour de la construction. Cela commençait par les sorcières et les devins à la recherche d’ingrédients magiques pour leurs philtres et fétiches. Certains venaient y gratter le bois de l’échelle et les plus audacieux grimpaient racler les traverses. La corde était aussi recherchée, on en tondait des brins et l’idéal était d’en dérober un peu qui était imprégné du sang ou des humeurs d’un pendu. Les cadavres étaient aussi une source abondante de matières magiques, à commencer par les dents qui se détachaient des crânes pelés, les cheveux et les ongles des mains et des pieds. Ces derniers étaient d’un accès plus facile car les pieds d’un pendu se trouvaient à deux mètres environ de la base et il suffisait de lever les mains pour les arracher. Il fallait dans ce cas leur enlever leurs bas de laine, de gros bas en laine grise que leurs convulsions avaient fait glisser sur leurs mollets en plis épais. Ceux des femmes pendues étaient plus difficiles à ôter car elles avaient les jambes ligotées ; de ce fait, il fallait leur délier les jambes et les pieds, puis tirer sur les bas pour dénuder le pied. Cela prenait du temps et forçait à palper la pendue. Bien de ceux qui s’y étaient risqués avaient senti la suppliciée frémir, perçu une chaleur dans les jambes, témoin d’une parcelle de vie qui rodait, sournoise au bout du corps étranglé. La peur les faisait fuir quand, au contraire, un désir étrange ne leur faisait pas baiser ces pieds vêtus de gros tricot qui paraissaient tressaillir à ces attouchements. Le risque de pratiquer de telles actions était considérable car les gardes avaient ordre de brancher les rôdeurs sans procès, en leur liant sommairement les mains dans le dos. Les ongles des mains des mains étaient aussi plus recherchés et vendus plus cher car plus hauts et, donc plus éloignés. Ils forçaient le voleur à se suspendre au pendu, à grimper sur le corps. Le spectacle de ces accouplements était étrange et macabre, quelques sorcières racontaient avoir joui de la verge d’un pendu encore chaud et d’aucuns chapardeurs du soir avaient éjaculé sur la chemise de grosse toile d’une jeune pendue alors qu’ils l’enlaçaient en se balançant avec elle dans le vide, à près de deux mètres du sol. La langue était un matériau de prix, comme les yeux car il fallait les disputer aux oiseaux et les prélever sur des cadavres frais. Une langue bien gonflée et bien noire d’une femme ou d’un enfant pouvait guérir de bien des maux. Pour prélever ces merveilles, il fallait souvent ouvrir au couteau la cagoule de tissu feutré que la corde serrée retenait autour du cou et empêchait d’arracher. Au sommet de l’échelle, parmi les produits fournis par le gibet se trouvaient le sexe et, bien sûr, le sperme éjaculé par les pendus dans leurs convulsions. Il fallait couper le sexe alors qu’il était encore raide et écumant. C’est pourquoi le bourreau en faisait le plus souvent commerce lui-même en le coupant discrètement juste après que la foule se fut dispersée, le supplicié étant enfin mort après avoir dansé un long moment au bout de sa corde. Les nuits de pleine lune, les sorcières venaient cueillir une improbable mandragore qui pouvait pousser si le sperme s’était projeté au-delà des marges du socle. Bien des herbes innocentes étaient baptisées mandragore pour plaire aux chalands par des sorcières de mauvais aloi. Le vit d’un jeune garçon n’avait tout simplement pas de prix et était confit dans une fiole qui lui conservait sa précieuse raideur par des artifices inavouables. Le jour des pendaisons, les femmes infertiles et les vierges à marier venaient se promener de près, cherchant le privilège de pouvoir passer sous le corps d’un pendu juteux. Lui toucher le pied, oser aller jusqu’à caresser sa verge éructante, recevoir quelques gouttes d’urine et de sperme garantissait à ces filles un avenir plein d’enfants redondants. Combien d’inséminations magiques ont pu ainsi se produire près du gibet. Il fallait aussi compter avec les familles des victimes qui cherchaient à récupérer le corps pour lui donner sépulture. La peine pour un tel forfait était connue, elle était de venir se trouver à la même poutre et finir pendu près de ce parent trop aimé. Cela s’était produit souvent, mais ne dissuadait pas les passions familiales et n’était pas grand-chose en comparaison de savoir que l’un des siens devait pourrir pendu au regard de tous les passants. Une garde incessante s’exerçait autour du gibet, mais la corruption et la pitié l’emportaient en général et le gibet ne gardait que rarement tous ses fruits. Tout cela explique que le gibet, loin d’être un lieu désert, était un lieu de visite et d’activités silencieuses de nuit comme de jour, tout au long de l’année. Cet endroit familier finissait même par attirer une faune qui n’avait que peu d’intérêt direct pour les pendus eux-mêmes. Certains amoureux venaient s’y donner du frisson à peu de prix, les prostituées venaient racoler là des rêveurs troubles comme des poètes comme Villon qui se sentaient voués à la corde. Tous savaient aussi plus ou moins que la vue d’un pendu raidit bien des verges paresseuses. Les jours de pendaison, au milieu de la foule se promenaient les putains et les filles faciles qui cherchaient les bites raidies dans les hauts de chausses et les hommes hébétés qui contemplaient le spectacle en suant, fascinés. Pendant le supplice, il était fréquent de voir une prostituée, le dos tourné à la potence, accouplée à un homme qui la baisait ou se faisait branler en regardant fixement l’agonie du supplicié. Bien de ceux qui avaient joui ainsi se retrouvaient un jour être l’objet du spectacle. Mourir au bout d’une corde, en cette fin du Moyen Âge était un destin courant et bien moins cruel que la peste. Les gardes, qui n’étaient pas en reste de tels plaisirs, n’empêchaient jamais ces actes dont ils tiraient bénéfice en maquereautant les putains. Les mères quant à elles se contentaient de pousser leurs enfants sur le devant de l’assistance pour qu’ils puissent mieux voir le supplice sans assister aux débauches. Le bourreau avait en général le bon goût de ne pas expédier l’exécution trop vite afin que tous ceux qu’elle attirait pussent en tirer tout le plaisir attendu. Plus d’un bourreau connaissait des techniques précises pour retarder la mort, quitte à retenir le patient par les jambes en prétextant tirer pour abréger ses souffrances. Une grosse corde bien souple et molle dont le nœud coulissait lentement suffisait le plus souvent à faire durer le supplice plus de dix minutes, voire un quart d’heure. On connaît même plus d’un supplicié qui n’avait pas perdu la vie après plus d’une demi-heure au bout de la corde. Bien sûr les convulsions duraient rarement plus de cinq minutes, cédant la place à un lent repli des jambes tremblantes, qui finissaient par se relâcher. Mais le corps inerte qui se balançait au gibet n’était pas encore complètement étranglé, le dernier souffle emprisonné dans sa gorge le laissait paisiblement s’enfoncer dans un sommeil plein d’orgasmes calmes. Pendre, en ces temps-là, ne devait jamais être un geste rapide et miséricordieux. Expédier le condamné en quelques secondes eut spolié trop d’intérêts, voire, même ceux de la victime qui ne craignait que rarement son agonie, sûr qu’il était de mourir en jouissant intensément. Rompre un cou trop vite était une honte qui privait autant de la jouissance de voir danser le pendu que des activités liées à la pendaison. C’est ainsi que la foule pendit méticuleusement un maladroit qui avait mal branché un brigand de belle figure. Le bourreau devait donc méthodiquement connaître tout l’art du nœud et du geste qui faisait que la strangulation se prolongeât de longues minutes. Cela donnait tout le temps de voir les spasmes et de pouvoir partager l’orgasme avec la victime qui manquait rarement de jouir au bout de sa corde. Les hommes éjaculaient avec leur sexe écumant et monstrueusement grossi, mais il est des femmes que l’on a vu montrer un visage d’extase après le supplice, démontrant ainsi qu’elles aussi y trouvaient un plaisir intense. Pendu et étranglé était le terme en usage et aucun bourreau ne devait l’ignorer. Il fallait que le pendu sente chaque instant de sa strangulation, qu’il se débatte pendant un temps infini, avant de s’abandonner à l’étreinte du nœud coulant. Ce matin-là, on devait mener à la potence toute une famille de paysans qui avaient fait métier d’étrangler les voyageurs de passage dans leur ferme. Les visiteurs qui se montraient un peu riches étaient accueillis avec beaucoup d’amabilité par ce couple avenant et leurs trois charmants enfants, deux garçons et une fille. La gamine était gironde, avec un visage blond et souriant, allant sur ses seize ans, elle dégageait une belle poitrine de sa lourde robe paysanne. Elle avait de longues jambes qu’elle montrait facilement et dont on devinait la douceur sous ses bas de grosse laine, enfoncés dans de rustiques sabots de bois. Les deux garçons avaient onze et douze ans et semblaient bien espiègles, prompts à se tripoter et à jouer à s’étrangler mutuellement pour s’amuser et se donner du plaisir avec les longes de l’étable. Le visiteur était réchauffé et on lui servait un repas de viande arrosé d’une grande quantité de vin, au point qu’il chancelait en se levant pour gagner son lit dressé dans la pièce d’à côté. Un lit avec des montants robustes. Les