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Confession intime.
Me masturber.
La petite mort de mon printemps.
J’ai découvert le pouvoir de la masturbation, non pas grâce à un partenaire mais à moi-même.
Triste réalité, j’avais 28 ans quand, émue, je me suis faite jouir la première fois alors que je conduisais en me caressant distraitement, seule dans la voiture.
Mes partenaires ne réussiront pas, de part leurs propres caresses, à me faire jouir.
Caresses souvent trop appuyées, trop à coté, trop brutales.
Quelque part ce bouton si fragile, si vecteur de sensations douces et agréables, conducteur de plaisirs sublimes, se trouve maltraité ou délaissé. Et pourtant…
Pendant des années je trouverais un immense bonheur dans mes effleurements intimes. Pendant des années je me contenterai et me satisferai de ces plaisirs en solo.
Les vibromasseurs remplaceront ma main. Précieux outils vers une jouissance rapide, mécanique, répétitive, sans âme.
Devenue complètement accro, j’ai passé des heures, des jours, des années à jouer et à orgasmer grâce à eux.
Aujourd’hui il me devient de plus en plus difficile de trouver mon plaisir. Est-ce ma libido qui se trouve… anesthésiée, éteinte, ou tout simplement lassée de ce plaisir solitaire ?
Me masturber me laisse de plus en plus un goût amer, me renvoie à ma solitude. Un pathétisme certain m’envahit lorsque j’atteins, avec difficulté mon orgasme. Les larmes silencieuses coulent alors. Le dégoût de moi me submerge.
Mon orgasme est devenu glacial, sans saveur, sans amour, sans but.
Je pensais faire une différence notable entre l’orgasme et la jouissance. L’orgasme étant, pour moi, purement un résultat physiologique, comme une sorte de besoin que le corps sait réclamer, alors que la jouissance, une sorte de combinaison mêlant émotions, cœur, fantasmes. Jouissance puissante, très très rarement vécue…
Quand un jour mon printemps viendra, réchauffera, dégèlera, délivrera, aimera mon petit bouton ? S’il revient un jour…
Posté dans: Techniques & Pratiques BDSM
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Bonsoir Lilo, je te remercie sincèrement pour ton touchant témoignage...
Il y a, je pense, un paramètre important à prendre en compte dans nos différences de ressenti pour les sextoys. J'ai épousé, il y maintenant 15 ans (la vache ça passe vite) donc j'ai épousé mon célibat tant espéré et attendu
Tu imagines qu'en 15 ans, mes besoins... basiques et primaires se sont forcément manifestés.
Quelques amants vanilles viendront tromper mon célibat. Je me suis, par la force des choses, rabattue sur mes jouets. Je m'étais même lancée dans la réunion sextoys, mais minable commerciale comme je l'étais, ça n'a pas fonctionné
Je te rejoins sur le : "J ai cru très longtemps être une femme frigide incapable de prendre et donc de donner totalement le plaisir jouissif. Je suis une maladroite et handicapée du sexe"
5 ans avant de découvrir le BDSM, j'avais fait une croix définitive sur des relations vanilles...
C'est dans le BDSM que je m'épanouissais. Jusqu'à il y a peu...
Les sextoys restent mon seul moyen d'orgasmer mais ils ne me satisfont plus...


Bonjour Helier, en effet rien n'est simple.
Compliqué pour moi de publier cet article, que je trouve brutal, sans profondeur et dans lequel je n'ai fait que survoler le problème et de manière incertaine.
Pas de règlement de compte dans tout ceci, même si c'est l'impression qu'il laisse
Merci à vous et bonne journée

Vous ne nous avez pas brutalisés, rassurez vous Virjiny , bien au contraire !
Je pense que nous sommes nombreuses à nous identifier à votre écrit finement écrit. Et nombreuses sont celles qui n'osent pas encore en parler.
Et même, se l'avouer.
Alors, non, aucune brutalité dans vos mots, mais sûrement beaucoup de douleur pour vos maux.
Merci d'avoir osé.
Je vous remercie Helier et je vous remercie Lady Spencer.
Sans chercher le compliment ou m'obstiner dans une autocritique négative, je sais que je peux m'exprimer de façon beaucoup plus précise et subtile et là, je ne suis pas satisfaite de moi...
Cela dit, vos regards et vos retours ont provoqué une émotion très forte et...
Je vous remercie tous les deux.
Belle journée
Au fond, le plus important dans cet écrit, c'est qu'il soit sorti, que les mots se soient posés sur les touches du clavier, sans que vous en contrôliez le sens plus précisément.
Et la subtilité dans tout ça, c'est la compréhension que nous avons de ces maux.
Alors, si l'émotion des deux cotés du clavier est là, l'échange est réussi, non ? 