enfants semblaient se plaire à jouer avec lui jusque dans son lit et la jeune fille avait l’air de penser à partager sa couche. Tout en lui racontant qu’elle avait encore vu une pendaison qui lui avait bien plu. Le couple, étonnamment libéral, laissait faire et ne se montrait point. L’homme en chemise de nuit et en chausses de laine se laissait submerger par les enfants et l’adolescente dont les formes sous la robe de laine le faisaient bander. Il pensait à un jeu quand la jeune fille déroulait une très longue écharpe de gros tricot de laine brune dont elle lui entourait le cou contre le froid de la nuit. Il ne prenait pas garde, sa main sur son vit, qu’une ombre avait surgi et tirait par-derrière l’écharpe autour des montants du lit pour la nouer solidement et y passer un bâton robuste. La fille soudain se jetait sur lui et les garçons l’attrapaient par les pieds. Alors le père tournait le bâton dans l’écharpe et lentement, très lentement l’homme s’étranglait. Au début cela raidissait son sexe, puis, tour après tour, l’écharpe de laine se tendait, durcissait. Il faisait des bonds dans le lit, laissait échapper des gémissements rauques, ses jambes maintenues chacune par un garçon aidé par la mère, se débattaient en désordre, ses bas en laine glissaient sur ses jambes, mais les garnements tenaient ferme et ne lui laissaient aucune chance de se redresser. La victime se convulsait, faisait des bonds sur le lit, s’arc-boutait sous le poids de la fille, alors que son cou s’étranglait et que ses pieds étaient maintenus, la fille sentait alors sa verge devenir le sommet de son corps et la frapper droit dans son sexe. Il mourrait délicieusement en éjaculant sous le poids de la fille, le nez dans ses seins gonflés par l’excitation. Elle avoua avoir souvent eu un orgasme à contempler le visage écarlate, la langue sans forme sortie et à ressentir les convulsions de ses victimes dont le sexe dressé heurtait son ventre. On sortait ensuite le cadavre du lit, le déshabillait et on l’enterrait de nuit derrière la grange, à l’abri des regards éventuels venant du chemin. Ce furent leur garde-robe trop riche, leurs dépenses sans rapport avec leur condition qui attira l’attention du prévôt qui enquêtait sur plusieurs disparitions qui avaient eu lieu dans la région. On chercha longtemps des preuves jusqu’à ce qu’on se décide à creuser derrière la grange, là où les chiens creusaient en vain attirés par une rumeur d’os. On exhuma plus de dix cadavres dont le plus récent montrait encore les traces de sa strangulation, mais plus celles du plaisir qu’il y avait pris. Injuste. Toute la famille fut arrêtée et conduite à la prison de la ville pour y être questionnée. La foule s’était massée pour les voir conduire au château, ligotés et bâillonnés afin que seul le juge puisse les entendre. On leur fit subir l’eau et le chevalet pour leur faire avouer ce que l’on savait déjà. Les juges procédèrent à la torture pour le simple plaisir de voir les corps encordés se débattre sur les bancs de souffrance, mais ils eurent à cœur de ne pas les mutiler pour ménager un supplice réussi à la foule qui l’attendait impatiemment. Le procès fut bref et le juge les condamna à être menés au gibet pour y être pendu par le cou et étranglés de sorte que leur mort fût lente et angoissante. Les enfants, malgré leur jeune âge, furent convaincus de malice et de vice profond, ils n’échappèrent donc pas à la sentence de la hart qui fit frémir de pitié comme de plaisir l’assistance. Pendre des enfants révoltait la morale et excitait les sens. En ces temps troublés, les sens triomphaient facilement des grands principes et l’on voyait souvent des enfants agoniser au bras des potences pour le plus grand plaisir des foules avides. Afin de pouvoir rameuter le plus grand public possible, on décida que la quintuple pendaison aurait lieu une semaine plus tard, juste pour le jour des morts. Le bourreau était un homme de trente ans au physique avenant que cachait sa tenue impressionnante, un pourpoint rouge, des hauts de chausse et des bas de laine tricotés de la même couleur que recouvrait une houppelande écarlate qui le montrait rarement, sauf aux exécutions. En ces moments, le bourreau n’était guère l’objet des regards qui se concentraient sur l’agonie du supplicié. Aussi peu de gens eussent pu décrire le bourreau en dehors de ses habits de sang. Sa femme, jolie mégère de vingt-cinq années, vive et connue pour son goût immodéré des sensations fortes et sensuelles, s’était prise de passion pour l’art nouveau du tricot. Elle passait son temps à le pratiquer et il n’était pas rare de la voir tricoter des bas sous la potence où son mari officiait. Elle offrait et imposait ces bas de grosse laine à tous les condamnés, si bien que le pendu au-dessus d’elle rendait l’âme pendant qu’elle tricotait ceux de celui du lendemain. Se faire offrir des bas en laine par la bourrelle était devenu présage qu’on serait bientôt pendu. Autant dire que ses offrandes trouvaient peu de preneurs chez les honnêtes gens qui se contentaient de chausses cousues à l’ancienne mode. Elle tricotait ses bas avec une laine grise au ton incertain, ils étaient toujours trop longs et affublaient les jambes de gaines informes retenues aux cuisses par des lacets de laine qui cédaient souvent. Mais elle aimait trop cela pour y renoncer et la signature du bourreau était en grande partie devenue le fait que ses pendus portaient de gros bas affaissés sur leurs mollets. Hommes, femmes, enfants, nul n’y échappait dès lors qu’il avait le cou serré dans une corde de son époux. On murmurait même qu’elle n’eut su faire l’amour sans en porter et en faire porter à ses nombreux partenaires. Cela redorait le blason de ces bas maudits, même s’il était connu que ses partenaires seraient le lendemain les victimes du nœud coulant que maniait si bien le bourreau. Porter ses bas était devenu signe de mort et de débauche. Plus d’un se trouvait fasciné par cette idée morbide et réclamait à sa femme qu’elle lui tricotât des chausses de grosse laine. C’est peut-être ainsi que se développa le goût du tricot dans la plèbe de ce début de la Renaissance, entre le lit et le gibet. On appréciait le tricot qui permettait à la chausse de serrer la jambe et ajouter à la sensualité du bas. La bourrelle venait toujours aux exécutions ; elle se postait au bord de l’estrade et, assise sur un petit banc ou, quand celui-ci manquait, sur un rouleau de cordes, elle sortait ses aiguilles et sa laine et se mettait à tricoter. Des chalands, dans la foule, l’apostrophaient pour admirer son travail ou pour lui commander une paire de ses bas. Aucun n’eut osé se moquer de la femme du bourreau, cette belle et forte femme en grosse robe rayée et qui portait dans des sabots de cuir une paire de ses bas de grosse laine grise. Quand un pendu faisait mine de perdre un de ses bas dans l’agitation désordonnée de ses jambes, il arrivait souvent qu’elle vint le remonter avec compassion le long de sa jambe. On disait qu’elle en profitait à ce moment pour malaxer sa bite sous la chemise. Son beau visage, encadré d’un chignon blond, rougissait toujours en faisant cela et ses yeux de porcelaine devenaient vagues. On reconduisit les condamnés dans leur prison où, chacun dans une cellule isolée, attendit la corde qui devait l’étrangler à son tour. Ils passèrent la semaine, reclus, pieds et poings liés sur une paillasse, vêtus, en raison du froid piquant d’une longue chemise en épaisse flanelle et de gros bas de laine grise serrés par les cordes. Les bas avaient été généreusement offerts par la bourrelle, bien sûr, qui exigea qu’ils soient portés par les cinq condamnés. Ceux-ci n’y virent point d’inconvénient car il faisait vraiment froid. La grosse couverture grise et poilue qui recouvrait la paillasse ne suffisait pas à les préserver du froid du cachot. Ils étaient ligotés et avaient du mal à se glisser et s’enrouler dans cette couverture lourde et épai. Chaque nuit, le bourreau venait dans la cellule de la jeune fille, lui enfonçait un bas de laine dans la bouche et serrait l’autre sur le visage, lui déliait les jambes et la baisait furieusement en lui racontant tous les détails de son futur supplice et des raffinements qu’il inventerait ce jour-là pour qu’il fût pire. Il ne l’étonnait guère car elle avait vu autant de visages strangulés que lui. Alors elle se laissait paisiblement fourailler et en jouissait en gémissant de bonheur sous son bâillon. Le bourreau ignorait que la bourrelle rendait visite aux garçons et les masturbait charitablement après les avoirs aussi bâillonnés avec des grandes chaussettes qu’elle transportait toujours en quantité, rêvant secrètement qu’un jour, ses bas serviraient de corde pour le gibet. Quand ils se débattaient ou pleuraient trop, elle leur couvrait la tête avec leurs couvertures et les caressait alors qu’ils se tortillaient en étouffant sous l’épaisseur de leur cagoule improvisée qu’elle leur laissait en partant. Elle se rendait ensuite dans la cellule du père qui la baisait avec bonne grâce, malgré ses liens. A lui aussi elle passait la couverture sur la tête et lui enveloppait le cou dedans comme avec un garrot douillet. Elle le retenait entre ses jambes et faisait rebondir son corps ligoté sur son ventre. Quand il montrait trop peu d’ardeur, elle l’étranglait un peu et jouissait beaucoup. Il en fut ainsi toute la semaine jusqu’au matin de l’exécution. La bourrelle en tomba enceinte d’un garnement qu’elle surnomma plus tard fils de pendu sans trop offusquer le bourreau qui n’avait pas non plus sa conscience pour lui. Le fils de pendu fit un excellent bourreau. Il avait assisté à tous les supplices et préférait de loin les pendaisons qui provoquaient chez lui une sorte de souvenir confus de douleur et de plaisir. Il passait souvent du temps dans la remise de l’exécuteur, parmi les bois de justices et les cordes, à caresser ces dernières et aussi à se les passer au cou. Il découvrit la jouissance ainsi, bien avant de la connaître avec les femmes. Au fond, son rêve fut toujours de baiser une de ses victimes. On dit qu’il y parvint plus d’une fois en achetant le gué et en volant le cadavre tiède d’une voleuse qu’il avait lui-même pendue. On dit aussi qu’il périt au bout d’une de ses cordes dans des circonstances étranges, pendu par une garce qui voulait l’exciter. On n’a jamais retrouvé cette garce... La foule s’était amassée compacte autour du gibet par ce matin froid et gris de la Toussaint. On était venu des villages avoisinants et même de l’autre ville située à plus de vingt lieues. Une tribune bien postée avait été dressée devant le gibet pour accueillir le seigneur de la ville et ses voisins. La foule des paysans, chaudement vêtue, attendait depuis le petit matin en buvant du vin chaud et dévorant des pains fourrés au pâté. Comme d’usage, de nombreux enfants se tenaient sur le devant, juste derrière les gardes qui leur faisaient face et qui ne verraient pas grand-chose du spectacle. Ils se tenaient chaud les uns les autres et étaient protégés par de gros bas montant jusqu’aux cuisses et enfoncés dans leurs sabots, ils portaient des houppelandes de laine et des bonnets tricotés. Beaucoup jouaient et riaient en simulant la pendaison et ses spasmes. Plus d’un étaient des habitués. Derrière les enfants, la foule des adultes se tenait serrée aussi, contemplant le gibet dégarni de ses cadavres. Les prostituées cherchaient en se glissant entre les gens des clients avides et se plaçaient tout contre eux en remontant discrètement leurs jupes sur leurs bas de laine. Quand le matin fut levé, le bourreau et ses aides vinrent sur le gibet pour y installer les cordes. On avait aussi détaché les vieilles cordes et il lança par-dessus deux traverses cinq longues cordes terminées par de gros nœuds coulants ayant chacun au moins huit tours. C’étaient de grosses cordes très souples, “des étrangleuses” disait-il. Faites de chanvre et de soie, elles étaient souples et les nœuds coulissaient magnifiquement. L’autre extrémité de chaque corde restait enroulée sur le sol laissant largement de quoi au bourreau pour hisser le condamné, ainsi qu’il avait décidé de le faire en cette occasion pour ne pas courir le risque de leur rompre le cou. Vers huit heures du matin, toute l’assistance était là et commençait à faire entendre une rumeur d’impatience. Le bourreau quitta le gibet et se rendit avec ses aides, deux beaux garçons de dix-sept et dix-huit ans, à la prison. Il se rendit dans la cellule de la mère qui l’attendait sans prier. Il lui délia les pieds, lui enroula les bras dans une corde pour mieux la ligoter, puis il enfonça un bâillon dans sa bouche en prenant garde qu’elle ne le morde pas. Il passa sur sa tête une épaisse cagoule de gros tissu feutré écru qui descendait jusqu’aux épaules en replis et passa à son cou un énorme nœud coulant prolongé d’une courte corde. Il le serra assez fort pour qu’elle en gémisse. Les deux aides la prirent par les bras et la guidèrent vers une charrette qui attendait dans la cour. Il fit de même avec le père et entraîna ensuite les garçons dont il entendait les sanglots étouffés sous leur cagoule. Il se rendit enfin dans la cellule de la fille dans laquelle il s’enferma. Après avoir vérifié que ses mains étaient bien attachées, lui avoir ligoté les bras, passé la cagoule et la corde, il baissa son haut de chausses et releva sa robe. Tenant sa verge raide il la lui planta dans le ventre pour éjaculer presque aussitôt en basculant sur la paillasse. Et la garce jouit de cette agression pourtant si brève. Il la porta lui-même jusqu’à la charrette qu’il mit en route. Ils parcoururent les rues pleines de tous ceux qui n’avaient pu parvenir jusqu’au gibet. Des maris, en voyant cela, menaçaient leurs épouses et leurs mioches de subir le même sort. Ils riaient. Dans la carriole, les condamnés avaient été liés aux ridelles de telle sorte qu’ils se tenaient à moitié assis et à moitié debout. La corde qui leur serrait le cou avait été attachée à des arceaux qui passaient aux deux extrémités du véhicule si bien que s’ils s’asseyaient, ils s’étranglaient eux-mêmes, mais leurs mains liées aux ridelles les empêchaient de se lever complètement. Les malheureux râlaient horriblement de cette position qui fit applaudir de nombreuses fois la foule très experte à détecter l’inconfort de la situation. La charrette arriva enfin au pied du gibet après s’être difficilement frayé un chemin au milieu des badauds. Il fallait éviter les jets de pierre car les pendus devaient être en bonne forme pour donner tout leur spectacle. On tolérait que des mains les pincent, que des filles touchent les condamnés en vue de leur fertilité, que des hommes ou des femmes brandissent des cordes de pendu pour se proposer pour la besogne, mais on ne pouvait accepter qu’on les estropiât avant la pendaison. Au pied de la plate-forme, on détacha les condamnés de la charrette et, un à un, on les guida en haut de l’escalier de pierre qui menait sous les cordes. Ils purent ainsi se tenir debout, sans rien voir, les jambes déliées. Le bourreau se saisit de la mère et lui retira sa corde pour la remplacer par celle, plus grosse, qui se balançait au-dessus d’elle. Pendant ce temps, on avait décagoulé son mari et ses enfants pour qu’ils puissent contempler son agonie. On la traîna sous le nœud qui lui était promis. Elle se tordait et tentait de résister en marmonnant sous sa grosse cagoule. Les deux aides la hissèrent sur un escabeau de bois d’un pied et demi de haut sur lequel ils la retinrent pendant que le bourreau, avec une bonne longueur de corde, lui ligota les jambes par-dessus ses bas de grosse laine qui s’étaient affaissés sur ses mollets et sur le bas de la longue chemise. Il palpa délicieusement les jambes à travers les replis de la laine et y enfonça ses cordes comme on entre un vit dans un ventre. On pendait les femmes ainsi pour que nul ne pût contempler ses secrets pendant qu’elle aurait balancé ses jambes dans ses convulsions. Hypocrites ! Ainsi ficelée, elle tenait à peine debout et l’un des aides la maintint fermement pendant que le bourreau assujettissait le nœud coulant bien en arrière et bien serré sous le menton. Son visage sculptait la cagoule et semblait montrer un complet désarroi. Nul prêtre ne se trouvait là pour lui donner les derniers sacrements, tous avaient refusé d’assister ces monstres dans leur calvaire. Avec son autre aide, le bourreau empoigna l’autre bout de la corde qu’il enroula autour de son bras et de sa taille. À deux, ils commencèrent de tirer lentement, très lentement. L’assistance se figea dans un silence total ponctué d'un lointain coassement des corneilles dérangées. On entendit le léger crissement du nœud qui doucement devenait plus dur et serré. Les pieds ligotés se dressèrent sur leurs pointes, les talons joints par les liens. Puis ils commencèrent de glisser sur le tabouret que le premier aide finit par faire basculer d’un léger coup de pied. Le corps tout entier s’affaissa. La corde se tendit en grinçant sur la traverse de la potence. Le cou sembla se tordre, la tête se renversant sur le côté à cause du nœud qui en se serrant avait coulissé vers l’épaule gauche. On entendit nettement un grognement inhumain sous la cagoule. Le corps s’arc-bouta, puis il commença à se balancer d’avant en arrière. On voyait les mains liées dans le dos se crisper et s’ouvrir, tenter de remonter vers la corde, comme à la recherche de quelque support à agripper. Les pieds s’agitaient dans l’épaisseur des bas de laine et semblaient battre la mesure. Les convulsions s’amplifièrent, les jambes semblaient monter et descendre comme pour reprendre un invisible appui. Sous la robe, on voyait la poitrine se soulever et s’affaisser à la recherche d’improbables goulées d’air. Sous la cagoule, la langue turgescente fit une bosse qui dardait en s’agitant, la bave mouillant l’étoffe épaisse. Et le nœud continua de serrer encore comme une grosse main lui appuyant le cou. Le bourreau attacha expertement la corde à l’un des piliers du gibet pour ne pas avoir à résister aux secousses données par la suppliciée. Dans l’assistance, les murmures admiratifs se mêlaient aux soupirs des hommes branlés par les putains expertes. Quelques jeunes filles aux visages d’anges s’évanouirent d’horreur ou de bonheur en regardant la pendue se tordre dans une danse désordonnée qui l’étranglait inexorablement. Les enfants riaient, plus d’une personne passait ses mains à son cou pour s’assurer qu’elle respirait encore. La condamnée, elle, ne respirait plus et sa danse commença à ralentir alors que sa chemise était souillée d’une tache d’urine qui grandissait. Puis le corps sembla plus lourd, plus mou et les convulsions cessèrent. Le bourreau vint palper le pouls et se retourna vers l’assistance d’un air entendu, elle n’était pas encore morte. Mais il était temps de passer à un autre. On traîna le père, on le hissa sur l’escabeau et on lui passa la cagoule et la corde. Le bourreau et son aide commencèrent à nouveau de hisser l’homme à qui l’on n’avait pas ligoté les jambes donna une sorte de coup de pied qui renversa le tabouret si bien qu’il tomba dans le vide plus brutalement que sa femme. On craignit qu’il ne se rompît le cou, mais il était robuste et la foule pût le voir commencer de danser en battant furieusement des jambes. Ses gros bas de laine glissaient sur ses jambes et l’un d’eux avait à moitié quitté son pied comme un grotesque oriflamme. La bourrelle se leva tranquillement, posant le bas qu’elle tricotait dans une épaisse laine brune, et vint retrouver le pendu. D’un geste expert, elle tira sur la grosse chaussette et la remonta jusqu’en haut de la cuisse en palpant généreusement le sexe gonflé. Le pendu lui attrapa soudain le cou entre ses pieds et la retint, ses pieds dans leurs bas de laine bien tirés, se promenaient sur le visage en extase de la bourrelle, prenaient ses épaules comme appui et tentait de la stranguler. Cela dura près d’une minute car le bourreau comme la foule trouvaient le spectacle délicieux et parfaitement en accord avec la nécessité de prolonger l’agonie. Puis il empoigna sa femme et la libéra des pieds du pendu. Le supplicié pédalait dans le vide, il semblait mettre toute sa force à faire éclater les liens qui s’enroulaient par- dessus sa chemise. Ceux qui avaient la chance d’être au pied du gibet purent voir que son sexe avait considérablement grossi. C’étaient les enfants et une gamine reçut sur la joue une grosse goutte de sperme qui la fit hurler. Le bourreau attrapa les pieds du pendu pour atténuer les secousses et retarder sa mort qui risquait d’être trop rapide. On avait pendu plus d’un bourreau à la corde d’un supplicié trop vite parti. La mère, maintenant, était morte après dix minutes d’agonie et ressemblait à un sac de sable se balançant lentement dans le vide. L’homme, lui, luttait de toutes ses forces, le bourreau reçut un violent coup de pied dans le visage, heureusement atténué par la laine des chausses. Il le lâcha un moment et les jambes recommencèrent à battre la mesure pendant que le supplicié arrosait l’assistance d’urine et de sperme. Plus d’un homme dans l’assistance se branlait dans ses chausses quand il ne saisissait pas sa femme pour la baiser en lui serrant délicieusement le cou. Il était temps de pendre les garçons. On ne leur mit pas de cagoule car un gamin offre un trop joli visage au bout de la corde. Chacun des aides avait le sien et l’on allait les pendre ensemble, côte à côte. Le cadet hurla quand on le plaça sur l’escabeau et ses cris ne s’arrêtèrent que lorsque le bourreau serra brutalement le nœud sous son menton, cela devint un gargouillis informe de sanglots et de plaintes. Le plus grand s’évanouit la grosse corde du nœud coulant déjà serrée et il fallut le redresser et le gifler pour lui faire reprendre ses esprits. C’eût été tricherie que d’être pendu sans le savoir. Ils se retrouvèrent enfin, éveillés, debout et gémissant le nœud serré et retenus par les aides qui tenaient la corde de l’autre main. Aidés par le bourreau, ils commencèrent à tirer sur les deux cordes à la fois et allèrent les attacher vivement aux piliers. Les deux garçons avaient décollé ensemble et leur ballet funèbre fit frémir la foule. Ils relevaient violemment leurs jambes ligotées jusqu’à leur poitrine et les relâchaient violemment en de grandes secousses qui faisaient se resserrer leur corde. Leurs visages violacés exhibaient leurs grosses langues tuméfiées. Un groupe de gamins qui avaient entrepris d’étrangler une fille plus grande qu’eux en lâchèrent leur corde pour regarder. La malheureuse reprit son souffle et contempla stupidement le spectacle. Ses tortionnaires eurent tôt fait de la ressaisir et de la jeter au sol pour l’étrangler pour de bon. Ils se branlèrent copieusement en l’arrosant de leur foutre et admirant son visage tuméfié, le cou creusé par une des vieilles cordes du gibet volée la veille. Les deux gamins étaient à la fois chétifs et robustes, aussi le nœud coulant ne les étrangla pas vraiment. Ils étaient comme des pantins gesticulants, leurs bras liés leurs pieds partant dans tous les sens. On les entendait grogner, râler, cracher, le visage écarlate, les yeux divagants. Leurs langues violettes sortaient démesurément de leur bouche aux lèvres noires. Alors que leur père s’était enfin calmé et se laissait lentement enfouir dans la strangulation vers une mort paresseuse à venir, ils continuaient de vivre au bout de leurs cordes. Leurs têtes étaient renversées, le nœud était venu sous le menton en écorchant profondément le cou et du sang souillait le col de leurs chemises de grossière flanelle grise. Le plus grand éjacula, aucun des deux ne pissa. Le bourreau se dit que s’ils n’avaient pas fini de mourir après la fille, il leur tirerait sur les pieds pour leur rompre le cou, mais qu’il avait le temps pour cela. Il bandait durement dans ses chausses de laine rouge. Il vint vers la fille qui regarda insolemment la tache que son sperme commençait de lui faire et elle sourit. Elle monta d’elle-même sur le tabouret, le privant du plaisir de lutter avec elle. Il ne lui passa pas la cagoule pour la même raison que pour les garçons, les jeunes filles pendues sont si jolies à voir. Puis il lui lia les pieds et les jambes jusqu’aux cuisses pour mieux exalter ses formes sous l’étoffe. Il prit un grand plaisir à enrouler et serrer les cordes autour de ces jambes flageolantes sur l’escabeau, tout en palpant l’épaisseur de la grosse laine. Il plaça le nœud et le serra fortement. Elle éructa ce qui sembla être une insulte et tituba. C’est alors qu’il la hissa. Il regarda ses orteils sous la grosse laine grise se promener sur le tabouret en cherchant un appui, puis ils quittèrent le bois pour le vide. Son beau visage devint rose, rouge puis violet. On vit sous la peau fine battre les veines. Ses mains liées se mirent à broyer le vide. La langue sortit presque noire tandis que la salive se mit à couler en abondance de sa bouche béante. Les convulsions de la jeune fille pendue étaient frénétiques et son visage penché en avant semblait insulter la foule. Le bourreau lui attrapa les jambes et la retint un moment pour prolonger l’agonie. Il eut un orgasme à la sentir se convulser dans ses bras. Il avait enfoui son visage dans la laine des bas épais et sentait l’odeur de sa chair et de la laine qui l’excitait tant. Puis il la laissa lentement retomber dans un bruit de bois qui grince et de corde qui crisse. Il recommença trois fois en plus de dix minutes sans que la suppliciée ne ralentît ses spasmes. Elle n’avait pas uriné, s’étant retenue de boire pour ne pas montrer cette infamie. Il finit par la laisser pendre pour de bon, maintenant que son beau visage de vierge vicieuse était devenu une grimace aux traits marqués, aux couleurs violacées et que le regard était injecté et absent. Elle continua de danser et de maudire l’assistance avec ses pieds ligotés. Elle mourut enfin au bout de près d’un quart d’heure, enfin le bourreau le pensa-t-il en la voyant s’affaisser au bout du nœud coulant. Il se tourna vers les garçons qui continuaient de donner de vagues signes de vie, leurs bas de laine dessinant de furtives paraboles dans le vide. Leurs visages étaient devenus presque noirs et bleuâtres et la corde leur avait allongé le cou sans le rompre. Leurs langues pendaient sans baver et le bourreau put constater que le plus jeune avait aussi lâché son sperme. Il décida que près d’une demi-heure de pendaison leur avait suffi et il attrapa le premier par les pieds en donnant une vigoureuse secousse. Le gamin eut une violente convulsion puis il cessa de bouger. La foule mécontente l’empêcha de faire la même chose à l’autre qui mourut certainement mais on ne sait pas quand. On dit dans la légende qu’on le laissa pourrir vivant au bout de sa corde. La jeune fille s’était laissé ligoter les jambes sans broncher. Elle avait même plutôt aimé la sensation des cordes qui se serraient sur la laine et l’étoffe épaisse de sa robe. Ses mains liées dans le dos étaient engourdies et quand on lui lia les bras, cette sensation s’amplifia désagréablement. Elle sentit l’odeur âcre du chanvre sur son visage, puis la corde se pressa contre son cou fin. Juste sous le menton, elle sentit la pression du nœud comprimer sa glotte et sa respiration se fit sifflante. Derrière son cou, les torons de la tortouse s’appuyaient sur sa nuque dans un contact dur. Elle chancela, déséquilibrée et le nœud la retint en se serrant encore un peu, elle frissonna de ce début de pendaison. Dans l’attente du supplice qui tardait de longues secondes, elle put contempler en tournant sur la pointe de ses pieds, les corps de son père et de sa mère qui oscillaient lentement sous la brise froide et les mouvements ralentis de ses frères dont les convulsions avaient cessé. La foule était entièrement tournée vers elle et négligeait les autres pendus. Le chagrin l’étreignit, faisant battre son cœur plus vite et l’étourdissant. Elle ne sentait plus ses mains qui avaient tant servi à étrangler et qui ne pouvaient pas la sauver de sa propre strangulation. Sur la tribune, en bonne place, deux couples de seigneurs la contemplaient. Elle vit le plus jeune, celui de la ville d’à côté, assis près de sa belle, ses genoux couverts d’une couverture contre le froid et l’immobilité. Il la fixait dans les yeux et elle sut qu’il attendait de voir son regard s’égarer quand elle quitterait le sol. La jolie baronne se tenait droite sur son siège et la regardait aussi, mais, distinctement, elle réalisa que sa main était posée sur le sexe de son époux qu’elle serrait et flattait du mieux qu’elle pouvait. Ces deux-là avaient la réputation de se promener près des gibets et elle se demanda ce qu’ils viendraient faire de son corps si leurs troubles désirs les prenaient. Ils étaient sûrs de leur impunité, eux. Elle les vit échanger un regard complice et lubrique au moment où une douleur brûlante lui ceignit le cou. Elle était tirée vers le haut par la boucle de corde qui lentement s’étrécissait. Le cri de malédiction qu’elle poussa se mut en un raclement rauque. L’extrême pointe de ses pieds cherchait, à travers la grosse laine des bas tricotés à la nouvelle mode, le contact ultime avec le bois de l’escabeau. Une dernière goulée d’air frais se glissa dans sa gorge alors que le sol se dérobait et qu’elle se sentit tomber au bout de sa corde. Elle n’avait pas imaginé que cela pût serrer si fort. Elle se cabra plusieurs fois pour chercher encore de l’air, mais rien ne vint. Ses yeux éblouis ne distinguaient plus rien et son corps soudain immensément pesant lui paraissait s’allonger dans l’espoir vain d’atteindre le sol devenu si lointain. La douleur à sa gorge était horrible, ses poumons lui semblaient devoir exploser et elle sentait la congestion de son visage comme une brûlure. Elle sentait sa langue gonfler et l’étouffer dans sa bouche et être poussée vers l’extérieur dans un spasme qui dégorgeait de salive. Puis la cohorte des douleurs sembla s’envelopper d’un brouillard tiède et moite. La strangulation devint une sensation confuse et le besoin de respirer céda la place à un commencement de sommeil engourdi et fébrile. Cette sensation la prenait tout entière et son être semblait mieux étreint que par la corde de pendu qui étranglait son cou. Une vague ardente et délicieuse la parcourut, de ses pieds ligotés dans la laine jusqu’à ses cheveux qui s’étaient dressés. Elle sentit venir l’orgasme, peu à peu, inexorable et ineffable, d’une lenteur et d’une intensité extrême. Elle se prit à rythmer son plaisir de coups de reins lents et vigoureux, elle baisait avec la mort. Le vit du démon des pendus s’était insinué entre ses jambes liées, sous l’épaisse flanelle de la robe et entre ses jambes serrées, il limait son ventre comme aucune verge auparavant. Elle jouit, jouit encore, sa langue sortait dans un baiser invisible cherchant le contact avec l’invisible force qui la retenait pendue. Elle sentit plusieurs fois qu’on lui retenait les jambes et c’était comme si le vit énorme qui lui donnait tant de plaisir se retenait d’éjaculer. Son retour était à nouveau une douleur, une réminiscence de son supplice et de la corde de chanvre et de soie épaisse et serpentine qui hantait un souvenir lointain. Elle sentait le vide au bout de ses pieds qui avaient froid dans la laine, loin du monde des vivants, elle qui n’en était presque plus. Puis elle fut libre de s’abandonner et sombra dans un sommeil délicieux, le ventre sailli, la langue plantée dans ciel et le visage en extase. Puis une douleur violente lui déchira la nuque et brûla intensément sa gorge à vif. On lui avait délié les pieds, mais le haut de son corps restait ligoté. La grosse corde était encore serrée à son cou, mais elle n’était plus pendue. Elle gisait sur un lit, sur une épaisse couverture de laine, emmêlée dans les longueurs de la corde. Ses yeux purent enfin distinguer, au pied du lit, le jeune seigneur qui se tenait vêtu seulement de ses chausses de grosse laine et qui échauffait son sexe. Elle n’eut la force ni de bouger ni de pousser un gémissement. L’homme se coula sur le lit pour contempler son visage qu’elle savait marqué d’un sourire béant et dont la langue tuméfiée sortait toujours. L’homme embrassa cette langue, palpa ses seins sous l’épaisse chemise, descendant son regard vers sa touffe humide d’une interminable jouissance. Il prit à plaine main ses cuisses gainées de grosse laine pour venir lécher cette humidité qu’elle savait mêlée au foutre du démon. Elle eût supporté le viol, mais pas le vol de ce foutre magique. Repliant ses jambes, elle prit le cou du jeune baron entre ses genoux et le renversa sur le lit. Il voulut appeler, mais les jambes de la jeune fille étaient aussi fortes que la corde de pendu qui l’avait suppliciée. Elle serra de toutes ses forces et maintint son étreinte en le rabattant à gauche et à droite comme un fauve qui achève sa proie. L’homme se débattait, grognait, sa langue sortait, il éructait. Elle put voir qu’enfin il bandait et se promit de le garder entre ses jambes jusqu’à ce que le foutre jaillisse. Elle tenait maintenant la gorge du jeune homme entre ses mollets, la sentant palpiter à travers les replis de la grosse laine de ses bas. Elle se sentait jouir à ce spectacle, comme accompagnée du démon revenu s’accoupler à son ventre. Le jeune baron explosa, souillant le lit de longs jets de foutre. Elle desserra ses jambes et se dressant d’un bond sur le lit lui marcha sur le visage, le palpant du bout des bas de laine pour garder l’équilibre. Elle finit par appuyer de toutes ses forces avec son pied sur le cou, tant et si bien que le jeune seigneur ne bougea plus. Alors, se contorsionnant, elle parvint à saisir sa dague et à libérer ses mains. Elle desserra son nœud coulant, mais le garda à son cou, elle rassembla la corde et se glissa hors de la chambre. Derrière la porte de la chambre, elle trouva la jeune femme du baron que celui-ci avait ligotée et bâillonnée pour qu’elle assiste à son forfait sans y participer. Il lui avait fait porter des vêtements de condamnée et la jeune fille y vit un heureux présage. Elle promit à la jeune femme la vie sauve en échange de sa liberté, aussi, cette dernière lui montra une porte dérobée qui servait au baron pour ses équipées nocturnes près du gibet. Elle put s’esquiver en silence, traînant avec elle la baronne toujours liée, pour partir retrouver les siens pendus au gibet. Son père, sa mère et son plus jeune frère étaient morts et raidis au bout de leurs cordes et elle s’en désintéressa. Elle s’approcha du plus grand qui se balançait comme les autres mais dont le visage n’avait pas tourné au gris. Elle prit ses jambes et sentit en effet ses pieds frémir dans leurs gros bas. Elle le souleva, sentant son corps tiède et ses jambes fines sous la laine grise. Elle le tenait ainsi tout en cherchant à dénouer la corde du pilier. Elle y parvint enfin, au prix d’efforts insensés. Elle tint sa promesse et laissa la vie sauve à la baronne en se contentant de l’encorder à l’un des piliers. Toutefois, elle lui passa une corde au cou et la fit monter sur un tabouret oublié là car il lui manquait un pied. La jeune femme resta là, en équilibre instable, prête à se pendre elle-même au moindre faux mouvement. La jeune fille était trop pressée pour attendre ce qui se produisit au bout d’une demi-heure, la jeune baronne glissa et commença de s’étrangler très lentement en se convulsant dans ses liens qui la retenaient au pilier. Les grosses cordes qui la ligotaient glissaient peu à peu le long des pierres rugueuses. Chaque contorsion serrait le nœud coulant, celui-là même qui avait étranglé le frère de la jeune fille et qui était suintant de sang. Sa tête se penchait en avant, ses pieds cherchaient le sol qu’elle espérait vainement retrouver à travers la laine de ses bas. Ses mains liées dans le dos s’écorchaient sur la pierre et l’air devenant de plus en plus rare, elle se sentit peu à peu s’étrangler en jouissant d’une merveilleuse façon. C’est ainsi que les deux gardes avinés qui surveillaient le gibet virent deux pendus s’enfuir avec leurs cordes. Ils devinrent fous et ne songèrent pas à libérer la baronne. On les comprend. Le jeune garçon revint à la vie au prix de soins attentifs dont le moindre fut de se faire masturber longuement par sa grande sœur. Comme elle il tint à garder au cou la corde qui l’avait pendu. Un signe, un souvenir de son premier véritable orgasme. C’est peut-être lui qui vint une nuit, aidé de sa grande sœur étrangler le bourreau dans son lit avec une de ses cordes de chanvre et de soie, mais avec la méthode utilisée par ses parents. On retrouva le bourreau étranglé, les cuisses pleines de sperme, bâillonné avec un gros bas de laine grise tricotées par sa femme. Le lit montrait que plusieurs personnes s’étaient violemment agitées dans ce lit à des jeux de plaisir et de mort. Personne ne vint plaindre ce bourreau- là. La bourrelle, folle de chagrin, tricota des bas extrêmement longs et épais. Elle en enfila une paire, se bâillonna avec une seconde paire, se lia elle-même les mains avec un autre réservant le dernier à ses pieds. Elle passa la tête dans un nœud coulant fait de la paire restante et mourut lentement, pendue à ses fameux bas de laine grise. Son fils hérita de sa charge qu’il assura avec art et plaisir, ne refusant jamais de pendre un criminel et même parfois des innocents.
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Par : le 10/01/26
(Suite de la soumission de Laura, dans cet étrange donjon onirique à bord d’un paquebot). Cette histoire se situe dans un futur proche, où un scientifique pervers et voyeur a mis au point l’antigravité. Laura, journaliste en recherche de scoop, devient la première personne à « jouir de cet expérience », en compagnie de Paul, bras droit du Pr. Milton. En pleine expérience, elle tombe dans un coma étrange de près de trente heures. Entre réveil et réalité changeante, elle fait ensuite la rencontre d’un homme étrange, Xôolh, dans un rêve où il semble la considérer comme sa soumise. Ce résumé n’est qu’un bref rappel de l’histoire. Je vous encourage vivement à découvrir ce récit depuis son premier épisode. Les 4 premiers épisodes ont été écrit il y a assez longtemps. À partir du cinquième, l’histoire originale suit une branche parallèle, plus BDSM et spécialement rédigée pour ce site… -----   Quand elle rouvre les yeux, Laura constate qu’une foule de gens se sont rassemblés autour d’eux. Des hommes, mais aussi des femmes, qui la regardent de façon lubrique, s’attardant sur sa fourche et ses fesses, toujours écartelées par le poignet de la servante, fiché au plus profond de ses reins. — Que quelqu’un donne un plug à Louise. Maintenant qu’on lui a élargi le cul, autant la garder dilatée… Quelques froissements d’étoffes, et l’homme à sa droite finit par tendre à la rouquine agenouillée entre ses cuisses un objet sombre et menaçant. Le diamètre de cette « chose » est impressionnant ; sans doute aussi large que son poing fermé, avant de se resserrer sur une boule métallique d’aspect inquiétant. Avant que Laura n’ait le temps de protester, la servante retire sa main dans un écœurant bruit mouillé. La traction interne sur ses parois est telle qu’elle a l’impression d’accoucher par le cul… avec la crainte qu’un torrent liquide ne suive. Heureusement, Louise a été prompte à lui enfiler le plug. Malgré son diamètre conséquent, il a pris place en elle sans efforts. Et surtout, avant qu’elle ne se souille ou n’indispose quiconque avec des remugles obscènes…  Sans un mot, la servante lui fait signe de se tourner puis de s’agenouiller dans le fauteuil en rotin, se cambrant le plus possible pour faire ressortir de façon indécente son cul et sa motte fendue. Elle doit se tenir ainsi, exhibée à tous, en équilibre précaire, les genoux suffisamment écartés pour qu’on ne loupe rien du spectacle, les mains agrippées au large dossier et la tête baissée en signe de soumission. Tel un prestidigitateur, Xôolh fait soudain apparaître une lourde cravache, qu’il tient fièrement à la main. Pour tester son mordant, il en assène un coup sec sur le cul de Laura. Elle glapit de douleur à cette morsure, la lanière de cuir venant de zébrer l’épiderme tendre de son fessier surexposé. — Ta punition, ma chienne, sera de prendre dix hommes à la suite dans ton cul. Avec comme défi d’être suffisamment avide et chaude pour faire jouir chacun d’eux en moins de trois minutes.  Non, c’est impossible ! Je vais jamais pouvoir faire ce qu’il demande… ! Être baisée à la chaine par des inconnus, et de surcroit devoir les essorer entre ses reins comme une pute de bas étage… l’idée est si avilissante, tellement humiliante ! Étrangement, cette perspective dégradante fait pourtant flamber un désir malsain dans son con. Hésitante, elle finit par lâcher : — Je… d’accord, oui… je vais le faire… — Ah ! Ah ! Comme si tu avais le choix ! Mais pour pimenter la punition et te donner du cœur à l’ouvrage, chacun de tes baiseurs pourra te cravacher à sa guise, une fois les trois minutes écoulées… Ça te motivera pour faire tes passes dans les temps, comme la catin que tu es. Et le balai de bites de commencer, les hommes, jeunes ou vieux, tous très membrés, se succédant entre ses reins. Chacun entreprend de jouer avec le plug pour raviver son désir, lui redonner l’élan nécessaire pour lui faire tendre sa croupe comme il se doit. Puis vient la sodomie, où elle doit s’humilier davantage encore en se démenant sur la bite qui lui transperce le rectum. Des reptations de chienne en chaleur, dont personne n’ignore le moindre soubresaut. Le pire, ce sont les gémissements qui lui échappent, ponctués de claques sonores sur les fesses. À force de contorsions lascives et d’encouragements serviles – où elle flatte l’ego des dominants avec des propos délirants sur l’effet que lui font leurs verges, tout en se rabaissant elle-même – elle arrive à faire gicler dans le temps imparti les trois premières queues. A chaque fois que l’un deux a fini de se vider dans son cul, il lui remet le plug pour contenir sa semence bien au chaud. Et à chaque fois, elle se dit que la marmite bouillonnante de son désir va déborder, quand la boule d’acier vient reprendre sa place tout au fond d’elle, avec toujours plus d’aisance. La fatigue finit par se faire sentir et les ruades, pour prendre entre ses reins les bites dressées qu’on lui présente, perdent en vigueur. Elle ne les sent quasiment plus en elle ; son trou explosé et béant, anesthésié à force de pénétrations, n’est plus capable de se contracter. Louise, la rouquine indécente de tout à l’heure, s’approche d’elle par en dessous pour lui pétrir vicieusement les mamelles et lui tordre le bout des seins, tentant de la stimuler de son mieux avec ses doigts encore gluants de sécrétions. Ça la fait repartir un temps, assez pour vider deux pines de plus. En sueur, exténuée, Laura oscille comme elle peut d’avant en arrière, se baisant au jugé sur les queues restantes, incapable de les essorer tant elle se sent large et relâchée. La seule chose qu’elle souhaite, à présent, c’est qu’ils se vident en elle le plus vite possible… Prête à toutes les compromissions, elle vocifère les pires obscénités, tentant de les encourager de la voix. Mais ses forces l’abandonnent peu à peu…  Et alors commencent à pleuvoir les coups de cravache. Principalement sur son fessier rebondi, présenté en offrande, mais aussi ses cuisses, son dos, ses flancs, son bas ventre, sa chatte… Ils sont en train de lui écorcher le corps jusqu’au sang, tout en l’enculant sans pitié ! La douleur se mêle au plaisir, dans un vaste continuum ou seule surnage sa conscience, gavée d’endorphines.  Incapable de se mouvoir, elle sent qu’on la hisse par les hanches, pour ensuite la faire coulisser comme une poupée désarticulée et docile sur des bites de plus en plus grosses… qui finissent par décharger des litres de foutre dans son cul martyrisé. Elle les remercie en silence pour ce baume apaisant, qui déborde et s’écoule en fils gluants sur sa chatte. Dans cette tournante infernale, les raclées sauvages se succèdent, tout comme les sexes investissant son trou. Hébétée, délirante, Laura est au bord de la perte de conscience. Enfin, au bout d’une éternité, une voix lui souffle des encouragements à l’oreille : — Bravo, ma petite pute ! Tu peux être fière de toi, tu viens de te faire démonter par dix hommes à la suite… C’est Xôolh. Il lui caresse le front, repoussant une mèche collée par la sueur. Son regard bleu acier, chargé de compassion, se glisse dans son âme comme une dague bien-aimée dans le fourreau qui l’attend. — Il va être temps de quitter ce rêve. Mais auparavant, je voudrais te laisser un petit souvenir personnel… Baissant sa braguette, il lui présente un membre turgescent dont le gland suinte de désir. Malgré l’épuisement et la douleur, Laura éprouve un irrésistible besoin de sucer. Ouvrant grand la bouche, c’est avec une avidité nouvelle, presque un sentiment d’urgence, qu’elle inhale le sexe de Xôolh jusqu’à sa base. Il l’investit avec une douceur étonnante, la remplissant sans forcer, avec de lents et profonds aller-et-retours entre ses lèvres. La sensation est affolante… À se demander si sa gorge ne va pas, pour la première fois de sa vie, être le siège d’une jouissance explosive ! Le plaisir qui se diffuse en elle depuis son cou est à pleurer de joie. Durant cette fellation orgasmique, la souffrance qui brisait son corps semble peu à peu s’effacer, au gré des coups de bite nonchalants. — Suce bien à fond, je vais gicler ! lâche soudain Xôolh, s’arcboutant. Son ton pressant la rend fière d’elle-même. Mais pas question d’en perdre une goutte ! Alors, lançant ses bras autour de la taille de son maître, elle le fait coulisser en elle aussi loin qu’elle peut, jusqu’à s’empaler avec sa bite, le nez plaqué sur son pelvis. L’envahissement total de sa gorge lui procure des vagues de plaisir irradiant tout son être, la faisant gémir intensément. Un trémolo stimulant la verge fichée en elle, qui grossit encore … jusqu’à éjaculer des torrents de semence dans son ventre. Les yeux révulsés, comme shootée, Laura déglutit aussi vite qu’elle peut, essayant de ne pas suffoquer sous les giclées d’un foutre épais, collant, qui tapisse rapidement sa trachée. De manière confuse, sa vision réduite à une sorte de tunnel par cette jouissance incompréhensible, elle réalise alors qu’il vient de la marquer. Dorénavant, elle appartient à Xôolh… Elle est sa propriété, sa chose, à jamais… Autour d’elle, la lumière et les couleurs changent brusquement, tout s’assombrit d’un coup et devient cotonneux. Elle a l’impression qu’on lui plaque la tête sur quelque chose de mou. Elle suffoque, manque d’oxygène, se débat… et soudain se réveille, agenouillée dans son grand lit, fesses en l’air, épaules contre le matelas, ses hurlements assourdis par l’oreiller dans lequel s’enfonce son visage. Elle bascule sur le côté, aspire enfin une longue goulée d’air… et constate qu’elle est nue, avec un gout de sperme dans la bouche et des élancements douloureux au niveau de l’anus, comme si on venait de la baiser pendant des heures. Milton et sa firme… ces enfoirées l’ont droguée ! Puis ramenée chez elle, foutue à poil et très certainement violée !  Peu à peu, elle sort de cet état cotonneux, reprenant pied dans la réalité. Comme des lambeaux de rêve qui se délitent, les élancements entre ses fesses diminuent puis disparaissent, le goût dans sa bouche change, se transformant en simple haleine chargée. Au milieu des bribes oniriques surnage encore un nom étrange : « Xôolh ». Accompagné d’une pensée enivrante : elle lui appartient, désormais, que ce soit dans le monde des songes ou dans son quotidien le plus banal. En frissonnant, elle se lève, passe un peignoir confortable, jette un œil à son téléphone resté sur la table de nuit, constate qu’il indique 20h13… mais que la date est erronée. Alors qu’elle se rassoit sur le lit, essayant de rassembler ses pensées, son visage blême entre les mains, la sonnerie du portable la fait sursauter. Numéro d’appel inconnu. Elle décroche néanmoins. — Laura… ? demande une voix familière, qu’elle n’identifie pas immédiatement. — Oui, Laura Vegam. Je vous écoute. — Ici Paul Tournier… Vous n’auriez pas oublié notre repas, par hasard ? — Quoi ?! — Je vous ai recontacté hier, après la conférence de presse. Et ça fait déjà vingt bonnes minutes que vous devriez être ici, avec moi, chez Arnold’s, à boire du champagne et poser vos questions de journaliste rusée sur notre hypothétique prototype, répond l’autre, sur le ton du flirt. — Quel jour sommes-nous !? lui demande soudain Laura, affolée. — Vous vous moquez de moi, ou bien vous avez vraiment oublié notre rendez-vous ? — Répondez-moi !!! — Mais… on est mercredi soir, Laura. Pourquoi ? Vous aviez autre chose de prévu ?  Mercredi 12 juin, comme ce qu’indique sa montre. Impossible… Sauf si elle vient de remonter dans le temps, de presque 48 heures !  (A suivre…)
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Par : le 08/01/26
(Suite de la série Antigravité… beaucoup de temps a passé depuis les premiers épisodes, que je vous invite à découvrir si vous ne les avez pas lu – cet épisode peut se parcourir indépendamment, et vous donnera peut-être envie de découvrir ceux qui précèdent ! 😉) Une histoire qui se situe dans un futur proche, où un scientifique pervers et voyeur a mis au point l’antigravité. Laura, belle journaliste en recherche de scoop, devient la première personne à « jouir de cet expérience », en compagnie de Paul, bras droit du Pr. Milton. Au moment où la jouissance la traverse, elle perd soudain connaissance, et tombe dans un coma étrange de près de trente heures. Entre réveil et réalité onirique, elle fait ensuite la rencontre de Xôolh qui semble la connaître… et la considérer comme sa soumise. Ce résumé rapide n’est qu’un bref rappel de l’histoire. Je vous encourage vivement à découvrir ce récit depuis son premier épisode  Les 4 premiers épisodes ont été écrit il y a assez longtemps. À partir du cinquième, l’histoire originale suit une branche parallèle, plus BDSM et spécialement rédigée pour ce site… -----   Laura est à bord d’un songe érotique comme elle n’en a jamais connu. Est-ce qu’il s’agit d’un de ces rêves lucides, où elle peut explorer ses envies à loisir ? Autour d’elle, tout lui semble si réel, comme si ce monde onirique existait bel et bien.  Elle a gardé la position, assise dans son large fauteuil en vannerie, les pieds indécemment remontés sur les accoudoirs, la robe retroussée sur le ventre, exhibant son sexe trempé à la vue des participants de cette étrange assemblée. Ce sexe qu’elle investit toujours de ses doigts fébriles et qui pulse d’une terrible envie de jouir. Xôolh est penché sur elle de toute sa stature, tandis qu’il vient de réprimer durement son orgasme en lui martyrisant la chatte. Son mont de vénus écartelé vibre encore de la façon abrupte dont il vient de la bloquer. Une douleur qui aiguillonne étrangement un désir qui n’arrête pas de couler. — Es-tu prête à t’offrir, chienne ? lui demande son mystérieux mentor, regard bleu acier planté dans le sien. Tu aimerais être utilisée, dis-moi ? Laura n’a aucun mal à deviner l’érection qui déforme le tissu du smoking. Son intention est claire : il va la baiser, là, en public, devant tous ces gens… Comme une pute lubrique, qui se donnerait en spectacle et qui en plus en jouirait.  Pourquoi pas ? Rien ici ne prête à conséquence. Ce grand brun sûr de lui n’est-il pas l’homme de ses rêves ? Il a établi une connexion si forte avec ses envies refoulées qu’elle se sent soudain prête à aller jusqu’à l’inimaginable. Son seul regret : Xôolh va disparaître en même temps que ce songe humide. Pop. Comme une bulle de savon…  Laura n’a aucune envie que ça s’achève sur cette terrible frustration. Pas cette fois encore ! — Oui… souffle-t-elle. — Hum, un peu court. Tu peux préciser ce à quoi tu consens ? lâche Xôolh, avec un demi sourire. — Tout… je ferais tout ce que vous voudrez, murmure Laura, qui a recommencé à se caresser, les yeux dans le vide. Je suis… votre chienne. Prenez-moi comme bon vous semble. — Tout ? C’est un mot vaste, tu sais. Il couvre l’immensité des possibles… Dans le regard de cet homme, aux épaules larges et aux cheveux d'un noir corbeau, il y a comme une étrange lueur, une intensité surhumaine. Laura sent qu’avec ses mots elle va sceller un pacte. Trop tentée pour renoncer, elle les prononce quand même.  — Je veux être à vous, halète-t-elle, tandis que le plaisir monte en elle. Vous appartenir… et vous obéir en tout. — Très bien. J’accepte tes vœux d’obéissance et de soumission. J’aurais pu l’exiger de toi, t’y contraindre… mais si telle est ta volonté, cela va renforcer notre lien. A peine a-t-il prononcé ce dernier mot que le plaisir de Laura se trouve soudain décuplé. Comme si cette acceptation ouvrait la voie à des influx nerveux jusqu’ici inconnus. C’est tellement fort… qu’elle va jouir sans son autorisation ! Et ça, elle n’en n’a pas le droit. In-extrémis, Laura bloque d’elle-même un orgasme immanent en tirant sur ses poils, comme l’a fait Xôolh avant elle. Fuck ! Ça fait super mal ! C’est pas censé être un rêve érotique… ? — C’est bien, ma chienne. Tu apprends vite, lui souffle son nouveau Maître, essuyant du bout des doigts la larme qui a glissé le long de ses cils.  Laura pressent que les pièces d’un puzzle inexorable sont en train de se mettre en place. Comme une intrication mystique entre Xôolh et elle, qui dépasse de loin sa compréhension. Mais au lieu de l’effrayer, cette perspective lui donne un sentiment paradoxal de liberté. En s’en remettant à son Maître, elle n’a plus à juger par elle-même. Portée par lui, elle peut dépasser ses préjugés et ses angoisses… du moins, tant que le songe durera. — Ta docilité mérite une récompense, lui dit-il en flattant doucement sa crinière blonde. Sans prévenir, sa main se referme sur ses boucles et tire sa tête en arrière, amenant sa joue au niveau de la braguette de son pantalon.  Ça y’est ! Il va sortir son sexe et lui poignarder la bouche, pense-t-elle, éperdue. — N’oublie pas de maintenir la pose ! gronde-t-il, lui faisant à nouveau écarter les cuisses d’une claque sonore sur sa motte liquéfiée. Puis il apostrophe une soumise agenouillée non loin d’eux. Une rousse pulpeuse, aux mamelles poinçonnées par deux larges anneaux brillants. Effrontée, la fille couvait déjà Laura du regard avant même que Xôolh ne lui fasse signe. Elle ne fait toutefois pas l’erreur de sourire, tandis qu’elle s’approche sur les mains et les genoux, tête inclinée en signe de révérence. Sans cérémonie, la rousse s’est installée entre ses cuisses dénudées. Elle se tient là, agenouillée, visage penchée en avant, mains dans le dos. Écartelée dans cette position inconfortable, Laura sent un souffle chaud et inégal effleurer les replis de son intimité. Une pensée la traverse : c’est sa première fois à trois, mais elle s’est déjà faite lécher par une femme. Un bon souvenir. Xôolh se soucierait-il de son plaisir, finalement ?  Et puis elle se souvient qu’elle n’est pas censée jouir sans son autorisation. Si cette rouquine y met vraiment du sien, comment pourra-t-elle résister ? En réalité, ça va rapidement virer à la torture !  Xôolh ne lui laisse pas le loisir de penser à une quelconque stratégie. D’un bref signe de tête, il indique à la soumise de se mettre à l’ouvrage. Et on dirait qu’elle n’attendait que ça, cette garce, vu son empressement à la déguster ! Sa bouche sur ses lèvres, la langue massant son bouton tendu, se perdant avec entrain dans sa fente inondée et jusqu’à la lisière de ses fesses… La salope de service est en train de la dévorer, la faisant vibrer autant que gémir. Bientôt, elle va chanter, puis se faire fontaine et se répandre partout ! — Ouvre-lui le cul, je m’occupe de sa chatte, ordonne crûment son maître. Sous le double assaut de ses chairs, bientôt investies par leurs doigts conjugués, parfois entremêlés dans son con, Laura se cramponne comme elle peut au dossier de rotin. Ils la traitent comme si elle n’était qu’un objet dont il faut dilater et élargir les orifices, pour le bon plaisir de celui qui voudra la prendre. Et cette façon de faire la propulse en orbite ! La tête renversée en arrière, le visage tordu par un plaisir ineffable, les yeux refermés sur son paradis intérieur, elle geint en continue. Sa jouissance monte en flèche lorsque le majeur puis l’annulaire de la soumise s’immiscent dans son fondement, pour y rejoindre son index dument lubrifié à la source.  Xôolh n’est pas en reste, avec sa grosse paluche qui va et vient en elle. Ça devient du délire ; ses parois sont parcourues par une pulsation sourde, de plus en plus forte, menaçant de la faire se répandre dans un déchainement liquide et dévastateur. Un flux constant de plaisir déferle sur elle… qu’elle doit absolument tenir en échec en se mortifiant elle-même.  C’en est trop ! Soudain, il lui semble qu’elle se dissocie de son corps. Avec l’impression de flotter au-dessus de la scène, observant par-dessus leurs épaules la soumise rousse et son maître conjuguant leurs efforts pour investir ses orifices à la limite de leur capacité. « À force de s’acharner sur moi, ils vont finir par me déchirer ! Ou bien je vais mourir de plaisir… »  — Je crois qu’elle est prête, Maître Xôolh, déclare finalement la soumise, toujours accroupie entre ses jambes. Avec un frisson qui tient à la fois de la délectation masochiste et de l’effroi angoissé, Laura se rend alors compte d’une chose incroyable. La rousse a réussi à rentrer sa main en entier dans son cul ! Elle est même enfouie en elle bien au-delà du poignet... À côté de ça, l’intromission subie dans l’unité médicale n’était qu’une aimable plaisanterie. Ce qui l’inquiète le plus, c’est qu’aucune douleur n’irradie depuis son fondement désarticulé et mis en pièce : est-ce qu’ils l’ont définitivement détruite ?  La soumise entame alors un lent va-et-vient aux tréfonds de ses chairs distendues… aussitôt, une vague de plaisir incandescent la parcourt. Son anus anesthésié ressent finalement quelque chose. En fait, c’est même une vague irrépressible ! Elle aura beau s’arracher tous les poils de la chatte d’une secousse de poignet, elle n’arrivera pas à endiguer le puissant orgasme dont elle va accoucher par le cul d’un instant à l’autre. Comme s’il lisait en elle, Xôolh se faufile alors dans son corsage, empoignant à pleines mains les pointes ultra-dures de ses seins, qu’il étire sans ménagement. L’abominable plaisir à l’œuvre dans son cul se mêle à l’arc électrique qui foudroie ses mamelles distendues. Laura n’arrive plus à distinguer la douleur et la jouissance… Ces deux-là entament une dance diabolique dans son esprit hébété.  Elle perd soudain pied, et c’est avec un râle d’animal blessé qu’elle rend enfin les armes. Tel un raz de marée balayant tout espoir de résistance, un orgasme gigantesque la secoue… ressortant d’elle sous la forme d’un puissant jet, qui asperge de liquide odorant le visage ravi de sa tortionnaire. Et plus elle gicle, vagissant son plaisir, plus la jouissance enfle en elle, menaçant de prendre toute la place dans son univers mental incohérent. Laura sent ses larmes rouler sur ses joues. Une honte terrible la submerge ; le pire qui puisse lui arriver vient de se produite. Elle a failli à son devoir, elle n’a pas su se retenir et s’est répandue partout.  Étrangement, alors qu’elle vient juste de prouver sa totale inaptitude à obéir à ses ordres, Xôolh n’a pas l’air de lui tenir rigueur de cette défaillance. Au contraire, il lui caresse les cheveux avec tendresse, lui murmurant des paroles encourageantes. Pourquoi cette soudaine mansuétude à son égard ? — Ce n’est que ta toute première séance, Laura. Ce que tu as enduré est déjà exceptionnel. Je suis très fier de toi… — Mais… mais j’ai… pas pu m’empêcher, sanglote-t-elle. De jouir… sans… votre permission ! — Je sais. Et d’ailleurs, je suis certain que personne ici n’a pu louper ça. Tu nous as offert un très beau spectacle.  Sans transitions, sa voix passe de l’aimable courtoisie à un sévère rabrouement. — Néanmoins, tu as raison. Tu m’as désobéi, et pour cela tu vas être punie. (A suivre…)
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Par : le 07/01/26
Que de banalités, cette histoire...  Femme forte et indépendante qui décidait de tout, histoire banale d'une femme qui contrôle tout et qui a besoin d'ailleurs... Joyeuse, pleine de vie, espiègle et taquine elle se retrouve à genoux, elle se voit pour la première fois ne plus décider de rien... C'est parfois difficile, toujours intransigeant mais elle est à sa place, pour la première fois elle a l'impression d'être elle même entierement... En face elle a un roc qu'elle essaye de gratter, parfois il lui offre un caillou et elle l'accueille comme un trésor, elle se sent aussi forte que faible face à ce roc. C'est un roc mais elle c'est une eponge, deux opposés qui s'attirent, le feu et l'eau... Elle est bien comme ça juste elle... Un jour elle pose la main sur le roc, il tremble elle est un peu perdue un roc ne tremble pas... Elle le caresse, elle essaye, elle veut être là pour lui mais tout à coup c'est le noir... Le roc a explosé d'un coup, il l'a projeté au sol et il n'est plus... Elle est seule au milieu d'un immense vide et pour la première fois de sa vie elle ne sait pas se relever, elle ne sait pas comment faire sans lui... Elle ne peut pas se relever en etant elle même alors elle se transforme, ses ailes noircissent de douleur, son coeur saigne, sa tête est enflammée... Pourquoi? Elle ne le saura sans doute jamais et c'est sans doute le plus difficile à accepter, il a disparu tout en étant vivant, évaporé en quelques secondes, abandonnée sans être prête à l'affronter... Alors le petit ange fragile au ailes noires se fait mal, mal à l'âme pour souffrir plus fort encore pour que cette douleur s'en aille, la colère à pris la place de la joie de vivre, la tristesse celle de l'espieglerie... Le petit ange ne se respecte plis, elle court après le danger. Surtout ne pas s'arrêter, car s'arrêter c'est penser, surtout ne pas se coucher, garder les yeux ouverts et se faire mal à en crever... Malgré tout il y a deux lumières à côté d'elle qui veillent, en les regardant pour la première fois de sa vie elle sait qu'elle n'y arrivera pas seule, alors elle prend les mains tendues pour pouvoir guerrir les blessures et se reconstruire. Se voir après tout ça difficile, accepter ce qu'elle est même si elle voudrait l'oublier... Retrouver le sourire, respirer de nouveau, retrouver la confiance pour peut être faire confiance de nouveau. Si elle devait se voir, elle se verrait de nouveau elle même espiègle et taquine. Soumise parcequ'elle ne peut pas y echapper mais forte et juste elle... Écrire premiers étape de guerison... 
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Par : le 01/01/26
Mes ailes... Elle tient depuis de longues minutes à genoux, je lui ordonne de se lever, elle grimace sans doute à cause de ses jambes engourdies, sans se plaindre parceque je lui avais demandé elle est restée immobile dans cette putin de position, digne, belle, à moi... Je la dirige vers le lit, à léger coup de cravache sur les fesses, juste pour que sa jolie couleur porcelaine rougisse légèrement comme sur les joues des poupees. Je lui ordonne de s'asseoir sur le lit, mes mains s'attardent sur ses seins, je pince ses tetons de plus en plus fort, de plus en plus longuement. "Je t'interdis de gémir ou de crier, tu es muette petit jouet!" Je vois les grimaces sur son visage, le plaisir de la voir souffrir et offerte me brûle, un pincement plus fort lui arrache un gémissement, si elle pouvait voir mes yeux elle y verrait la noirceur de mon sadisme et mes ailes déployées. Je le regarde victorieuse, il a son sourire sadique accroché au visage parcequ'il sait, l'ange veut s'envoler, le danger plane au dessus de ma tête... "Que t'avais je interdit ?" "De crier madame mais..." "Pas de mais tu as désobéis petite salope ! Mains derrière le dos tu vas recevoir 3 coups sur chaque seins fort, cette fois tu pourras crier" "oui madame" Je ne lui ai pas dit que j'allais utilisé ma main et je prend un malin plaisir à faire aller la cravache dans l'air et à la voir sursauter... Je lui assène trois coups rapides, forts à la suite sur chaque seins, la coloration de ses seins me fait mouiller... Je luis glisse à l'oreille "ce n'est que le début ma belle" Je glisse mes doigts sous son tanga elle est trempée, j'etale sa mouille sur ses petites lèvres rouges... "Qu'es tu Ella?" "Je..." "Dis le !" "Une salope en chaleur Madame" elle a dit ça d'une voix basse presque honteuse et dieu que j'aime ça. J'attache les mains et chevilles d'Ella en croix sur le lit, je suis à 4 pattes, mes fesses offertes face à mon maître j'en joue, je me sens puissante. Je le regarde défiante, impétueuse, un regard de lui me fait comprendre qu'il veut que je le rejoigne pour le sucer... Putin d'ailes d'ange... Sourire narquois je me retourne vers Ella pour reprendre mes jeux sadiques... Une douleur m'irradie le crane, je me retrouve par terre tenue par les cheveux, il me force à le regarder, il tire tellement fort que les larmes me montent, son regard est noir. "Qui suis je sale pute ?" "Mon maître" ma voix est basse presque inaudible mes yeux baissés "Je n'ai rien entendu plus fort et affronte mon regard" "Vous êtres mon maître" "Qui décide ?" "C'est vous maître" "Où es ta place ?" "À vos pieds Maître" "Quand je siffle tu obéis ma pute" "Je vous demande pardon maître" "Stop tu vas payer mais plus tard quand Ella pourra voir... En attendant recommence et je te reprends tout, je finirais cette soirée à montrer comment on dresse une chienne dans ton genre, est ce clair ?" "Oui maître" "À 4 pattes" Ses doigts remonte de ma chatte trempée vers mon cul, d'un coup sec je sens un plug me remplir. "Cela t'aidera à ne pas oublier qui te possèdes, reprends ma chienne !" J'observe Ella sa respiration s'est accelerée, ses seins sont gonflés et sa chatte est luisante... Cette pute s'est excitée de m'entendre remise en place! Tu vas payer jolie Ella... 
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